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Il ne suffit pas à l’Afrique d’être jeune, elle doit investir dans l’éducation !

Monde Afrique

Le démographe Jean-Pierre Guengant démontre la corrélation entre éducation et fécondité : le Niger est le mauvais élève et Maurice, premier de classe.

La qualité du « capital humain », santé et éducation, est un élément essentiel du développement économique et social.

C’est pourquoi tous les pays accordent une priorité quasi absolue à la montée en compétences de leur population, notamment en matière d’éducation. Nous poursuivons, avec cette analyse, l’exploration des questions démographiques en Afrique, après un premier article.

Les pays d’Afrique subsaharienne ont consenti ces dernières années des moyens considérables pour accroître le niveau d’éducation de leurs populations. Cependant, avec l’accroissement continu des effectifs scolarisables, conséquence d’une forte fécondité, les infrastructures, le nombre d’enseignants, leur formation, ont eu du mal à suivre. La forte progression des taux de scolarisation s’est donc souvent faite au détriment de la qualité de l’enseignement, les systèmes scolaires n’arrivant plus à gérer les flux massifs d’élèves à tous les niveaux.

Une fécondité élevée, frein à la progression de l’éducation

Corrélation entre le nombre moyen d’années d’éducation (2010) et le nombre moyen d’enfants par femme (2005-2010). Source : World Economic Forum, Global Competitiveness Index.
Corrélation entre le nombre moyen d’années d’éducation (2010) et le nombre moyen d’enfants par femme (2005-2010). Source : World Economic Forum, Global Competitiveness Index.CRÉDITS : THE CONVERSATION

Malgré les progrès réalisés, le nombre moyen d’années d’éducation chez les adultes est toujours faible. Il était ainsi en 2010 de 5,5 ans en moyenne pour les hommes, et de 4,2 ans pour les femmes. Mais, il était d’autant plus faible que la fécondité restait élevée, variant de 8-9 ans à 4 ans pour les hommes, et généralement un peu moins pour les femmes. En comparaison, dans les pays émergents où la fécondité est d’environ 2 enfants par femme, contre 5 en Afrique subsaharienne, le nombre moyen d’années d’éducation était de 9 ans en moyenne chez les hommes, soit deux fois plus élevé.

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Afrique subsaharienne : 50% des naissances enregistrées chez les adolescentes ?

Les enfants de Prudence
Africa Check

Non, le chiffre est exagéré

«Le taux de 50% est complètement faux et nous l’avons retiré de notre site web. Merci d’avoir attiré notre attention sur cela », a dit Ann-Beth Moller, agent technique au département Santé de la reproduction et recherche de l’OMS, suite à la publication de l’article d’Africa Check.

Dans une contribution publiée sur le site web du journal Le Monde, le 16 mai dernier, Mme Marie-Pierre Nicollet, directrice du département Développement humain à l’Agence française de développement (AFD), abordait la thématique de l’éducation sexuelle au sein de l’école. Ce texte est une contribution à la réflexion autour de la hausse de la croissance démographique en Afrique.

Ainsi, parmi les chiffres mentionnés, on pouvait lire que 50% des naissances en Afrique subsaharienne surviennent au cours de l’adolescence (les filles de 15 à 19 ans).

Ce chiffre correspond-il à la réalité ? Africa Check a vérifié.

D’où vient ce chiffre ?

Contactée via mail, Mme Nicollet a communiqué à Africa Check la source qu’elle a consultée. Il s’agit de la rubrique Santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent du site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci renseigne que « la proportion de naissances qui ont lieu au cours de l’adolescence est d’environ 2% en Chine, 18% en Amérique latine et dans les Caraïbes, et de plus de 50% en Afrique subsaharienne ».

Il s’agit du chiffre le plus récent communiqué par l’OMS sur cette thématique.

La même source indique également que près de 16 millions de jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans donnent naissance à un enfant chaque année dans le monde entier. Cette estimation correspondant à 11% de l’ensemble des naissances.

En outre, l’OMS souligne que les taux de grossesse les plus élevés sont constatés en Afrique subsaharienne et dans la partie sud de l’Asie centrale et orientale. L’institution onusienne note toutefois que, de manière générale, les taux de grossesse chez les adolescentes ont diminué dans la plupart des pays et régions ces trois dernières décennies.

