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Fonds français Muskoka

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Paludisme, dangers et mesures à prendre

 Agence d’information d’Afrique centrale

 

Source d’augmentation du taux de mortalité au monde et véritable cause majeure en santé publique, le paludisme est une maladie endémique qui touche plus les gens habitant des zones tropicales et humides comme le Bassin du Congo.

Cette maladie qui est transmise par l’anophèle aggrave la situation socio-sanitaire de la population habitant ces zones. Mais le paludisme devient aussi un réel problème pour la femme enceinte.

Selon un rapport de l’OMS sur le paludisme,  « Chaque année, plus de trente millions de femmes africaines enceintes qui vivent dans des régions endémiques de paludisme  risquent de subir des infections de Plasmodium falciparum« . Ces futures mères courent un grave danger ainsi que leur bébé.

Ce rapport  explique que le paludisme tue deux cent mille nouveau-nés chaque année à cause de la présence du paludisme pendant la grossesse. Or la grossesse, en elle même, affaiblit le système immunitaire de la femme et la rend très vulnérable au paludisme. Face à ces statistiques, des mesures ont été prises pour contrer en quelque sorte la maladie et réduire ses méfaits.

Pour limiter les dangers, les dispositions importantes sont souvent prises telles que la prise de la quinine, une alternative qui sert de cure curative et préventive pendant la grossesse au cas où la chloroquine ne serait pas efficace. Étant une molécule qui ne présente aucune complication pendant les trois premiers mois de la grossesse, la quinine reste efficace.

À côté de cette approche, il y a aussi les moustiquaires imprégnées, car elles permettent de se protéger contre les piqures des moustiques pendant le sommeil et toutes les femmes enceintes devraient s’en procurer pour leur propre protection et celle de leurs futurs  bébés.

Par ailleurs, une femme enceinte doit être suivie par un médecin lors des consultations prénatales afin de diagnostiquer le paludisme après la goutte épaisse. En effet dix mille femmes enceintes meurent chaque année à cause des complications dues au paludisme. Cette méthode préventive a permis à près de 70% de femmes enceintes en Afrique d’être soignées et de réduire notamment le taux de mortalité chez les femmes en état de gestation, d’augmenter le taux de natalité ainsi que de réduire le nombre d’enfants prématurés.

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Le combat de « Mama Partenariat » pour le planning familial en Afrique

 

Fatimata Sy dirige le Partenariat de Ouagadougou, un programme qui encourage la contraception dans neuf pays où le sujet reste très sensible.

Fatimata Sy dirige le Partenariat de Ouagadougou, un programme qui encourage la contraception dans neuf pays où le sujet reste très sensible. Son combat lui a valu des accusations violentes. « Elle veut tuer nos enfants et anéantir la population africaine ! Elle est de mèche avec les Occidentaux ! » Fatimata Sy aura tout entendu. A 65 ans, cette Sénégalo-Mauritanienne dirige depuis 2012 le Partenariat de Ouagadougou, un programme de planification familiale lancé un an plus tôt dans neuf pays d’Afrique francophone pour permettre aux femmes d’accéder aux méthodes modernes de contraception. Dans une région où le sujet est particulièrement sensible, l’initiative ne plaît pas à tout le monde.

Mais Fatimata Sy n’a pas l’habitude de se laisser abattre. Imperméable aux critiques, elle poursuit son objectif : donner aux femmes le droit de choisir « combien d’enfants elles souhaitent avoir et quand », afin de faciliter leur accès à l’éducation et au travail. L’enjeu est énorme. « On ne peut pas parler d’émergence économique tant que les femmes n’ont pas leur place sur le marché du travail. Or l’Afrique francophone est très en retard sur l’accès à la contraception, un facteur essentiel à l’autonomisation des femmes », analyse Fatimata Sy.

