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L’Afrique face à sa démographie

Jeune Afrique

Cette tribune est cosignée par Hans Groth, médecin, président du World Demographic & Ageing Forum, à St. Gallen, en Suisse. *

La population de l’Afrique sera au cœur des enjeux mondiaux de développement au 21e siècle. Les Africains au Sud du Sahara passeront de un milliard aujourd’hui à plus de deux milliards en 2050 et peut-être quatre milliards en 2100. Selon les Nations unies, ils représenteraient alors 36 pour cent de la population de la planète, au lieu de 13 pour cent en 2017.

La raison de cette évolution est la baisse rapide de la mortalité, surtout infantile et juvénile, bien que son niveau y soit encore trop élevé. En revanche, la fécondité (cinq enfants par femme en moyenne) ne fléchit que lentement. Étant donné que les Africains vivent plus longtemps et que la fécondité reste élevée, la population connaît une expansion sans précédent.

La répartition par âge de la population va changer aussi durant la transition démographique. En supposant que la baisse de fécondité soit plus rapide, les adultes actifs deviendront plus nombreux. Ces actifs auront moins de jeunes à charge et ils pourront mieux les préparer à la vie active. Moyennant l’accès à l’emploi rémunéré, ces actifs pourront aussi créer un surplus économique. C’est ce qu’on a appelé le dividende démographique, dont plusieurs pays, asiatiques entre autres, ont déjà bénéficié.

Pour obtenir un dividende démographique, il est indispensable que le continent réalise sa révolution contraceptive

La grande question est donc celle de la baisse rapide de la fécondité pour favoriser la formation du capital humain (éducation et santé). Pour obtenir un dividende démographique, il est indispensable que la fécondité baisse beaucoup plus vite et que le continent réalise sa révolution contraceptive, quand au moins 75 pour cent des couples utilisent une méthode moderne de contraception (ce taux est de 26 pour cent seulement en Afrique subsaharienne).

C’est autour de la baisse rapide de la fécondité que se situe le débat sur le développement. Deux camps s’opposent : les économistes et « développementalistes » et les partisans de la planification familiale. Les premiers estiment que la baisse de fécondité interviendra grâce aux seuls progrès économiques et sociaux, dont la scolarisation des jeunes filles. Pour les autres, il est urgent d’agir directement sur la fécondité en organisant des programmes de planification familiale plus efficaces.

L’extension de l’offre de planification familiale ne sera pas suffisante

Dans ce débat, le leadership africain, souvent mal informé sur les questions démographiques, est resté ambivalent. Son rôle sera cependant crucial à l’avenir, car il faudra mettre en place des politiques efficaces pour faire baisser la fécondité. L’extension de l’offre de planification familiale ne sera pas suffisante. Il conviendra aussi de créer une demande plus forte pour une taille familiale réduite sans oublier les politiques sectorielles complémentaires.

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Santé et dividende démographique : Parlementaires de la CEDEAO et experts réfléchissent sur le financement adéquat

LeFaso.net

Près de 1500 femmes meurent chaque jour en Afrique subsaharienne en donnant la vie. Plus de 100 enfants sur 1000 décèdent avant l’âge de cinq ans dans la plupart de nos pays. Les épidémies de méningite, de choléra, de rougeole, de dengue sont récurrentes. Sans oublier, plus récemment l’épidémie de la fièvre de la vallée du Rift et celle de la maladie à virus Zika.

A ces défis, s’ajoute le poids de la croissance démographique non maîtrisée, avec toutes les implications et conséquences désastreuses. Pire, les budgets alloués à la santé demeurent insuffisantes. Pour contribuer à inverser la donne, le parlement burkinabè et l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) organisent une rencontre de haut niveau sur la problématique du financement adéquat de la santé, du dividende démographique et des politiques de population et de développement, du 20 au 22 juillet 2017, à Ouagadougou abrite.

Inscrire la santé au rang des priorités

C’est dans ce cadre qu’experts et parlementaires des pays membres de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad se sont donnés rendez-vous à Ouagadougou, du 20 au 22 juillet 2017. La cérémonie officielle d’ouverture était présidée le 1er vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina, Bénéwendé Sankara. Cette rencontre permettra de faire le point de la mise en œuvre de la déclaration d’Abuja dans la région Afrique de l’Ouest, mais également de renforcer l’engagement des parlementaires Toute chose qui permettra de plaider auprès des gouvernements respectifs pour une allocation budgétaire conséquente en faveur de la santé et du dividende démographique. « Nous devons en tant que parlementaires, inciter nos exécutifs à créer des opportunités pour le développement harmonieux et durable de nos pays respectifs grâce à un financement adéquat de la santé et une croissance maîtrisée de nos populations », a confié Bénéwendé Sankara.

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Allaitement maternel : les pays d’Afrique de l’Ouest encore à la traîne

Jeune Afrique

À l’occasion de la semaine de l’allaitement, qui s’achève le 7 août, l’Unicef et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont publié une étude internationale en collaboration avec le Collectif mondial pour l’allaitement maternel. D’après leurs experts, la généralisation de l’allaitement permettrait de sauver la vie de centaines de milliers d’enfants. Un enjeu majeur de santé publique en Afrique subsaharienne, où la mortalité infantile bat tous les records.

Sur le continent africain, les taux d’allaitement exclusifs des nourrissons de moins de six mois diffèrent largement d’un pays à l’autre. Le Burundi, l’Érythrée, le Kenya et l’Ouganda figurent parmi les champions du continent, avec des taux supérieurs à 60%. À l’inverse, la Côte d’Ivoire (12%) ou le Nigeria (17%), ainsi que plus largement les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, apparaissent en queue du classement.

