Bienvenue sur le blog

Les actualités du
Fonds français Muskoka

LIRE LES ACTUALITÉS

Cameroun : L’OMS et les autorités sanitaires se mettent ensemble pour lutter contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile

Cameroon-Info.net

 

Un atelier d’évaluation de la qualité des soins dans les formations sanitaires se tient à cet effet à Douala.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, (OMS), l’Afrique subsaharienne participe pour plus de la moitié des décès maternels et infanto-juvéniles dans le monde. Ces décès sont fortement causés par un manque d’accès aux soins et à la  mauvaise qualité de ces derniers dans les hôpitaux. Le Cameroun en fait partie et se situe au dessus de la moyenne africaine.

C’est ce qui justifie l’atelier de Douala dont l’objectif vise à identifier les faiblesses de la mise en œuvre des interventions d’améliorations continues, de la qualité des soins maternels, néonataux et infanto-juvéniles, afin d’orienter les actions visant à éliminer les décès maternels et néonataux évitables.

Du 11 au 13 octobre en cours, Les participants vont être orientés sur le cadre conceptuel et les principes de la qualité des soins de la mère, du nouveau né et de l’enfant. Il sera ensuite question de procéder à l’adaptation sur l’outil OMS d’évaluation de la qualité des soins.

Pour le responsable résident de l’OMS au Cameroun, Dr Jean Baptiste Roungou, le Cameroun pourra à terme, mieux développer une stratégie intégrée pour l’amélioration de la qualité des soins de la femme, de l’enfant et de l’adolescent conformément aux objectifs pour le développement durable de notre réalité locale.

Les inégalités hommes-femmes toujours criantes en Afrique

RFI

Un nouveau rapport sur l’état de la population mondiale 2017, publié par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), souligne, une fois de plus, les grandes inégalités existant entre hommes et femmes à travers le monde. Le continent africain est particulièrement concerné. L’absence des droits les plus élémentaires pour les femmes est un facteur aggravant de paupérisation.

Dans le monde, seulement une femme sur deux a un emploi rémunéré. A l’échelle mondiale, elles ont en moyenne des salaires inférieurs d’un quart par rapport à celui des hommes. Des constats qui pour le continent africain sont encore plus prononcés souligne ce nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

La femme africaine, du fait de son faible taux d’accès à la santé, à l’éducation, souffre d’un handicap qui accroit les facteurs d’inégalité au sein d’une même société. Sans accès à la contraception, vivant dans des pays où les infrastructures de santé sont bien souvent déficientes notamment en milieu rural, ces femmes africaines commencent leur existence avec des handicaps qui auront des répercussions économiques toute leur vie.

Ainsi, une grossesse prématurée pour une jeune fille et la déscolarisation qui souvent s’ensuit, se traduisent en statistique dans le rapport : quand 40% des hommes d’Afrique subsaharienne sont salariés, à l’inverse près de 80% des femmes travaillent à leur compte ou sont employées dans des entreprises familiales avec son lot de précarité.

L’autre corollaire des taux de natalité mal maîtrisés : la croissance économique dont se prévalent beaucoup d’Etats africains n’est pas assez rapide face à la croissance démographique. De ce fait, les investissements des Etats concernés dans la santé, l’éducation, le logement et l’emploi auront toujours un train de retard, s’inquiètent les analystes.

Sénégal : CANAL+ diffuse la 2ème partie de la série « C’est la Vie » à partir de ce soir sur la chaine A+

Sudonline
La saison 2 de la série sénégalaise « C’est La Vie » va être diffusée sur la chaîne A+ à partir de ce 18 octobre. Les 36 épisodes vont être diffusés jusqu’au 20 novembre prochain sur la chaîne éditée par le groupe Canal+. La  projection en avant-première de la nouvelle série a eu lieu avant-hier, jeudi 12 octobre à la salle Canal Olympia Teranga.
Les férus de la série  sénégalaise « C’est La Vie » peuvent se réjouir. La nouvelle saison de la série va prendre les antennes de A+ à partir de ce 18 octobre. Une peur panique avec un cas présumé du virus Ebola qui s’empare de toutes les populations du quartier imaginaire de Ratanga, un trafic de faux médicaments, voilà en substance les thèmes des deux épisodes que l’on projetait avant-hier, jeudi 12 octobre, à la salle Canal Olympia Teranga, en présence de plusieurs téléspectateurs et des acteurs principaux de la série. Histoire de donner un avant-goût de ce que sera la saison 2.