« Une donnée difficile à quantifier en Afrique »

Contrairement aux naissances, les grossesses sont une donnée assez difficile à quantifier sur le continent. En effet, elles dépendent grandement des réalités sociales des pays étudiés, du mariage, du niveau d’études, des morts à la naissance, des fausses couches ou encore des avortements clandestins. Et elles présentent plusieurs difficultés quand il s’agit de les estimer de façon précise.

Aussi, selon une estimation de l’organisation américaine de recherche Guttmacher Institute réalisée en 2007, seules 71% des grossesses d’adolescentes en Afrique sub-saharienne aboutissent à des naissances vivantes.

Si tant est que les naissances qui surviennent au cours de l’adolescence en Afrique subsaharienne soient d’environ 50%, il faut noter que les tendances sont disparates au sein de cette même région. Par exemple, sur le site de l’OMS, il est indiqué que le taux des grossesses chez les adolescentes est de 0,3% au Rwanda alors qu’il est de 12,2% au Mozambique, soit nettement plus élevé.

Par ailleurs, dans un article d’Africa Check, Adebayo Fayoyin, conseiller régional en communication de United Nations Population Fund (UNFPA) disait qu’en Afrique subsaharienne, peu d’études sont disponibles vis-à-vis des naissances vivantes, des pertes de fœtus et des avortements.

Près de 200 naissances pour 1.000 adolescentes en Afrique de l’Ouest et du Centre

Le rapport 2015 de l’UNICEF intitulé Mariages d’enfants, grossesses précoces et formation de la famille en Afrique de l’Ouest et du Centre signale que cette région dispose des taux de natalité chez les adolescentes les plus élevés au monde. Ainsi, on y apprend que le pourcentage d’accouchements survenus avant 18 ans s’établit à 34,3%.

Les cas de femmes âgées de 20 à 24 ans ayant eu un enfant avant l’âge de 18 ans sont surtout élevés en Guinée, au Mali, au Niger, au Tchad, en République Centrafricaine et au Gabon.

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Santé : l’Afrique bien mal en point

Le Point Afrique

La prestigieuse revue « The Lancet » vient de publier son classement mondial des systèmes de santé. La place de l’Afrique n’y est pas des plus rassurantes.

PAR GILBERT FAYE, À DAKAR

Le classement publié par The Lancet est sans appel pour l’Afrique. Sur les 195 pays étudiés, les 30 derniers en matière de performance du système de santé sont africains. Ce qui est inquiétant, c’est qu’en la matière, si la situation s’est globalement améliorée au niveau mondial, l’écart entre les pays riches et pauvres s’est, lui, sensiblement creusé depuis 1990. Et l’Afrique n’est pas du tout à la fête. Analyse.

Le patient africain dans un état critique

Pour réaliser son étude, The Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique, a mesuré la performance de chaque pays selon le taux de mortalité induit par 32 pathologies (diphtérie, tuberculose, appendicite, certains cancers et maladies cardiovasculaires, etc.) pour lesquelles les décès pourraient en théorie être évités en cas d’accès rapide à des soins efficaces. Le projet, titanesque, a nécessité la collaboration de plus de 2 000 chercheurs à travers le monde, qui ont travaillé sous l’égide de l’Institute for Health Metrics and Evaluation, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. Au total, 195 pays ont été évalués sur le plan de l’accessibilité et de la qualité des soins entre 1990 et 2015.

Aux trois premières places du podium figurent Andorre, l’Islande et la Suisse. La France se classe 15e, le Royaume-Uni, 30e, les États-Unis, 35e, la Chine et l’Inde respectivement 82e et 154e. Treize des quinze premiers pays du classement sont situés en Europe de l’Ouest.

Les pays pauvres progressent, mais beaucoup moins vite que les pays riches

Premier enseignement de cette étude : la qualité des soins s’améliore à l’échelle de la planète, mais les pays les plus pauvres progressent moins vite que les autres. En effet, depuis 1990, les résultats ont sensiblement augmenté, passant en moyenne de 40,7 à 53,7. Durant cette période, 167 pays sur 195 ont vu l’accessibilité et la qualité de leur système de santé s’améliorer de façon significative. Mais dans le même temps, les inégalités se sont creusées : l’écart entre le premier et le dernier pays était de 62 points en 1990. En 2015, il est de 66 points. La tendance n’est donc pas homogène. Conséquence : entre le haut et le bas du classement, la distance s’accroît.