Les défenseurs du planning familial espèrent accélérer la croissance économique de la région en maîtrisant le taux de fécondité. « Il y a encore trop de jeunes sans emplois. Et il faut construire plus d’écoles pour ceux qui viennent au monde. Tout cela est un fardeau que l’on doit absolument alléger, explique Modibo Maïga, conseiller à l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid). La planification familiale permet de réduire la mortalité infantile et maternelle mais aussi de capturer le dividende démographique pour que les jeunes puissent se mettre au travail et créer des richesses. Or, à ce rythme de naissances, ça va être difficile. »
« La stigmatisation reste très prégnante »

Depuis 2011, le Partenariat de Ouagadougou a contribué à faire passer le nombre d’utilisatrices de contraception moderne de 3 à 4,35 millions dans les pays membres : Togo, Sénégal, Mauritanie, Guinée, Mali, Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Bénin. « C’est plus que ce que nous espérions. Et, à l’horizon 2020, nous visons 2,2 millions de femmes supplémentaires. » Fatimata Sy ne cache pas sa fierté. De passage à Paris, en novembre, pour convaincre le gouvernement français de l’importance de l’accès à la contraception au moment où les Etats-Unis menacent de se désengager, elle dégage à la fois une forte détermination et un grand calme.

Au quotidien pourtant, la tâche est rude. Surnommée « Mama Partenariat », Fatimata Sy mène la bataille sur tous les fronts. Financier d’abord, car si le Partenariat réunit neuf pays africains, ses principaux fonds proviennent des Etats-Unis – l’Usaid est le principal investisseur – et de la France. « En Afrique francophone, les besoins pour maîtriser la démographie sont énormes, mais le planning familial n’est pas une priorité nationale. Les ressources allouées par nos gouvernements ne sont pas à la hauteur et nous sommes toujours dépendants des pays occidentaux », regrette-t-elle.

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Tchad : les institutions onusiennes s’unissent pour réduire le taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile

 

Ndjamena (© Afriquinfos 2017)

Tchad : en partenariat avec le Ministère de la Santé Publique et l’Ambassade de France au Tchad, l’UNICEF, l’OMS, le FNUAP et l’ONU FEMMES ont organisé ce vendredi 22 Décembre, un nouveau rendez-vous des medias consacré à l’impact des interventions en santé du Fonds Français Muskoka ; un fonds destiné au renforcement des systèmes de santé dans 11 pays de l’Afrique francophone, dont le Tchad.

Depuis 2012, la France a accordé 24.8 millions d’euros au Tchad pour lutter contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile. Des fonds qui ont servi à l’UNICEF, l’OMS et le FNUAP pour appuyer le Ministère de la Santé Publique dans la mise en œuvre d’activités à haut impact en matière notamment de planification familiale, sante de la reproduction chez les adolescents mais également de santé maternelle, néonatale et infantile.

« Le taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile au Tchad reste l’un des plus élevés en Afrique sub-saharienne et dans le monde et le financement du Fonds Français Muskoka est une opportunité pour contribuer à la réduction de celui-ci.», a souligné Dr. Jean Bosco HULUTE, Health Manager a.i. à l’UNICEF Tchad.

Le Tchad figure parmi les 10 premiers pays dans le monde en matière de réduction du taux de décès des enfants de moins de 5 ans

Selon le rapport mondial de « Interagency Group on Mortality Estimates (IGME) » 2017, le Tchad figure parmi les 10 premiers pays dans le monde en matière de réduction du taux de décès des enfants de moins de 5 ans. Toutefois, la proportion des décès parmi les nouveau-nés reste élevée, à 35/1000 naissances vivantes. Près de 87% de décès de nouveau-nés arrivent dans les 24 premières heures résultent ainsi des complications pendant l’accouchement.

« Le FFM œuvre sans relâche à relever ce défi à travers des solutions durables telles que le renforcement des capacités du personnel de santé qui grâce aux expertises nouvelles acquises, offre un meilleur service de santé pour les mères et enfants » reconnait Dr. Abatcha KADAI, Conseiller Chargé des Politiques et Système de Sante à l’OMS Tchad.

Le FFM a poursuit en 2017 la mise en œuvre des activités préventives, curatives et promotionnelles en faveur de la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant, en se focalisant plus particulièrement sur la région du Kanem comme zone de convergence pour les interventions des 3 agences des Nations Unies.

« Le Fonds Français Muskoka rend possible  la mise en œuvre des interventions à haut impact, à savoir l’accès à des personnels de santé compétents, les SONU soins obstétricaux neonals d’urgence (SONU), la revue des décès maternels  qui permet de  sauver la vie des mères et des enfants et de ce fait améliorer les indicateurs de santé maternelle. », Dr. Olivier M. TARDA, Chargé de Programme – Santé Maternelle au FNUAP Tchad.