La nouvelle saison de « C’est La Vie » veut par le biais du divertissement, sensibiliser les Africains aux problèmes de santé publique sur le continent. « C’est La Vie » raconte ainsi les aventures de quatre femmes intervenant dans le milieu hospitalier, et aborde les thématiques comme la santé maternelle et infantile, les violences faites aux femmes, l’éducation sexuelle ou la planification familiale. C’est pourquoi, « cette nouvelle saison signe le retour dans le centre de santé qui s’est désormais inscrit pleinement dans l’environnement des Ratangais.

La comédie nous entraine au rythme d’histoires joyeuses mais également de moments tragiques, ce qui finalement est le propre de la vie d’un hôpital », ont déclaré la scénariste, Marguerite Abouet et Alexandre Rideau, le producteur. La série « C’est La Vie » a été tournée à Dakar, « là où tant de talents éclosent chaque année », ont-ils. Une manière peut-être de dire que le cinéma sénégalais est riche.

En effet, la nouvelle production est « représentative de nos investissements dans la création africaine et la promotion des talents du continent ». Car, la production tournée au Sénégal a été réalisée par plusieurs personnes de nationalités africaines différentes.

Ce n’était pas facile de réaliser « C’est la vie ». Pour cause, a fait savoir Alexandre Rideau, « il y a eu des problèmes de financements avec la série », avant d’ajouter  que c’est grâce au Fonds français Muskoka qu’elle a été possible ». « Le Fonds Français Muskoka (FFM) a pour objectif de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile, à travers le renforcement des systèmes de santé de 10 pays francophones d’Afrique et Haïti. »

La saison 2  de « C’est La Vie », produite par Kewu Productions et l’Ong Raes comprend 36 épisodes et va être diffusée jusqu’au 20 novembre prochain sur la chaîne A+, éditée par le groupe Canal+.

Prévention et réduction des risques santé : quelles politiques, quelles pratiques ?

Sciences et avenir

Casablanca – De l’envoyé spécial de Leaders, Taoufik Habaieb. Les maladies non-transmissibles (MNT), notamment le cancer, le diabète et les maladies respiratoires sont responsables de 70% des décès dans le monde. En 2012, elles ont causé 38 millions de décès rien qu’en Afrique, dont plus de la moitié dans les pays d’Afrique du Nord. Est-ce une fatalité ? N’est-il pas pas possible de réduire ce fléau ? Y a-t-il moyen, de substituer la cigarette traditionnelle, principal facteur de mortalité des malades atteints du cancer, par des produits alternatifs à risque réduit ? Et quelles politiques de prévention et de réduction de risque, en matière de santé, pour les pays africains ? Telles sont les principales questions mises en débat lors de la Conférence Africa 2025, organisée mercredi 4 octobre 2017 à Casablanca, par le think tank monté en commun par All Africa (Dakar) et Media Partners (Casablanca).

En tête d’affiche, l’un des pionniers de la cancérologie, David Khayat, mais aussi d’éminents professeurs de médecine, de spécialistes de politiques de santé et de journalistes venus de plus d’une trentaine de pays d’Afrique et d’Europe. Au premier de l’assistance, Dr Fatema Marouane, ancienne ministre marocaine de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire et nombre de représentants de la société civile marocaine et subsaharienne. Du côté de la Tunisie, on relevait la participation des Drs Fares Mili, addictologue, pneumologue et président fondateur de la société tunisienne et de tabacologie et des comportements d’addiction, Mounira Masmoudi, consultante auprès de l’OMS et Raja Beji Srariri, docteur en physiologie et physiopathologie de la Nutrition à l’Ecole supérieure des Sciences et Technologies de la Santé de Tunis.

« L’amont d’une stratégie de santé, a souligné Mostapha Mellouk, co-président du think tank Africa 2025 et président de Casablanca Media Partners, c’est la réduction des risques. D’où l’importance d’apporter des éclairages sur l’avancée scientifique et technologique au service de la médecine et l’innovation en produits de substitution. De bonnes stratégies, de bonnes pratiques et de bons produits à risques réduits sont en mesure de gagner pas moins de 25% en risques, d’ici 2025, sur le continent africain. »

Les nouvelles technologies transforment l’accès aux soins de santé en Afrique

Sciences et avenir

Un technicien de la compagnie américaine Zipline lance un drone utilisé pour livrer des lots de sang, le 12 octobre 2016 à Muhanga au Rwanda-

AFP/Archives/STEPHANIE AGLIETTI

Intelligence artificielle, applications pour smartphone, recours à des drones: de nouvelles technologies, souvent moins coûteuses, font leur apparition pour faciliter l’accès aux soins de santé de base dans les pays en développement.