Comme en matière de richesses, les inégalités sur le plan de la santé augmentent au niveau mondial. Pour l’Afrique, le résultat est sans appel : elle occupe 27 des 30 dernières places, et 37 des 50 dernières. La Centrafrique arrive en dernière position du classement. Suivent dans les cinq dernières places la Somalie, la Guinée-Bissau, le Tchad et l’Érythrée. Seule une petite poignée de pays africains tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de l’Afrique insulaire (Les Seychelles et l’île Maurice sont respectivement 67e et 94e) et, dans une moindre mesure, de l’Afrique du Nord (la Tunisie est 89e, la Libye 90e, l’Égypte 108e, l’Algérie 130e et le Maroc 133e).

Dépenses de santé par habitant et par an : le niveau très bas en Afrique

La deuxième leçon intéressante à tirer de l’étude porte sur la relation entre les performances réelles des pays en matière de développement et leur capacité à améliorer, dans le même temps, leur système de santé. Ici aussi, les résultats sont éclairants : « L’augmentation du niveau de développement n’entraîne pas forcément une amélioration de la qualité et de l’accès au système de santé », souligne le professeur Christopher Murray, le responsable de l’étude, de l’Institut américain des mesures et évaluations de la santé (IHME) de l’université de Washington. Une constatation corroborée par quantité d’autres études qui, au-delà, ont démontré qu’« il n’y [avait] pas [non plus] de lien automatique entre augmentation des dépenses de santé et amélioration de l’état de santé » (Jacky Mathonnat, Disponibilité des ressources financières pour la santé dans les pays d’Afrique subsaharienne, Agence française de développement département de la recherche, 2010).

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G20/Afrique: Comment stimuler les investissements

L’économiste.com

Berlin a fait du partenariat avec le continent africain une priorité de sa présidence du G20 en 2017.

Une conférence sous le thème «partenariat G20/Afrique, investir dans un avenir en commun» sera organisée les 12 et 13 juin à Berlin avec la participation du Maroc (Mohammed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances et Miriem Bensalah-Chaqroun, la présidente de la CGEM font partie de la délégation officielle). C’est du développement économique que devront discuter les participants à cette rencontre.

Le projet «Compact with Africa» (cf. notre édition N°4985 du 21/03/2017) doit être approfondi lors de la conférence africaine du G20 à Berlin, quelques semaines avant le sommet des chefs d’Etat à Hambourg en juillet. Réunis les 17 et 18 mars à Baden-Baden en Allemagne pour le G20 Finances, les ministres et banquiers centraux s’étaient fixés comme priorité de stimuler les investissements en Afrique.

A cet effet, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont élaboré une liste de mesures et instruments. Il sera proposé aux pays africains une «plateforme visible» leur permettant de convaincre les opérateurs privés de l’amélioration des conditions et des possibilités d’investissement dans leurs pays. Cinq pays (la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie) ont déjà fait part de leur intérêt à prendre part au projet «Compact with Africa».

Le Maroc souhaite coopérer avec les pays partenaires intéressés et les organisations financières internationales pour mettre en place un pacte d’investissement. Pour permettre d’accroître les investissements, la Banque mondiale vient d’annoncer un financement de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années. Il soutiendra notamment des projets dédiés à la santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction

Santé de la femme: Des experts de l’American Hospital of Paris partagent leur savoir-faire avec l’équipe du CHRACERH

Cameroon-Info.net

Cette visite d’échanges et de partage du savoir-faire rentre dans le cadre du premier workshop pour la santé de la femme en Afrique.

Les experts de l’American Hospital of Paris, un centre d’excellence multi pathologique de haut niveau, vieux de 100 ans et qui répond aux normes Française et Américaine en matière de prise en charge des patients, sont à Yaoundé depuis lundi pour le premier workshop pour la santé de la femme en Afrique. Évènement organisé sous le haut patronage du couple présidentiel camerounais, apprend-on.