Selon les résultats de l’Enquête Démographique et de Santé et à Indicateurs Multiples (EDS-MICS) de 2014-2015, le taux de mortalité maternelle est passé de 1099 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2004 à 860 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2014, le taux de mortalité infantile est passé de 102 pour 1000 naissances vivantes en 2004 à 72 décès pour 1000 naissances vivantes en 2014.

Lancée en 2010 lors du sommet G8, l’initiative Muskoka est mise en œuvre à la fois via le canal bilatéral, géré par l’AFD, et le canal multilatéral, avec notamment le Fonds Français Muskoka mis en œuvre conjointement par l’UNICEF, l’OMS, l’UNFPA et ONU FEMMES dans 11 pays francophones dont le Tchad.

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Rencontre des directeurs régionaux des agences avec l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire

 

Cette rencontre à la résidence de France tire profit de la forte mobilisation des Directeurs régionaux (UNICEF,FNUAP, ONU FEMMES, OMS,) et du Directeur général de l’ONUSIDA à Abidjan dans le cadre d’ICASA pour un dialogue de haut niveau sur les leçons apprise des 5 dernières années d’investissement des Fonds français Muskoka sur la santé sexuelle, reproductive, maternelle infantile, néonatale et des adolescents (FFM).

Le dispositif de coordination au niveau régional entre les différents agences associé à un appui technique étroit des bureaux pays qui a été déployé depuis 6 ans par le Fonds Français Muskoka est un modèle singulier qui a fait ses preuves. Il s’agira de discuter comment répliquer ce dispositif et l’élargir à d’autres partenaires sous la forme d’une plateforme régionale de coordination en santé sexuelle, reproductive, maternelle, infantile et des adolescents pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Profitant de la présence de la Directrice par intérim du Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, il s’agira de voir comment l’approche intégrée, systémique et intersectorielle mise en œuvre par le Fonds Français Muskoka peut-elle être davantage valorisée et mise à profit dans le cadre de la prévention et de la prise en charge du VIH/Sida, en particulier chez les enfants, les femmes et les adolescents. Plus spécifiquement, nous nous interrogerons comment mieux intégrer la lutte contre les pandémies aux efforts en matière de santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et infantile et des adolescents.

Dans le cadre d’ICASA participez à la Projection-Débats le 4 décembre à Abidjan sur le VIH et les adolescents

 

Lundi 4 décembre à 14h30 – Institut français de Côte d’Ivoire
Avenue Franchet d’Esperey – Plateau – pyramide, Abidjan

À l’occasion de la journée internationale de la lutte contre le sida le 1er décembre et de la conférence internationale ICASA sur le sida en Afrique du 4 au 9 décembre, assistez à la Projection/débats :

VIH et les adolescents

Evénement organisé par le Ministère de la santé et de l’hygiène publique de Côte d’Ivoire, l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire, l’ONUSIDA en partenariat avec la Société Ivoirienne de Pédiatrie, Expertise France, PACCI, Sidaction, EGPAF, Médecins du Monde, l’IRD, les agences des Nations Unies (OMS, UNFPA, UNICEF, ONU FEMMES).

Programme :

Mots d’ouverture :
par un représennant d’ONUSIDA, des agences, de l’IRD et du Ministère de la Santé et
de l’Hygiène publique de Côte d’Ivoire
1ère partie – Modération : Patricia Fassinou-Ekouevi
Adolescence et VIH : sentimentalité et projection dans l’avenir
– le point de vue des adolescents, parents et des professionnels de santé
– la problématique de l’annonce
– la transition : projection du court métrage sur le rituel de la transition (5min) –
Centre SAS Bouaké
2ème partie- l’implication des jeunes, l’innovation au service de la prévention et changement de comportement
– Projection de « C’est la Vie !»
– Jeune acteur de « C’est la Vie !» son vécu en tant que jeune et son rôle d’acteur en
faveur du changement de comportement
– Exemples de programmes soutenus par le Fonds Français Muskoka :
– Côte d’Ivoire : centres Écoute Jeunesse & campagne de lutte contre les grossesses
précoces
– Guinée : services de santé conviviaux pour les adolescents et jeunes
– Togo : infirmeries scolaires, des espaces privilégiés pour informer et sensibiliser

Clôture par M. l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire

Événement précédé d’une Conférence de presse à 13h sur les activités et approches
innovantes soutenues par la France dans le domaine du VIH pédiatrique en Afrique – Rencontre
organisée par Expertise France en partenariat avec l’Ambassade de France en Côte d’ivoire

