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Forum Afrisanté 2017 à Marrakech: L’établissement de soin au cœur de la réforme des systèmes de santé africains

La 4ème édition du Forum Afrisanté (FAS) aura lieu les 1er et 2 mars prochains à Marrakech sous le thème : « L’Etablissement de soin au cœur de la réforme des systèmes de santé africains ».


Organisé sous l’égide du ministère de la Santé, le Forum, un événement régional du secteur de la santé en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale, se veut un forum de débat horizontal loin des préoccupations technico-médicales qui dominent les congrès de spécialistes tournés principalement vers les problématiques des pays du Nord. « Cette vision horizontale des systèmes de santé africains a souvent manqué et nous considérons l’approche nécessaire et capable de soutenir les politiques et les efforts des décideurs africains pour apporter des réponses pragmatiques aux défis de la santé », soulignent les organisateurs.


Afrisanté sera l’occasion pour les leaders africains et internationaux d’échanger autour des déterminants de la performance des hôpitaux, du rôle de la gouvernance ainsi que du potentiel des technologies médicales. Par ailleurs, cette édition prévoit une séance focus sur le positionnement de l’industrie pharmaceutique au sein de la dynamique naissante des systèmes de santé.
En marge de cette 4ème édition , sera organisée une séance d’appels à projets, en présence d’une dizaine de pays à savoir, Tchad, Guinée-Conakry, Côte d’Ivoire, République Centrafricaine, Tunisie…


D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’Afrique subsaharienne, avec 11 % de la population mondiale, compte 49 % des décès maternels, 50 % des décès d’enfants de moins de 5 ans et 67 % des cas de VIH/Sida. Bien que des améliorations aient été réalisées au niveau des résultats de santé en Afrique, les progrès sont encore limités. De nombreux facteurs contribuent à l’absence de progrès : un faible niveau de gouvernance et de responsabilisation, l’instabilité politique, les catastrophes naturelles, les infrastructures sous-développées, les faiblesses du système de santé et le manque d’harmonisation et d’alignement de l’aide.
D’autres facteurs clés expliquant les progrès limités ont trait à la manière dont les systèmes de santé sont financés. Premièrement, il n’y a pas eu de ressources suffisantes pour le développement et le maintien des systèmes de santé. Deuxièmement, les ressources disponibles ont été utilisées de manière non rationnelle, en partie à cause du manque d’utilisation systématique de processus et d’outils pour fixer les priorités dans l’utilisation des maigres ressources. Troisièmement, les ressources supplémentaires n’ont pas été déployées de manière efficiente. L’Afrique n’est pas le seul continent à utiliser les ressources de manière non rationnelle.


Pour le Maroc, l’OMS évoque, dans son rapport sur «l’évaluation des fonctions essentielles de santé publique», plusieurs faiblesses dont souffre le système de santé nationale. Il s’agit notamment du faible nombre de médecins en comparaison à la population, du manque d’investissements et du budget qui reste très limité dédié aux soins préventifs des maladies, ainsi que de l’absence d’une stratégie globale pour la gestion et la gouvernance de la recherche dans la santé publique.


Pire encore, le système marocain de santé manque cruellement de personnels de santé, et souffre de la mauvaise répartition des personnels tant d’un point de vue géographique qu’en termes de combinaison de compétences et de spécialités.
L’OMS évoque également l’incapacité du ministère de tutelle à réguler le secteur privé qui est mal réglementée et qu’il est nécessaire d’établir de meilleurs partenariats entre celui-ci et le secteur public.
Les éléments susmentionnés seront surement soulevés lors de cette 4ème édition du Forum Afrisanté.

11/2/2017

Mali : Santé, le vaccin Menafrivac pour mieux éradiquer la méningite

Le vaccin MenAfriVac  est désormais introduit dans le Programme élargi de  vaccination (PEV) de routine. Ce vaccin contre la méningite à méningocoque A sera administré à tous les enfants de 9 à 11 mois sur toute l’étendue du territoire.  Cette campagne a été lancée officiellement, vendredi dernier, à Siby par le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Bakary Diarra.

Le vaccin MenAfriVac est hautement efficace contre les méningites à méningocoque A. Il offre plus d’immunité chez les jeunes enfants de moins d’un an. Il procure une protection de longue durée d’environ 10 ans et diminue le portage de la bactérie en créant une immunité de groupe protégeant la population non vacciné. MenAfriVac se présente sous forme de lyophilisant  en flacon de 10 doses. Le lyophilisant et le solvant sont conditionnés dans des emballages distincts. Il est conservé entre +2°C et +8°C. La voie d’administration est essentiellement intramusculaire au deltoïde ou à la cuisse chez les enfants de moins d’un an.