D’après le Pr Jean-Marie Kasia, administrateur directeur général du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (CHRACERH), il est impossible de viser l’excellence sans apprendre tous les jours. Sans s’approcher des personnes plus expérimentées en la matière.

«C’est ce qui justifie sans aucun doute, la présence de ces têtes pensantes au sein de la formation sanitaire offerte par le chef de l’État et son épouse, Mme Chantal Biya, aux populations camerounaises en proie à l’infertilité», rapporte le quotidien national Cameroon Tribune en kiosque ce mardi.

«On nous a prescrit de mettre en place un centre d’excellence. Ce qui nous amène à toujours faire mieux que les autres. Ce workshop a pour objectif de nous permettre de nous arrimer et d’apporter plus de connaissances à nos apprenants. S’associer aux plus compétents du monde est la meilleure façon de le faire», argumente l’administrateur- directeur général du Chracerh.

Aux côtés du Pr Kasia hier matin, le Dr Éric Sebban, chef service de chirurgie gynécologique de l’American Hospital of Paris et le Dr Frédéric Chiche, vice-président du conseil médical de cet hôpital de renom, entres autres.

Au premier jour de ce workshop informe le journal, les choses sérieuses ont démarré. Sans perdre du temps dans une cérémonie protocolaire, le Pr Kasia et ses hôtes se sont enfermés dans les blocs opératoires, pour la séance pratique.

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Accès aux soins des femmes africaines : une priorité absolue

La Tribune-Afrique

Les femmes représentent 50% des ressources humaines du continent africain. En dépit des conventions internationales visant à protéger leur statut, nombre d’entre elles restent encore vulnérables faute d’un accès aux soins suffisant. Dans ce domaine, nous devons agir collectivement pour espérer faire reculer les maladies.

Aujourd’hui, la santé de la femme a des implications profondes dans le développement du continent africain, et plus généralement du monde. On estime que l’inégalité d’accès à des traitements entre sexes génère ainsi des pertes mondiales de productivité de l’ordre de 15 milliards de dollars chaque année. Ce fossé est largement lié aux grossesses. De gros efforts ont été déployés pour développer les soins qui entourent la maternité. Des efforts méritoires : entre 1990 et 2013, la mortalité maternelle a reculé de 45 % dans le monde. Mais le combat est loin d’être terminé, notamment sur le continent africain, puisque 62 % des décès maternels surviennent en Afrique subsaharienne. Si dans les pays développés, 16 femmes sur 100 000 courent le risque de mourir à cause de complications liées à leur grossesse, cette proportion est de 510 femmes africaines sur 100 000. Un écart « inacceptable », ainsi que le soulignait dernièrement, à juste titre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Plus largement, si la mortalité maternelle recule, les souffrances engendrées par la maternité en Afrique demeurent une réalité. Pour une femme qui meurt, 20 à 30 autres souffrent d’une maladie ou d’une invalidité à court ou long terme après avoir mis un enfant au monde. Les séquelles vont de cas d’anémie graves, à un dommage causé aux organes génitaux, en passant par des douleurs chroniques ou la stérilité. Des faits d’autant plus révoltants lorsque l’on sait que nombre de ces maux pourraient être évités grâce, notamment, à un meilleur accès à la contraception. Si les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) avaient fixé un taux de prévalence contraceptive de 20%, il est loin d’être atteint dans tous les pays d’Afrique. Le Bénin affiche par exemple un taux alarmant de 8%. Avec un meilleur accès aux méthodes modernes de contraception, chaque année à la grossesse en Afrique subsaharienne.

A cela il faut ajouter les conséquences désastreuses du VIH/Sida – auquel les femmes sont particulièrement vulnérables, par leur physiologie, mais aussi à cause des agressions sexuelles dont elles sont victimes.

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Réunies à l’ONU, les femmes africaines veulent se faire entendre

RFI-Afrique

L’ONU accueille cette semaine 80 femmes issues du continent africain. Elles sont membres de la classe politique, employées de grandes organisations internationales, expertes ou encore issues de la société civile. Et elles sont bien décidées à se faire entendre.

Epaulées par l’organisation UN women et l’Union africaine, ces femmes d’influence ont décidé de s’associer en réseau pour s’entraider.