Jeunesse et Dividende démographique au centre d’un panel de Haut niveau à Abidjan en marge du 5e Sommet de l’Union africaine-Union européenne.

lebabi.net

 

Le Ministère du la Santé et de l’Hygiène publique et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en partenariat avec la France, les Pays-Bas, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l’initiative « She Decides », organisent un dialogue de haut niveau le jeudi 30 novembre 2017, à l’Institut Français d’Abidjan, en marge du 5e Sommet de l’Union africaine-Union européenne,

Sur le thème « Jeunesse et Dividende démographique : Appel à la mobilisation en faveur des droits et de la santé sexuels et reproductifs des adolescents et jeunes en Afrique, condition et levier d’un développement durable » cette rencontre réunira des premières dames, des ministres, des parlementaires, des représentants d’institutions régionales et de la société civile y compris les associations de jeunes venus d’Afrique et d’Europe.

Elle a pour  but de renforcer les échanges et actions en faveur de l’investissement dans la jeunesse, notamment ceux destinés aux secteurs sociaux – l’éducation, la santé y compris sexuelle et reproductive, l’approche genre, et l’employabilité-facteurs essentiels pour développer le potentiel de la jeunesse, faciliter la capture du dividende démographique et favoriser le développement durable en Afrique et particulièrement en Afrique de l’Ouest.

Cette plateforme d’échanges va offrir un espace de dialogue complémentaire et de haut niveau entre les partenaires africains et européens et permettra d’approfondir le thème complexe de l’investissement multi-sectoriel dans la jeunesse, et la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union africaine pour le dividende démographique à travers l’extension de mécanismes innovants et opérationnels.

Il s’agit également de partager les bonnes pratiques et mettre en valeur les programmes réussis tel que le Fonds Français Muskoka, un programme phare œuvrant à réduire la mortalité et la morbidité maternelles, néonatales et infanto-juvéniles et des adolescents dans les huit pays cibles (Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Togo), et d’autres initiatives comme le Partenariat de Ouagadougou, FP2020 et le programme « She Decides » qui vise à accroître le soutien financier et politique à l’accès aux droits sexuels et reproductifs des femmes.

Elimination du paludisme : Les maires du Sénégal signent un pacte d’engagement avec le Pnlp

Le Soleil Online

 

Pour aller vers l’élimination du paludisme qui recule de plus en plus au Sénégal, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) veut une mobilisation des ressources domestiques. Dans ce sens, ce programme a procédé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal, à la signature d’un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie au Sénégal.

90 % des décès liés au paludisme sont enregistrés en Afrique. Le Sénégal fait partie aussi des 43 pays de l’Afrique subsaharienne où le paludisme est endémique et constitue un problème de santé publique. Mais, depuis 2015, on observe une baisse de plus de 65 % des cas et de plus de 70 % des décès dus au paludisme par rapport à 2000. Nonobstant, il faut poursuivre la mobilisation pour ne pas régresser. C’est ainsi que le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a signé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal (Ams), un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie.

Le coordonateur adjoint du Pnlp, Dr Moustapha Cissé, a indiqué qu’ils sont à « un tournant décisif » dans la lutte contre le paludisme qui a été pendant longtemps la première pathologie dans nos structures de santé. Compte tenu du fait qu’elle a beaucoup reculé grâce à l’engagement des partenaires et de l’Etat, le coordonateur adjoint du Pnlp a demandé de ne pas baisser les bras, car à cette étape, l’Oms pense que l’Etat concerné doit se mobiliser et utiliser plus de ressources domestiques vu que les partenaires internationaux se tournent vers des pays plus touchés. « A l’étape de pré élimination, il faut continuer la mobilisation, il faut des outils plus soutenus qui coûtent plus chers pour faire diminuer davantage la maladie. C’est pour cela que la mobilisation politique comme celle des maires est très importante », a laissé entendre le coordonnateur adjoint du Pnlp.