Certaines de ces solutions, pensées pour révolutionner les soins offerts aux plus pauvres, ont été présentées cette semaine à Arusha (Tanzanie) à la conférence TEDGlobal, qui se veut une vitrine d’idées, d’innovations et de la créativité de l’Afrique.

– Intelligence artificielle –

En Afrique, dans des pays qui n’ont parfois qu’un seul pathologiste (spécialiste de l’analyse de tissus et liquides biologiques, ndlr) pour un million d’habitants, le principal problème sanitaire vient de plus en plus souvent des maladies liées au mode de vie, qui prennent le pas sur les maladies infectieuses.

Pour le roboticien sierra-léonais David Sengeh, former de nouveaux docteurs ne suffit pas. Il travaille avec l’équipe d’IBM Afrique sur des algorithmes d’intelligence artificielle destinés à prévoir la progression d’un cancer.

Un logiciel d’intelligence artificielle peut, à partir d’une base de données d’images, détecter des changements de couleur dans le col de l’utérus et indiquer quelles patientes encourent le risque d’être affectées par ce cancer qui tue 60.000 femmes en Afrique chaque année.

Travaillant sur un problème similaire, Pratik Shah du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a développé un système permettant d’utiliser des photos prises par un simple téléphone portable – plutôt que des scanners ou imageries à résonance magnétique, plus coûteux – pour identifier les marqueurs biologiques d’un cancer de la bouche.

Il explique à l’AFP qu’alors que les systèmes d’intelligence artificielle ont en moyenne besoin de milliers de points de données pour fonctionner, il a trouvé le moyen de n’utiliser que 50 images pour entraîner les algorithmes à identifier une maladie spécifique.

25 millions d’avortements dangereux par an dans le monde, selon l’OMS

Djémilaton fait la démonstration de l'utilisation de la ventouse
La Diplomatique d’Abidjan

Chaque année, 25,5 millions d’avortements dans le monde ne se déroulent pas dans des conditions de sécurité suffisantes. Le risque concerne surtout les femmes originaires d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme dans une étude parue jeudi dans la revue The Lancet. Les auteurs y ont évalué les pratiques d’avortement et les ont classées en trois catégories.

Quelque 55% (30,6 millions) des avortements pratiqués entre 2010 et 2014 sont considérés comme sûrs, c’est-à-dire réalisés par un personnel formé et selon une méthode recommandée par l’OMS.

Méthodes risquées

Ceux réalisés par un personnel formé mais avec une méthode datée, ou à l’inverse avec des moyens sûrs, mais en l’absence de personnel compétent représentent 30,7% des avortements (17,1 millions).

Enfin, on trouve les avortements « les moins sûrs » (14,4%, soit 8 millions), réalisés par des gens qui ne sont pas formés et utilisent des méthodes dangereuses et/ou invasives (ingestion de substances caustiques, insertion de corps étrangers, utilisation de breuvages traditionnels…).

Coca-Cola au profit de la santé maternelle et infantile en Côte d’Ivoire

La Diplomatique d’Abidjan

La compagnie Coca-cola offre 12 millions de dollars (6 milliards FCFA) à la Côte d’Ivoire, en matériel et en formation, pour lutter contre la mortalité infantile et la mortalité des  femmes en couches.

Un protocole d’accord a été conjointement signé à cet effet, jeudi, par le président du Groupe Coca-Cola pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, Brian Smith, et la ministre ivoirienne de la Santé et de l’Hygiène publique, Raymonde Goudou Coffie, lors d’une cérémonie au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, a constaté l’AIP.

Pour la ministre Goudou Coffie, ce geste est un soulagement pour le gouvernement ivoirien, qui fait face à un taux de mortalité infantile et maternelle de 636 cas pour 100.000 naissances.

M. Brian Smith a pour sa part indiqué qu’il s’agit pour son pays de « partager l’optimisme » de la Côte d’Ivoire à assurer un bien-être sanitaire à la mère et à l’enfant. Coca-cola entend, a-t-il annoncé, investir plus de 17 milliards de dollars en Afrique d’ici 2020.