Elles sont arrivées à New York avec un seul objectif : féminiser le continent africain dans ses plus hautes instances. Bineta Diop est l’envoyée spéciale de l’Union africaine en charge des femmes, de la paix et de la sécurité. elle s’étonne des freins à la réussite des Africaines : « Comme on dit, planète 50/50. Pourquoi on y arrive pas ? Donc, c’est ça que nous sommes en train de voir pour avoir cette stratégie parce ce qu’on recule mais il faut une volonté et des volontés politiques mais aussi pour nous de nous mobiliser. »

Et cela d’autant plus que la seule femme chef d’état africaine, Ellen Johnson Sirleaf au Liberia, rendra son poste en octobre 2017. C’est un tort pour Bineta Diop qui estime que les femmes africaines très impliquées dans l’éducation, les soins de santé ou encore l’agriculture auraient beaucoup à apporter au continent : « Les femmes ont une autre façon de faire de la politique. Parce que c’est surtout ça : la politique que nous avons actuellement ne nous mène à rien. ça a démontré pendant des années que cela ne nous a pas apporté les solutions que nous voulons. Maintenant c’est de dire comment nous pouvons changer la politique en amenant d’autres acteurs et actrices que sont les femmes et les jeunes surtout. »

Deux ans après que l’Union africaine ait déclaré «  la décennie des femmes » ces dernières veulent maintenant que les mots se transforment en actes concrets.

L’Ambassadeur de France au Sénégal sur le tournage de la la série télévisée « C’est La Vie »

APS- Agence de presse Sénégalaise

Dakar, 31 mai (APS) – L’Ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot visite jeudi, à 16h 30, à Yoff, le plateau de la série panafricaine « C’est la vie » , selon un communiqué parvenu à l’APS.

« C’est la vie » est une série « véritablement pan-africaine francophone, non seulement sur le fond mais aussi par ceux qui la font : le réalisateur est Burkinabè, la scénariste est Ivoirienne (l’auteure de BD Marguerite Aboue), les acteurs sont Sénégalais » rapporte la source.


Elle ajoute que « les grossesses, les violences, la relation parents-enfants sont autant de sujets abordés par la série qui est diffusée sur A+, TV5 Monde et sur des dizaines de chaînes de télévision sur tout le continent africain ».


Les services de l’ambassade de France renseignent que près de 75 % du financement de la série provient du Fonds français Muskoka (partenaire du Monde Afrique) qui vise la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile.

« Les 25 % restant ont été financés par A +, CFI et TV5 Monde. La diffusion de la série se fait en français et en anglais et atteint 44 pays d’Afrique subsaharienne », lit-on dans le communiqué.

Le secteur de la santé en Afrique… un patient à soigner d’urgence

Jeune Afrique

Tribune rédigée avec Benjamin Romain, co-fondateur d’Okan.

« J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé » disait Voltaire. Un nombre croissant d’africains ont fait leur cette maxime. Mais ils ont également décidé… qu’il fallait être en bonne santé pour être heureux. La santé en Afrique a été plombée par des années de sous-investissement et de croissance démographique accélérée : l’Afrique sub-saharienne compte 1 médecin et 10 lits d’hôpital pour 10.000 habitants (l’OMS préconisant un ratio de 7 médecins et 30 lits d’hôpital).

La visite d’un hôpital en Afrique révèle souvent des réalités tragiques : patients non soignés faute de médicaments, soignants peu rémunérés et démotivés, état alarmant des infrastructures.

Indicateurs inquiétants

Les indicateurs reflètent ce drame : des dépenses de santé 10 fois inférieures à la moyenne mondiale, une espérance de vie inférieure de 14 ans à la moyenne mondiale pour un subsaharien et deux fois plus de risques de mourir à la naissance. Faute de choix, des milliers de patients se font soigner à l’étranger, occasionnant des sorties de devises massives. Face à cette situation dramatique, que faire ? Quelques pistes de réflexion peuvent être esquissées.

Premièrement, il faut de l’argent et de la méthode. Un nombre -encore restreint- d’États africains a fait des efforts conséquents pour atteindre l’objectif fixé à Abuja en 2001 (15% des dépenses publiques alloués à la santé). Les dépenses publiques par habitant sont passées de 70 à 160 dollars en quinze ans, et des systèmes de couverture santé ont été déployés avec succès, comme au Rwanda.