Le  secrétaire général de la Santé et de l’Hygiène publique dira que c’est l’évidence des poids des infections méningocoques et leurs séquelles et l’efficacité démontrée du vaccin MenAfriVac qui ont amené notre pays à introduire le vaccin MenAfriVac dans le PEV de routine.

Dr Bakary Diarra a expliqué que la méningite est une maladie infectieuse, redoutable. Elle se reconnait par la fièvre, les vomissements, la raideur au cou, la somnolence, la confusion et la désorientation. Chez le nouveau-né et le nourrisson, les symptômes classiques qui sont la fièvre, les maux de tête, la raideur au cou peuvent être absents ou difficiles à déceler. Par contre, le sujet peut simplement paraitre plus lent, amorphe ou irritable et avoir des vomissements ou manquer d’appétit. Dr Bakary Diarra  a aussi expliqué que la maladie survient sous forme de poussées d’épidémies récurrentes en général au 1er trimestre de l’année et touche toutes les classes d’âge avec une prédilection pour celle de moins de 30 ans. Le Mali fait partie des pays de la «ceinture de la méningite » qui couvre en partie 21 pays au sud du Sahara.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a rappelé que la grande épidémie au Mali est survenue en 1997 avec 1126 décès  et certains survivants gardent des incapacités définitives (pertes de l’audition, arriération mentale ou paralysie). Dr Bakary Diarra soutient que le pays a connu des progrès remarquables dans la réduction de l’épidémie ces dernières années. Ce succès, explique-t-il, fait suite à la qualité du système de surveillance des maladies et à l’organisation d’une campagne de vaccination préventive de masse avec le nouveau vaccin conjugué contre la contre la méningite à méningocoque A.

Dans son intervention, le représentant de l’OMS, Dr Baba Tounkara, a noté que l’introduction de ce vaccin permettra la protection constante des générations futures contre la méningite à méningocoque A. «Le vaccin antiméningoccique est un vaccin  extrêmement sûr qu’il soit utilisé seul ou  en association avec d’autres vaccins», a-t-il assuré avant d’ajouter que ce lancement rentre  dans le cadre de l’initiative «éliminer les épidémies de méningite en tant que problème de santé publique en Afrique Subsaharienne».

Quant au représentant de l’UNICEF, il dira que ces vaccins doivent être administrés à tous les enfants cibles de manière non discriminatoire dans le respect du droit de chaque enfant et du principe de l’équité.
«Ces vaccins doivent être de qualité lors de l’administration à chaque enfant», a insisté Dr Aboudou Karimou Andélé. Il a invité les acteurs de la vaccination à garder toujours allumée la flamme ou ampoule du réfrigérateur car elle symbolise la flamme de la survie de l’enfant malien.  Avant de procéder au lancement symbolique du vaccin, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a lancé un appel pressant à la population malienne pour une plus grande mobilisation autour du PEV.
Il a aussi invité les autorités régionales, locales, les leaders et les chefs traditionnels à une plus grande utilisation des services de vaccination.

F.NAPHO

Source : L’Essor

Jamais l’Afrique ne fut si proche de vaincre le paludisme

Village d’Idbo

Selon le Rapport mondial sur le paludisme de 2016 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les décès dus au paludisme ont diminué de 29% en Afrique. Encore plus encourageant : chez les enfants de moins de cinq ans, le nombre de décès causés par le paludisme a été réduit de 35 % depuis 2010. Mais malgré des progrès impressionnants, 90% des décès mondiaux liés au paludisme ont lieu en Afrique.

Tribune exclusive d’Idriss Déby, président du Tchad.