Selon l’OMS, 830 femmes environ meurent chaque jour de causes évitables liées à la grossesse et à l’accouchement, et 99% de cas surviennent dans des pays en développement.

Arielle Ahouansou, la médecin-businesswoman qui révolutionne le système de santé en Afrique

Telquel.ma

En marge du Forum Woman In Africa, Telquel.ma a rencontré Arielle Ahouansou. Cette jeune médecin béninoise a créé la « carte d’identité médicale universelle » qui assure la traçabilité du circuit sanitaire des patients et offre un couverture universelle aux plus démunis.

A seulement 24 ans, Arielle Ahouansou fait preuve d’une détermination et d’une sagesse impressionnantes. Celle qui a créé la « carte d’identité médicale universelle », une plateforme qui retrace tout le circuit sanitaire du patient pour assurer  sa prise en charge en toute sécurité, sait parfaitement ce qu’elle veut :  » je suis convaincue qu’en tant qu’entrepreneure, je serai plus utile que dans une clinique. Au lieu de soigner 100 patients par jours, c’est des millions d’africains que je pourrai toucher« .

Lancée il y a 7 mois, son entreprise « KEA Medicals Pharmaceutics & Technologies » a déjà permis d’équiper 43 000 patients de la carte d’identité médicale, matérialisée par un QR code, qu’ils portent généralement sur un bracelet, mais qui peut être imprimée et collée sur tout support. Ainsi , quel que soit l’origine du patient et le lieu où il se trouve, toutes les informations concernant sa santé sont accessibles en scannant le QR code.

Il est possible de s’inscrire via un compte Facebook ou en ligne, en fournissant simplement des informations sur son identité, sa santé, et le numéro de téléphone d’un proche, à prévenir en cas d’urgence.

Le QR code est relié à une plateforme en ligne, qui contient tout le dossier médical des personnes inscrites. Les médecins et les hôpitaux doivent également s’équiper du logiciel pour accéder à cette technologie. « A l’heure actuelle, une cinquantaine de médecins interagissent sur la plateforme. Pour assurer la sécurité du patient, nous vérifions en amont que les médecins qui s’inscrivent soient certifiés« , précise Arielle Ahouansou.

Si l’adhésion est évidemment gratuite pour les patients, les structures hospitalières devront payer pour disposer du logiciel, après la phase test d’un an qui est gratuite. Ainsi, le business-model est rentable et s’appuie, en plus des logiciels, sur les ventes de bracelets et des commissions pratiquées sur les différents actes médicaux. « Pour un investisseur, c’est safe », assure la jeune médecin-businesswoman.

« Elle est décédée à cause de 4 dollars »

Cette brillante idée lui est venue d’une triste histoire : « Un jour, j’étais de garde quand j’ai reçu une jeune dame, Charlotte, qui venait d’accoucher de jumeaux et qui avait beaucoup saigné. Elle était entre la vie et la mort. Charlotte avait juste besoin d’une transfusion sanguine pour avoir la vie sauve, qui ne coûtait presque rien, mais elle n’avait pas les moyens de l’acheter et elle n’avait aucun garant à proximité pour honorer la facture. Elle est décédée à cause de 4 dollars« , se rappelle la médecin béninoise. « Cette situation est le défi quotidien de nombreux patients dans les pays africains. Tant qu’aucun parent n’est garant pour payer, le patient meurt, car il n’y a pas de couverture sanitaire universelle pour garantir les besoins des populations. Au Bénin par exemple, 90%de la population n’a aucune couverture médicale. On comprend donc que la santé est un enjeu au cœur du développement de tout le continent« , poursuit-elle.

C’est pour cela qu’Arielle Ahouansou ambitionne également d’interconnecter le dossier médical à une assurance maladie, et a déjà mis en place un partenariat avec un groupe d’assurance africain NSIA. L’objectif: « doter d’ici janvier 10 000 femmes et enfants dans le besoin d’une couverture universelle, car la femme est le socle de toute la famille« .

Donner aux femmes l’accès aux services de planification familiale en Afrique

2004, in a village named PobÃ? in Benin : at Issaba, a social mobilization on impregnated mosquito net in order to prevent malaria. Two women are showing a mosquito net and how to use it
Sci.dev.net

L’accès aux contraceptifs n’a pas progressé au même rythme en Afrique que dans le reste du monde. Certains pays africains investissent dans les services de planification familiale pour réduire les taux de fécondité, améliorer le développement économique et l’état de santé de leur population. Reportage de Tatum Anderson.

Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé 2017;95:614-615. doi: http://dx.doi.org/10.2471/BLT.17.020917

Berhane Assefa, coordinatrice de la planification familiale au niveau national dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, l’Éthiopie, se rappelle qu’il y a à peine 20 ans, de nombreuses femmes dans son pays donnaient naissance à plus de 8 enfants.

En 2016, cependant, le taux de fécondité moyen avait chuté à 4,6 naissances vivantes par femme, selon l’enquête démographique et sanitaire (EDS) menée en Éthiopie. À Addis-Abeba, la capitale de ce pays de quelque 99 millions d’habitants, les femmes ont moins de 2 enfants en moyenne, indique A. Berhane, citant l’EDS de 2011 menée en Éthiopie.

«Tous les 5 ans, la prévalence de la contraception (la proportion de femmes qui utilisent des contraceptifs) double, par conséquent, je suis satisfaite du programme qui permet à davantage de femmes de maîtriser le nombre de leurs enfants», déclare-t-elle.

La révolution de la planification familiale en Éthiopie a commencé il y a 10 ans environ lorsque des centaines de centres de soins primaires ont été construits, que les stocks de contraceptifs ont augmenté et que les agents de vulgarisation sanitaire établis dans ces centres ont été formés pour conseiller les familles sur les méthodes de contraception.

Ces agents de santé communautaires se sont mis à distribuer des préservatifs masculins et féminins, à administrer des injections d’acétate de médroxyprogestérone et, dernièrement, ils ont été formés à insérer et à retirer des implants et des dispositifs intra utérins.

La sensibilisation et l’éducation ont été essentielles pour permettre aux femmes et à leur conjoint de décider du nombre d’enfants qu’ils veulent avoir et du moment auquel ils souhaitent arrêter d’agrandir leur famille, et pour leur faire connaître les options à leur disposition pour y parvenir.

Les résultats sont impressionnants. Entre 2000 et 2016, la proportion des femmes mariées utilisant des contraceptifs a progressé de 8% à 36%, selon l’EDS menée en Éthiopie en 2016.

L’Éthiopie est devenue l’un des acteurs d’une révolution de la planification familiale qui a permis à l’usage des contraceptifs de s’enraciner dans l’ensemble du monde depuis les années 1960.

Adopter des systèmes de santé centrés sur les personnes pour de meilleurs résultats

Sci.dev.net

[NAIROBI] Selon un rapport, l’Afrique pourrait grandement tirer parti de l’adoption de systèmes de santé axés sur les personnes, qui reflètent les besoins spécifiques de chaque pays.

Le rapport, publié dans The Lancet ce mois-ci (14 septembre) et lancé au Kenya, appelle à de nouvelles stratégies et mesures pour réviser les approches actuelles des prestations de soins de santé en Afrique, imprégnées de problèmes d’équité et de durabilité.
Selon le document, l’Afrique est en retard sur d’autres continents et connaît des inégalités majeures ; les résultats en matière de santé sont particulièrement mauvais dans les zones rurales pauvres, au sein des populations les plus démunies et marginalisées, les handicapés, dans les bidonvilles urbains, ainsi que dans les pays fragiles.

“Le continent devrait adopter une expansion rapide de nouvelles approches endogènes de systèmes de santé centrés sur les personnes, axées sur la prévention, les soins primaires et la santé publique.”

Nelson Sewankambo
Université Makerere, Ouganda

« Les pays peuvent et devraient investir davantage dans la santé et agir davantage pour remédier aux inefficacités en identifiant de nouvelles sources de financement et en initiant un mouvement vers la priorisation de la santé dans les budgets nationaux », prescrit le rapport, qui résulte d’un projet de quatre ans entrepris par une Commission Lancet sur les défis et opportunités pour la santé en Afrique.
Le rapport met en évidence 12 options stratégiques telles que le leadership, le financement de la santé et le développement de la main-d’œuvre de la santé pour tous les pays d’Afrique subsaharienne, afin d’atteindre une vie plus saine pour tous d’ici à 2030.
Dans une interview à SciDev.Net, Nelson Sewankambo, co-auteur du rapport, explique que les structures reposant sur les hôpitaux et les soins individuels ne sont pas susceptibles de conduire à une meilleure santé pour tous les Africains.

Voir l’article