Dépenses à la charge des familles

Ces montants demeurent néanmoins dérisoires, vu le renchérissement des soins de santé -soigner un cancer coûte plusieurs milliers de dollars-. La majorité des dépenses demeure encore à la charge des familles, impliquant une grande inégalité dans l’accès aux soins. Au Niger et au Tchad, comme au Maroc, 63% des dépenses de santé sont privées (une proportion inverse à celle de la Suisse), et la majorité des patients atteints de maladies graves ne peuvent se soigner, faute de moyens.

Par ailleurs, les ressources ne sont pas nécessairement allouées de façon optimale : la récente visite d’un pôle hospitalier financé par la Chine au Sahel et construit en dépit du bon sens (inadaptation au climat, matériel inadéquat) montre les limites de certains grands projets de santé publique. A contrario, l’Ethiopie montre qu’il est possible de mettre en place des politiques de santé publique efficaces, grâce à des plans quinquennaux précis, malgré le contexte budgétaire très contraint. La mortalité des enfants de moins de cinq ans y a été divisée par cinq en 6 ans (à un niveau qui reste élevé).

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Santé de la femme: Des experts de l’American Hospital of Paris partagent leur savoir-faire avec l’équipe du CHRACERH

École de Santé
Cameroon-Info.Net
Cette visite d’échanges et de partage du savoir-faire rentre dans le cadre du premier workshop pour la santé de la femme en Afrique.

Les experts de l’American Hospital of Paris, un centre d’excellence multi pathologique de haut niveau, vieux de 100 ans et qui répond aux normes Française et Américaine en matière de prise en charge des patients, sont à Yaoundé depuis lundi pour le premier workshop pour la santé de la femme en Afrique. Évènement organisé sous le haut patronage du couple présidentiel camerounais, apprend-on.

D’après le Pr Jean-Marie Kasia, administrateur directeur général du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (CHRACERH), il est impossible de viser l’excellence sans apprendre tous les jours. Sans s’approcher des personnes plus expérimentées en la matière.

«C’est ce qui justifie sans aucun doute, la présence de ces têtes pensantes au sein de la formation sanitaire offerte par le chef de l’État et son épouse, Mme Chantal Biya, aux populations camerounaises en proie à l’infertilité», rapporte le quotidien national Cameroon Tribune en kiosque ce mardi.

«On nous a prescrit de mettre en place un centre d’excellence. Ce qui nous amène à toujours faire mieux que les autres. Ce workshop a pour objectif de nous permettre de nous arrimer et d’apporter plus de connaissances à nos apprenants. S’associer aux plus compétents du monde est la meilleure façon de le faire», argumente l’administrateur- directeur général du Chracerh.

Aux côtés du Pr Kasia hier matin, le Dr Éric Sebban, chef service de chirurgie gynécologique de l’American Hospital of Paris et le Dr Frédéric Chiche, vice-président du conseil médical de cet hôpital de renom, entres autres.

Au premier jour de ce workshop informe le journal, les choses sérieuses ont démarré. Sans perdre du temps dans une cérémonie protocolaire, le Pr Kasia et ses hôtes se sont enfermés dans les blocs opératoires, pour la séance pratique.

«Nous sommes face à une dame de 30 ans, sans enfant et qui a un utérus avec de très gros fibromes. Il est question de l’opérer en préservant sa fertilité», explique Dr Frédéric Chiche, dans sa tenue de chirurgien. Et lorsque l’opération démarre, les autres participants, bien installés à l’amphithéâtre du Chracerh via un écran géant, ne ratent aucun détail. Ils sont étudiants et praticiens venus de Côte d’Ivoire, du Gabon entre autres.

«Nous voulons partager les connaissances avec nos amis européens, mais aussi africains pour le grand bénéfice de nos apprenants, étudiants, confrères, gynécologues et autres», a affirmé le Pr Kasia.

Le workshop qui se poursuit ce jour connaîtra entre autres, des tables rondes, des communications libres, en attendant la signature des accords de partenariat avec l’Américain Hospital of Paris, demain mercredi.