Ces dernières années, l’Afrique a réalisé des progrès considérables sur bien des plans : la situation économique de nombreux pays s’est améliorée et le nombre de personnes vivant dans la pauvreté a diminué. Parmi nos succès les plus remarquables figure la lutte contre le paludisme, maladie qui cause d’immenses souffrances humaines et entrave le développement économique.
L’année dernière, j’ai présidé l’Union africaine (UA) ainsi que l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), un forum composé des chefs d’État des pays membres de l’UA, créé pour faire de la lutte contre le paludisme une des priorités des nations africaines.
La semaine dernière, lors du Sommet de l’UA à Addis-Abeba, j’ai été fier de célébrer les progrès réalisés en Afrique dans la lutte contre la malaria. J’ai eu l’honneur de remettre des prix à différents dirigeants en reconnaissance de leur engagement et de leur succès.
Nous avions de nombreuses raisons de nous réjouir. Selon le Rapport mondial sur le paludisme de 2016 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les décès dus au paludisme ont diminué de 29% en Afrique. Encore plus encourageant : chez les enfants de moins de cinq ans, le nombre de décès causés par le paludisme a été réduit de 35 % depuis 2010.
Ces résultats impressionnants font suite à des progrès importants en matière de prévention, de diagnostic et de traitement. Dans toute l’Afrique subsaharienne, la proportion de personnes dormant sous des moustiquaires traitées à l’insecticide -le pilier de la prévention contre le paludisme- a presque doublé au cours des cinq dernières années.
L’OMS indique également que le nombre d’enfants atteints de fièvre passant le test du paludisme a augmenté de 77 %. Les traitements préventifs pour les femmes enceintes, un autre groupe particulièrement exposé au paludisme, ont également été multipliés par cinq dans 20 pays africains.
Afin d’atteindre notre objectif ambitieux, éliminer le paludisme de notre continent d’ici à 2030, ALMA analyse les progrès, partage son expertise et donne les moyens nécessaires aux différents acteurs. Cela comprend la mise en place de fiches de résultats qui permettent à chaque pays d’apprécier le chemin accompli tout comme les domaines qui nécessitent des efforts accentués.
Chaque année, les Prix d’excellence ALMA reconnaissent les progrès effectués au niveau national. Les lauréats de cette année – le Botswana, le Cap Vert, les Comores, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Swaziland et l’Ouganda – ont été reconnus pour leurs succès face au paludisme.
Débarrasser notre continent de cette maladie -chose que nous pensions impossible il y a peu- est maintenant à portée de main. Mais il reste encore beaucoup à faire. Malgré des progrès impressionnants, 90% des décès mondiaux liés au paludisme ont lieu en Afrique.
Concrètement, près de 400 000 Africains meurent de cette maladie chaque année. Parmi ces victimes, 70% sont des enfants de moins de cinq ans. Il est inacceptable que toutes les deux minutes, une jeune vie soit volée par une maladie qui est évitable et curable.
Nous savons aussi que l’augmentation rapide de la résistance des moustiques aux insecticides menace nos avancées. La pharmacorésistance aux médicaments antipaludiques est également en hausse. Ce n’est pas le moment de nous reposer sur nos lauriers. Nous devons travailler ensemble, à travers les frontières, et lutter contre les obstacles au contrôle et à l’éradication du paludisme du continent.
C’est pourquoi l’UA et l’ALMA redoublent d’efforts. L’été dernier, sous l’égide de ma présidence, l’Union africaine a soutenu le Cadre catalytique pour éliminer le sida, la tuberculose et le paludisme en Afrique à l’horizon 2030. Ce document fournit une feuille de route détaillée pour aider les pays à accroître le financement, l’utilisation des innovations et de la technologie, mais aussi à améliorer les infrastructures sanitaires.
De nombreux membres de l’ALMA ont renforcé leurs engagements nationaux pour lutter contre le paludisme. Comme l’a noté le rapport de l’OMS, environ un tiers des fonds proviennent maintenant des gouvernements des pays touchés par cette maladie.
Cependant, pour atteindre notre objectif de 2030, nous allons avoir besoin de financements supplémentaires, provenant à la fois de l’Afrique et de la communauté internationale. Le Tchad, par exemple, a récemment accru son financement pour le contrôle et l’élimination du paludisme de 12 millions de dollars.
Des ressources supplémentaires sont essentielles. Mais sans un bon leadership, les financements consentis n’atteindront jamais leur impact maximal. C’est pour cela qu’il est indispensable que l’ALMA continue à jouer son rôle si capital. Je me félicite du lancement du Conseil pour la lutte contre le paludisme ; un groupe de hauts responsables du secteur public et du secteur privé qui se sont engagés à maintenir l’éradication du paludisme à l’ordre du jour mondial. Le Conseil compte à ce jour cinq dirigeants africains, dont deux anciens présidents de l’ALMA.
Le leadership, l’innovation, les investissements judicieux et l’augmentation des partenariats public-privé au niveau du continent ont permis de réaliser des progrès sans précédent dans la lutte contre le paludisme. Nous devons désormais continuer sur cette lancée pour débarrasser les peuples et le continent africain de l’emprise de cette épidémie. Ensemble, nous pouvons construire une Afrique sans paludisme.
Par Idriss Déby, Président du Tchad  et Président de l’ALMA

 

Santé : la télémédecine gagne du terrain en Afrique

L’innovation est la principale réponse aux problèmes que vivent les africains. C’est également le cas du secteur de la santé qui profite du développement des TIC dans le continent. Une tendance qui a donné naissance, depuis quelques années, à un nouveau secteur qui a de beaux jours devant lui.