Pour lui, l’objectif étant d’aller vers l’élimination du paludisme en 2030, le pacte d’engagement avec l’Association des maires du Sénégal est très important, parce que les élus locaux sont plus proches de la population et prennent chaque jour des décisions qui impactent directement sur le vécu des citoyens. Dr Cissé a ainsi invité les maires, dans le cadre de la mobilisation des ressources domestiques, de mener des politiques qui vont permettre aux districts sanitaires d’avoir la gratuité de certains soins du paludisme. « Les collectivités locales doivent jouer leur rôle. Avec ce pacte, on va sentir la volonté politique des maires du Sénégal d’éliminer le paludisme. Il faut une mobilisation politique, citoyenne et domestique, car on est sûr que les partenaires étrangers ne vont plus dépasser leur niveau actuel d’engagement », a plaidé le responsable du Pnlp. Le vice-président de l’Association des maires du Sénégal, Oumar Bâ, a salué ce pacte venu renforcer les compétences des collectivités locales qui prenaient déjà en charge la santé, laquelle est une des compétences transférées. Pour lui, le premier indicateur de l’engagement des maires, c’est la mobilisation  des Fonds de dotation pour appuyer les structures sanitaires à faire face aux maladies dont le paludisme. « Le Pnlp travaille pour nous, car nous représentons les populations. Et toute structure qui s’engage pour la santé des populations le fait à nos côtés », a laissé entendre le vice-président de l’Ams.

Impact de la prévention : La zone nord du pays en pré élimination du paludisme  
Les efforts engagés par le Sénégal dans la lutte contre le paludisme depuis le début des années 2000 sont en train de produire des résultats. Sur la période 2014-2016, la morbidité proportionnelle palustre est passée de 3,59 % à 3,29 % et la mortalité proportionnelle palustre de 3,29 à 2,11 %. Même la zone nord du Sénégal est en pré élimination du paludisme.

La FID estime qu’une femme sur dix vit avec le diabète et beaucoup n’ont pas accès aux soins de santé 

SCI DEV NET

 

Selon les dernières estimations de la Fédération Internationale du Diabète (FID) [1], un adulte sur 11 souffre de la maladie, soit un total de 425 millions de personnes et 10 millions de personnes de plus qu’en 2015.

Associée à un certain nombre de complications débilitantes affectant les yeux, le cœur, les reins, les nerfs et les pieds, la maladie touchera près de 700 millions de personnes d’ici à 2045.

Plus de 350 millions d’adultes, tous sexes confondus, courent actuellement un risque élevé de développer le diabète de type 2, la forme la plus répandue de la maladie.

Les difficultés à concevoir, les fausses couches, les bébés mal formés et un mauvais état général des grossesses constituent quelques-uns des principaux impacts  sur les femmes.

La FID estime qu’une femme sur dix vit avec le diabète et beaucoup n’ont pas accès aux soins de santé et ne sont pas sensibilisées à la maladie.

“Le diabète est bien une question de santé publique et cela interpelle les Etats qui doivent mettre en place des moyens de lutte et de sensibilisation idoines.”

Baye Oumar Gueye – ASSAD Sénégal

Un problème encore plus grave est celui du diabète pendant la grossesse ou celui du diabète non contrôlé avant la grossesse – une naissance sur sept est affectée par le diabète gestationnel. Le diabète est également la neuvième cause de décès chez les femmes dans le monde, causant 2,1 millions de décès par an.

Il n’est donc pas étonnant que, pour faire prendre conscience de ces questions, le thème de la journée mondiale de lutte contre le diabète porte cette année sur « Les femmes et le diabète : notre droit à un avenir sain. »

Selon Baye Oumar Gueye, secrétaire général de l’Association Sénégalaise de Soutien et d’Assistance aux Diabétiques (Assad) [2], en 2041, « le diabète risque de toucher 313 millions de femmes. »

« Le diabète est bien une question de santé publique et cela interpelle les Etats qui doivent mettre en place des moyens de lutte et de sensibilisation idoines », ajoute-t-il.

Diabetes figures

Seydou Nourou Diop, qui a dirigé pendant plusieurs années le centre Marc Sankalé de prise en charge des diabétiques, basé à Dakar, assure que les femmes risquent de payer un lourd tribut à la maladie.

Au plan mondial, le diabète touche un peu moins les hommes que les femmes et, de fait, la mortalité est plus importante chez la femme, notamment dans le cadre de l’association entre grossesse et diabète.