En matière de santé, l’Afrique n’arrive toujours pas à se donner les moyens de ses ambitions. Malgré les récentes améliorations dans les services sanitaires, la santé d’une grande proportion d’Africains ne s’améliore toujours pas. Si l’Afrique subsaharienne compte 11% de la population mondiale, elle porte 24% de la charge mondiale de morbidité. Pour équilibrer ce déficit, certains pays se sont appropriées les nouvelles technologies pour combler les carences dans le secteur de la santé, mais souvent, le nouveau remède ne prend toujours pas. Selon le rapport du cabinet de services de recherches et d’information basé en Inde, Ken Research, intitulé « Perspectives et opportunités en matière de télémédecine en Afrique », les gouvernements des pays africains ont joué un rôle de soutien dans la mise en œuvre des politiques de santé en ligne, mais ces efforts ne vont pas jusqu’au bout.

En attendant le business modèle idéal…

Au Kenya, en Afrique du sud, au Ghana comme en Nigéria, des politiques publiques, souvent soutenues par des ONG, ont initié plusieurs projets de la télémédecine. Une tendance qui a été encouragée par l’augmentation du niveau de pénétration des services mobiles et Internet, ainsi que par le nombre croissant de programmes de sensibilisation. Cependant, cela n’a guère contribué à donner une impulsion positive à la croissance du secteur. Parmi les raisons citées par le document : le manque d’infrastructures appropriées en matière de TIC, problème de rassemblement de données à travers plusieurs plateformes en raison du manque d’uniformité des données, de dossiers de santé incomplets du niveau le plus bas des établissements de santé, manque de personnel technique pour soutenir les initiatives de cyber-santé… sont autant de freins au développement de ce secteur.

Mais ce n’est pas uniquement une question de problèmes de gouvernance de la part des pouvoirs publics. Le public partage en effet la responsabilité avec les acteurs privés. Selon les analystes de Ken Research, les startups qui déploient ces solutions n’ont toujours pas trouvé le bon business model. Autrement dit, étant donné que les services de télémédecine sont offerts à un coût négligeable dans la plupart des pays, il est très difficile de monétiser la plate-forme jusqu’à ce qu’une entreprise offre une prestation de services de meilleure qualité. Le rapport recommande ainsi aux sociétés proposant des services de cybersanté ou de télémédecine de « proposer certains services premium pour gagner des revenus afin de pouvoir investir pour le développement de ses services ».

Certains pays en avance

Le tableau n’est pas totalement noir. Dans certains pays, grâce à une alliance des parties prenantes (gouvernement, société civile, secteur privé…), l’activité a de beaux jours devant elle. Au Kenya par exemple, l’entrée en jeu d’acteurs étrangers conjuguée aux efforts du gouvernement du pays, devrait doper la croissance de ce nouveau marché. Le gouvernement prévoit d’établir la cybersanté dans cinq hôpitaux du pays, ce qui améliorerait le système de santé du Kenya en augmentant la probabilité d’un diagnostic précis, en fournissant des informations et en rendant disponibles de nouvelles options de traitement.

En Afrique du sud, malgré un démarrage lent, la télémédecine représente un outil pour soutenir la prestation de soins de santé en particulier dans les régions rurales du pays. La loi ne permet pas une communication directe entre citoyens et médecins, mais la conversation entre les médecins opérant dans des hôpitaux ruraux avec un spécialiste aiderait également à un meilleur diagnostic. Mieux encore, la télémédecine a suscité l’intérêt parmi les universitaires, les chercheurs, les entreprises privées et les professionnels de la santé. Un intérêt qui ne pourra que se traduire avec de nouvelles innovation dans le secteur. D’ailleurs, la cybersanté « mobile », une innovation qui permet aux citoyens de disposer d’un diagnostic pour les infections mineures ainsi que des conseils en matière de santé à partir de leurs smartphones, rencontre un énorme succès dans le pays.

Lire aussi : TIC : l’Afrique, toujours dernier de la classe…

Mais reste des cas de pays comme le Nigeria ou l’Ouganda, où les projets de cybersanté mis en œuvre n’ont jamais dépassé le stade de projet pilote, à part quelques rares exceptions. Les raisons sont multiples. Parmi celles-ci leur manque de durabilité, le déficit de l’implication des parties prenantes, le faible financement ou encore l’absence d’un système commun pour intégrer plusieurs systèmes dans le pays.

 

 

AWA MARIE COLL préconise une autopsie verbale pour une réduction de la mortalité

La ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a appelé les acteurs de la santé de la reproduction à aller au-delà de l’identification des cas de décès maternel. Selon la ministre, ces derniers doivent inclure dans leurs démarches l’autopsie verbale à savoir décrire, de manière succincte, la cause du décès pour leur permettre d’orienter la riposte. Des propos tenus hier, jeudi 22 décembre à Dakar, lors de la première conférence nationale multisectorielle sur la Surveillance des décès maternels et riposte (Sdmr) sur le thème: «Agir ensemble pour stopper les décès évitables».

Au Sénégal, 4 à 5 femmes continuent de mourir chaque jour de complications liées à la grossesse et à l’accouchement. Ainsi pour l’année 2015, au tout 315 décès sur 100.000 naissances vivantes ont été enregistrés, selon les estimations de l’Organisation mondiale pour la santé (Oms). Un chiffre tolérant à en croire les acteurs, comparé à d’autres pays africains.
«Dans certains pays de l’Afrique et encore plus proche de nous, ils sont à 1000 ou encore 500 décès pour 100.000 naissances vivantes. Cependant, notre position privilégiée par rapport aux autres, ne doit pas nous permettre de dormir sur nos oreillers. Il y a encore des efforts à faire et nous allons les réaliser avec l’implication de tous les acteurs qui gravitent autour de la santé de la reproduction» a laissé entendre la  ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck.
Venue présider la cérémonie d’ouverture de la première conférence nationale multisectorielle sur la Surveillance  des décès maternels et riposte (Sdmr) sur le thème: «agir ensemble pour stopper les décès évitables», elle a appelé les acteurs communautaires à inclure dans leur démarche l’autopsie verbale, pour ce qui est de la riposte. «Il s’agit de la surveillance à tous les niveaux de la chaine sanitaire. Que des personnes puissent dire pourquoi telle est décédée, pourquoi un enfant qui vient de naitre est décédé. En essayant d’expliquer, cela nous permettra de voir les obstacles qui nous permettrons d’orienter la riposte, même si on sait que le problème est médical», a soutenu le professeur Awa Marie Coll Seck.
Pour le docteur Bocar Daff, le recrutement de sages-femmes par le gouvernement du Sénégal, la gratuité de la césarienne ainsi que la mise en place d’un cadre avec des sages-femmes itinérantes qui sillonnent les localités pour aider les femmes à enfanter sont quelques efforts de l’Etat qui ont permis d’atteindre ce résultat: 315 décès par an. «Le ratio de la mortalité maternelle est passé de 510 à 392 décès pour 100.000 naissances vivantes entre 1992 et 2010, puis à 315 en 2015»,  a-t-il fait savoir.
Pour le Sénégal, la surveillance des décès maternels et riposte entre dans le cadre du renforcement de la lutte contre la mortalité maternelle. Elle a pour objectif de développer un cadre multisectoriel fonctionnel pour impulser les actions visant à éliminer les décès maternels évitable à l’horizon 2030. Les résultats attendus restent, entre autres, la mise en place du cadre commun d’interventions pour renforcer la Sdmr, y compris le volet communautaire.
Il s’y ajoute aussi faire en sorte que l’ensemble des acteurs s’accorde sur les solutions pour relever les défis de la mise en œuvre pour une pérennisation de la Sdmr à tous les niveaux de la pyramide sanitaire et avec les autres secteurs, mais aussi de réfléchir sur les mesures à prendre pour la mise en œuvre du volet communautaire du système de surveillance des décès maternels et riposte.

Sénégal : pour financer leur santé, Eva compte sur son employeur, Astou sur ses proches

16 octobre 2009.   Severely malnourished children receive cares at the MSF-supported center for outpatient nutritional rehabilitation center for severe malnutrition in Zinder (southern Niger).

Eva est une privilégiée. À 47 ans, cette mère de trois enfants, cadre dans le secteur du tourisme, bénéficie d’une couverture santé inaccessible à l’immense majorité de ses compatriotes. « Dans les grandes entreprises où je suis passée, mon employeur cotisait à une mutuelle pour ses salariés, témoigne-t-elle. Les trois quarts des frais médicaux étaient pris en charge par la mutuelle et le reliquat était déduit de mon salaire. »

Astou, elle, n’a pas cette chance. En août, lorsque son fils de 8 ans a dû subir en urgence une intervention chirurgicale, cette secrétaire administrative sans la moindre couverture maladie s’est tournée vers son entourage pour réunir les 200 000 F CFA (environ 300 euros) requis par l’hospitalisation et les frais annexes.

Au Sénégal, les estimations les plus optimistes font état d’un taux de couverture approchant 20 % de la population. « Je pense que ça ne dépasse pas 10 % », relativise le responsable d’une organisation patronale. Officiellement, les employeurs sont tenus de cotiser à une assurance-maladie pour leurs employés, « mais seules les entreprises structurées s’acquittent de cette obligation », remarque la même source.