Seydou Nourou Diop estime qu’au Sénégal, « ce sont 80% de femmes diabétiques qui viennent en consultation pour se faire suivre, beaucoup plus que les hommes qui se croient à l’abri et viennent une fois avant de disparaître. Mais le gros problème, c’est que la plupart de ces femmes sont en état de procréer et si elles ne sont pas en bonne santé, ou si le diabète n’est pas maîtrisé, elles risquent de perdre leur grossesse ; il faut que le diabète soit découvert si possible avant la grossesse et maîtrisé. »

Seydou Nourou Diop ajoute qu’en Afrique, si on met de côté la « femme intellectuelle » qui a beaucoup de moyens, la femme, en général, est soumise au mari ou à la famille, à des conditions qui font qu’elle ne peut pas exercer son droit à la santé, surtout quand elle est diabétique. C’est aussi la responsabilité de l’Etat d’informer et de sensibiliser ces femmes. »

Africa Dialogues : Des jeunes partagent leur vision de l’Afrique qu’ils veulent

 

Venus participer à la journée mondiale de l’enfance qui se tient à Accra, 10 jeunes de huit pays africains vont profiter de la tribune  intitulée Africa Dialogues pour donner leur vision de l’Afrique  dans laquelle ils veulent vivre.

Ces jeunes, garçons et filles âgés seulement entre 12 et 19 ans venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de Gambie, du Ghana, de Guinée, du Nigéria, de Sierra Leone et du Togo ont décidé de prendre la parole en marge de la journée mondiale de l’enfance pour donner leur position par rapport à la situation du continent. Intitulée Africa Dialogues, cette manifestation intervient à la suite de réflexions qu’ils ont longuement mené avec beaucoup de courage et d’abnégation. Ces jeunes comptent partager les résultats de leurs travaux  et donner  leur vision de ce qu’ils veulent pour l’avenir de l’Afrique durant la célébration.

Le continent africain connait encore de graves difficultés liées aux guerres, à la famine à certaines catastrophes naturelles et le plus souvent  ce sont les enfants qui en pâtissent le plus dans ces situations. C’est ce qui accentue le niveau de précarité dans le quel  se trouvent  les enfants et la jeunesse africaine. « Les problèmes auxquels l’Afrique est confrontée touchent d’abord les enfants, donc ils ressentent davantage l’impact des problèmes que les adultes », a déclaré Andrew Adansi-Bonnah, 17 ans, originaire du Ghana, qui parlera de la faim et de la malnutrition en Afrique qui prend part à cette rencontre.

C’est conscient de cette situation qui n’a que trop durer de subir les atrocités de la vie, dues en grande partie à l’absence de responsabilités et de prise en compte des adultes de cette frange vulnérable de la population. Africa Dialogues pour palier à ces difficultés essaie de créer les conditions nécessaires pour  permettre aux jeunes de se faire entendre à travers  cette Journée mondiale de l’enfance sa plateforme « Donner aux enfants une plateforme pour parler des problèmes qui les touchent peut aider à réduire leurs souffrances. Je pense que cet événement va stimuler le niveau de motivation et les aspirations des enfants» ajoute M Andrew Adansi-Bonnah.

Pour rappel, cet événement est une collaboration entre la People Initiative Foundation et l’UNICEF pour marquer la Journée mondiale de l’enfance, l’anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Ce jour-là, une série d’événements mondiaux verra les enfants et les jeunes du monde entier « prendre le contrôle » de rôles clés dans les médias, la politique, les affaires, le sport et le divertissement, pour sauver leurs vies, se battre pour leurs droits.

13-17 november : Fourth Global Forum on Human Resources for Health

 

Building the health workforce of the future- Dublin

Welcome to the Fourth Global Forum on Human Resources for Health, in Dublin, Ireland!

The Forum will discuss and debate innovative approaches to avert a potential 18 million health worker shortfall and shape increasing demand for additional health and social workforce jobs.
The Forum is intersectoral and will welcome participation from a range of actors across sectors such as education, health, labour/employment and finance. It is the largest open conference on human resources for health related issues and is expected to gather over 1,000 delegates from across the globe.

Last year brought forward a wave of exciting opportunities to markedly change the global health workforce situation.

The Global Strategy on Human Resources for Health: Workforce 2030 and the UN High-Level Commission on Health Employment and Economic Growth’s report, Working for Health and Growth present a vital road map to ensure an adequate, fit for purpose and sustainable workforce to address current and future needs. Together, they make the case for more and better investments, with strengthened engagement across education, employment, finance, health and labour sectors fundamental.

The Fourth Global Forum on Human Resources for Health provides a key opportunity for all stakeholders to discuss and debate innovative approaches towards advancing the implementation of the Global Strategy and the Commission’s recommendations, and show a collective commitment to developing and making available the workforce required to deliver the SDGs