« Pendant huit ans, je n’ai jamais cotisé et personne ne m’a jamais rien demandé », confesse un ancien chef d’entreprise. Les fonctionnaires sont mieux lotis : leurs frais de santé sont pris en charge à hauteur de 80 %. À l’opposé, pour les travailleurs du secteur informel, la santé reste hors de portée.

Selon Philippe Guinot, directeur de l’ONG Path-Sénégal, « au moins 50 % des patients ne sont pas diagnostiqués, et ceux qui le sont n’ont pas les moyens de se soigner s’ils ne se trouvent pas à proximité d’un centre spécialisé ». Un lourd handicap pour les populations rurales, mais même à Dakar, la classe aisée peut se trouver confrontée aux carences du secteur.

« J’ai dû récemment aller me faire soigner en France car les hôpitaux sénégalais ne disposaient ni des équipements ni des médicaments requis », témoigne un chef d’entreprise, dont la facture hospitalière donne le vertige : 100 000 euros, dont « seulement 30 000 ont été remboursés par [sa] mutuelle sénégalaise ».

Mortalité maternelle et néonatale au Sénégal : 315 morts pour 100 000 naissances vivantes

La mortalité maternelle demeure préoccupante à travers le monde et surtout en Afrique subsaharienne. Au Sénégal, le ratio de la mortalité maternelle est passé en 2015 à 315 décès pour 100 000 naissances vivantes. Tous les jours, 4 à 5 femmes meurent de complications liées à la grossesse et à l’accouchement malgré les efforts déployés.

Le pays a fait beaucoup d’efforts, comparé à d’autres qui sont encore à 1000 décès pour 100 mille naissances vivantes au niveau de la mortalité maternelle.

La ministre de la santé Awa Marie coll Seck, présidant une conférence nationale sur la surveillance des décès maternels et riposte, a salué les efforts du Sénégal relevant que ces résultats résultent de la combinaison de plusieurs facteurs interpellant le système de santé, relativement au taux de couverture en infrastructures, en personnel mais également les divers aspects de la société.

Selon elle, un bond qualitatif a été fait en matière de planification familiale avec un taux de couverture qui est passé de 10% en 2010 à 21% en 2016. Elle a rappelé que les pays se sont fixés une nouvelle cible dans l’objectif de développement durable qui est de faire passer le nombre de décès en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes.

SANTÉ : Un programme sanitaire de 180 milliards de l’USAID au Sénégal

École de Santé

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a officiellement lancé, mardi à Dakar, un programme de 180 milliards de francs CFA visant l’amélioration de la santé publique.

Dénommé Programme Santé USAID 2016-2017, il sera mis en œuvre à travers divers mécanismes pour « aider le gouvernement du Sénégal à atteindre ses objectifs pour améliorer la qualité des services sanitaires, l’accès aux services de santé et les comportements dans ce domaine au niveau des 14 régions du pays ».

Il est articulé autour des axes stratégiques du Plan national de développement sanitaire (PNDS).

Il consolidera son action dans les sept autres régions du pays « en vue de maintenir les acquis grâce à des investissements s’appuyant sur les structures existantes du gouvernement du Sénégal ».

‘’La coopération entre le Sénégal et les Etats-Unis a toujours été riche, plus particulièrement dans le domaine de la santé, où ce pays, à travers l’USAID, a contribué à la réalisation d’objectifs prioritaires du PNDS [Plan national de développement sanitaire]’’, a déclaré le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Eva Marie Cole Seck, lors de la cérémonie.

Elle a relevé que ‘’le Sénégal est l’un des rares pays africains à avoir connu une baisse considérable de 25% de la mortalité des moins de cinq, depuis 2010’’.
Elle a déclaré que ce nouveau programme est le résultat de ‘’la pertinence du mécanisme de financement +Gouvernement à Gouvernement+ dit G2G (G to G), qui se caractérise à la fois par la confiance aux acteurs de la santé et des valeurs partagées par les gouvernement américain et sénégalais‘’, a-t-elle indiqué.

‘’ Je salue les progrès rapides réalisés par le Sénégal et invitent tous les acteurs à œuvrer pour réaliser les objectifs du pays en matière de planification familiale’’, a déclaré la directrice de l’USAID au Sénégal, Lisa Franchett.

Selon elle, ‘’la santé maternelle a été considérablement renforcée grâce à la disponibilité de services de qualité et au travail d’agents de santé communautaire dévoués’’, a-t-elle souligné.
Elle a par ailleurs rappelé ‘’avoir participé récemment, avec le ministre de la Santé, à une cérémonie de remise de matériel médical destiné à la région de Kaffrine, acquis dans le cadre d’une approche de financement direct que l’USAID a développée avec le gouvernement’’.

‘’La santé est une compétence transférée. C’est pourquoi nous accordons une attention particulière à ce programme de l’USAID qui va permettre d’améliorer la santé des populations’’, a estimé le représentant de l’Union des associations d’élus locaux (UAEL), Adama Diouf.

Quelle couverture du risque maladie en Afrique subsaharienne ?

Produit complexe, l’assurance santé est au défi de trouver l’équilibre entre objectifs de santé publique et pérennité financière. Cela implique de définir efficacement le périmètre des soins, l’étendue des frais pris en charge, le mode de remboursement et d’améliorer le niveau de qualité des soins. Des partenariats avec des réseaux de distribution éprouvés et étendus peuvent permettre de remédier au faible taux de couverture du secteur informel africain.

 

Cet article est extrait du numéro 25 de la revue Secteur privé & Développement, revue éditée par Proparco. Ce numéro propose d’explorer les opportunités et les contraintes de l’assurance en Afrique, en présentant les analyses de plusieurs parties prenantes du secteur (assureurs, chercheurs, bailleurs, etc.).
Cliquez ici pour découvrir ce numéro

En Afrique, 60 à 70 % des dépenses de santé sont payées par les ménages directement aux établissements de santé, contre 46 % en moyenne dans le monde[1]. Un accident grave de santé peut ainsi entraîner des dépenses « catastrophiques », forçant ces ménages à vendre leurs biens, à s’endetter (Leive et Xu, 2008) ou à déscolariser leurs enfants (Landmann et Frölich, 2013) pour couvrir leurs frais médicaux (Kruk et coll., 2009). Chaque année, 6 % de la population mondiale bascule, pour des raisons de santé, dans l’extrême pauvreté.

En lissant les dépenses de santé dans le temps par un mécanisme de prépaiement et en mutualisant le risque, l’assurance permet d’éviter ces dépenses « catastrophiques » de santé. Contrairement à d’autres produits, l’assurance santé ne se limite pas à procéder à des paiements pour couvrir une perte ou un préjudice, mais s’en remet à un tiers (des prestataires de santé) pour donner à ses bénéficiaires accès à des soins.

En conséquence, les principaux risques liés à tout produit d’assurance (sélection adverse, fraude et aléa moral) se retrouvent de façon plus aiguë dans l’assurance maladie[2]. Un dispositif efficace d’assurance santé requiert, par essence, un contrôle de la qualité de l’offre de soins, voire un investissement dans cette offre.

En Afrique, certains gouvernements mettent en place des systèmes d’assurance maladie obligatoires pour le secteur formel fonctionnaires ou salariés des entreprises privées, financés via les cotisations des employés et des employeurs. Mais la couverture des travailleurs du secteur informel (agriculteurs, artisans, etc.), soit plus de 70 % de la population africaine, reste un défi. Plusieurs acteurs privés à but lucratif ou non lucratif (compagnies d’assurance, mutuelles, courtiers, circuits de distribution et de gestion divers, facilitant l’identification des assurés, la collecte des primes et le versement des sinistres) peuvent jouer un rôle très important sur ce terrain.
L’assurance santé, un produit complexe

Les produits d’assurance maladie sont plus complexes à concevoir que les autres types d’assurance en raison de la diversité des soins ou services à couvrir. Si l’inclusion de l’hospitalisation est essentielle pour éviter les dépenses « catastrophiques » de santé, la couverture des soins ambulatoires limite, elle, le risque de complications médicales liées au renoncement aux soins[3]. Ces arbitrages pour l’inclusion ou non de services sont centraux pour atteindre des objectifs sociaux. En conditionnant le coût de la couverture d’assurance, ils impactent la capacité des ménages à y souscrire.

L’étendue des frais à couvrir est, pour l’assureur et l’assuré, une question essentielle. Les frais indirects (achat de médicaments, frais de transport, etc.) peuvent, par exemple, représenter jusqu’à 65 % des dépenses d’hospitalisation. Ainsi, certaines polices d’assurance couvrent également le manque à gagner lié à la perte de revenu pour l’assuré pendant son traitement, ce qui peut représenter une valeur non négligeable pour les non-salariés ne bénéficiant pas de congés maladies. De même, le système de paiement des prestations de santé choisi est intimement lié à la question de l’accessibilité des soins. Le système de tiers payant présente l’avantage pour l’assuré de ne pas devoir avancer les frais : la structure de santé est remboursée par l’assureur. Cet accès financier simplifié limite aussi le phénomène de renoncement aux soins. En termes de gestion pour l’assureur, les deux systèmes (tiers payant et remboursement aux assurés) ont leurs avantages et leurs inconvénients – même si le tiers payant peut être moins coûteux en termes de frais de gestion.

« Nous avons le talent, l’imagination et les compétences pour rendre ce monde meilleur »

Winnie Byanyima, directrice d’Oxfam, prend à partie les puissants de ce monde avant le sommet de Davos. Sans justice fiscale, pas de développement en Afrique, dit-elle.

Vous pourriez les réunir autour d’une table. Ils pourraient tenir dans un seul ascenseur. Ils sont huit. Huit hommes à détenir – vous n’en croirez pas vos yeux – autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Bienvenue dans la réalité de la crise mondiale des inégalités, dans laquelle l’Afrique occupe une place de premier plan.

Richesses inaccessibles

Notre continent compte d’innombrables filles et garçons talentueux au potentiel non valorisé. Quant à la richesse des ressources naturelles dont regorge l’Afrique, elle quitte notre sol et nos rivages sans jamais toucher nos frères et sœurs.

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Prenez le nombre de milliardaires africains : il a doublé depuis 2010. Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté en Afrique a cependant augmenté de 50 millions depuis 1990.

La théorie du ruissellement ? Ne m’en parlez pas.

Des inégalités endémiques génèrent mécontentement, frustration, peur et colère, comme nous avons pu le constater l’an dernier avec les résultats des urnes un peu partout dans le monde.

Aux Etats-Unis, le milliardaire Donald Trump a remporté l’élection présidentielle en se ralliant de nombreux électeurs dont le travail avait été délocalisé, les industriels cherchant à réduire leurs coûts de main-d’œuvre et à accroître leurs bénéfices.

La colère a couvé

Aux Philippines, les électeurs ont préféré Rodrigo Duterte aux candidats des partis traditionnels, les années de boom économique n’ayant guère bénéficié aux 25 % de la population qui vivent dans la pauvreté depuis vingt ans.

En Afrique du Sud, l’un des pays les plus inégalitaires du monde, le Congrès national africain (ANC), le parti de Nelson Mandela, a subi son pire revers depuis la fin de l’apartheid et a perdu le contrôle de Pretoria, du Cap et de Johannesburg.

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Les gouvernements ont laissé couver toute cette colère et, tant qu’ils ne mettront pas tout en œuvre pour réduire le fossé entre les plus riches et le commun des mortels, elle ne s’apaisera pas.

Les plus riches amasseront des sommes toujours plus vertigineuses au détriment du reste de la société. Des centaines de millions de personnes continueront de souffrir de la faim, les services publics de manquer de ressources, les salaires de diminuer, et le gros des impôts de peser sur ceux-là mêmes qui ont le moins de moyens.

Nous avons égrené la liste des problèmes à maintes reprises, mais qu’allons-nous faire pour y remédier ?

Œuvrer au service des 99 %

Espérer, malgré tout. Oxfam, comme d’autres organisations, manifeste depuis des années son indignation face aux inégalités, car il ne doit pas nécessairement en être ainsi. Les inégalités ne sont pas une fatalité. Nous avons le talent, l’imagination et les compétences nécessaires pour rendre ce monde meilleur.

Partout se dessinent des solutions pour bâtir un monde plus juste et plus stable, un monde qui se fonde sur une économie solide et efficace, dans lequel les gouvernements ne sont pas au service d’intérêts particuliers, mais œuvrent activement au service des 99 %.

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Je crois que l’heure est venue de nous atteler à la construction d’une économie davantage centrée sur l’humain, une économie qui profite à toutes et tous, et non à quelques privilégiés.

Permettez-moi de développer quelques idées.

Ce n’est un secret pour personne que les réformes fiscales progressives sont essentielles dans la lutte contre les inégalités.

La Banque mondiale les a qualifiées de « pièce maîtresse d’une stratégie pour garantir l’égalité des chances ». En augmentant les impôts sur les revenus les plus élevés, les gouvernements peuvent mobiliser les fonds nécessaires pour investir dans l’éducation universelle et la santé de leurs citoyens. La nécessité de tels investissements pour réduire les inégalités n’est plus à prouver.

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Il arrive que les efforts de pays se voulant plus progressistes en matière fiscale soient déjoués par un système fiscal mondial qui y résiste. Les plus riches prospèrent en abusant de ce système, tandis que les pays et les populations les plus pauvres en souffrent. Les grandes fortunes qui dissimulent leurs avoirs dans les paradis fiscaux privent l’Afrique de 14 milliards de dollars de recettes fiscales par an. Une telle somme suffirait pour couvrir les soins de santé maternelle et infantile qui pourraient sauver 4 millions d’enfants par an. Elle permettrait également d’employer suffisamment d’enseignantes et d’enseignants pour scolariser tous les enfants africains.
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