Or, selon l’étude, l’absence d’allaitement maternel dès les premiers instants de la vie a des conséquences dramatiques en termes de mortalité infantile. Les experts de l’étude notent en effet que « le lait maternel réduit le risque de maladies chroniques et la prévalence de l’obésité ou du surpoids plus tard dans la vie ». De même, « la moitié des épisodes diarrhéiques et un tiers des infections respiratoires » pourraient être évités grâce à l’allaitement maternel exclusif. Au niveau mondial, de bonnes pratiques d’allaitement permettraient de sauver plus de 800 000 enfants de moins de cinq ans chaque année, estiment les chercheurs.

Les grandes entreprises à la manœuvre

Des progrès significatifs en la matière ont pourtant été réalisés ces dernières années sur le continent, notamment en Afrique de l’Ouest. Mais ils sont parfois ralentis par le manque d’investissements de ces pays pour promouvoir le lait maternel. Alors que les experts estiment qu’il faudrait investir 4,70 dollars par nouveau-né, 25 pays africains dépensent moins de 1 dollar. Seules la Somalie et la Guinée-Bissau investissent plus de 5 dollars par bébé.

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Les croyances, une entrave à la lutte contre le paludisme chez la femme enceinte

SciDevNet

Selon une étude, en en Afrique subsaharienne, l’idée répandue chez les femmes enceintes qu’elles ne courent pas le risque de contracter le paludisme les dissuade de se préoccuper de la prévention et du traitement.

Selon les chercheurs, il est nécessaire d’explorer les facteurs qui influent sur les décisions des femmes enceintes de se conformer aux interventions contre le paludisme dans la région.

Il y a une perception en Afrique subsaharienne que le paludisme n’est pas dangereux, cependant qu’il est l’une des maladies les plus meurtrières qui soient.”

Matilda Aberese-Ako
Université de la Santé et des Sciences apparentées – Ghana

L’étude a été présentée lors de la Rencontre annuelle des bénéficiaires africains de la bourse d’excellence en leadership, en formation et en sciences (DELTAS), au Ghana, le mois dernier (3-5 juillet).

Les chercheurs ont identifié 60 articles de revues publiés entre 2005 et 2016 dans les pays d’Afrique subsaharienne, y compris le Ghana, le Kenya, le Nigeria, le Malawi et l’Afrique du Sud, auprès de PubMed et d’autres sources et ont évalué les facteurs qui motivent les femmes à respecter les interventions pour lutter contre le paludisme.

L’étude constate que les femmes enceintes analphabètes ont une mauvaise connaissance de l’infection par le paludisme.

Matilda Aberese-Ako, chercheuse principale et chercheuse postdoctorale à l’Université de la Santé et des Sciences apparentées du Ghana, affirme que les facteurs interpersonnels, communautaires, environnementaux et socioculturels influencent les femmes enceintes dans le choix de prendre des initiatives pour prévenir ou traiter le paludisme.

« Il y a une perception en Afrique subsaharienne que le paludisme n’est pas dangereux, cependant qu’il est l’une des maladies les plus meurtrières qui soient et influence la décision de prévenir et de traiter », déclare-t-elle à SciDev.Net. « D’autres estiment que des forces surnaturelles pourraient être à l’origine de la maladie chez la femme enceinte [et] les gens relient la maladie aux forces spirituelles, ce qui les conduit à voir un tradipraticien ».

L’étude constate également que les femmes nanties et plus âgées sont plus enclines à accéder aux interventions contre le paludisme.

Selon Aberese-Ako, l’étude n’est pas encore publiée dans une revue évaluée par des pairs.

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Conakry : Dr Moussa Konaté et quatre autres pharmaciens distingués…

SocialMag

CONAKRY- Cinq pharmaciens ont été distingués ce samedi 5 août 2017 à Conakry par l’ONG « La Tabala ». Ces cinq lauréats ont été choisis pour le travail qu’ils ont accompli durant l’année 2016.

Chaque année, l’ONG « La Tabala » fait la promotion du mérite en récompensant certains cadres, aussi bien du secteur public que du privé, qui se sont distingués par leur travail quotidien.

« Il ne faut pas attendre que les gens meurent pour venir leur rendre un hommage à titre posthume. Depuis plusieurs années, notre ONG décerne des prix à des cadres qui se sont distingués dans leur travail. Cette année on s’est intéressé aux pharmaciens qui constituent un maillon fort dans le système de santé d’un pays », a indiqué Dr Abdoulaye Kaba.

La cérémonie de remise des satisfécits a eu lieu en présence du Directeur de cabinet du Gouvernorat de Conakry, Moundjourou Cherif, représentant du Général Maturin Bangoura, la première autorité de la capitale guinéenne. Etait également présent, un représentant du service national de la médecine du travail.

Pour l’année 2016, les cinq lauréats ont pour nom : Dr Moussa Konaté (Directeur Général de la Pharmacie Centrale de Guinée), Dr Manizé Kolié (Secrétaire Général du syndicat des pharmaciens privés de Guinée), le Pr Aboubacar Sidiki Diakité (Inspecteur Général de la Santé), le Pr Falaye Traoré, et le Pr Mamadou Aliou Baldé.

La distinction qui a de plus marqué le présidium a été sans nul doute celle du Dr Moussa Konaté. Etant non seulement le plus jeune parmi les lauréats, l’actuel Directeur Général de la Pharmacie Centrale de Guinée était sur la première ligne de front dans le combat contre l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola. Chef de l’unité logistique de la cellule de lutte contre la maladie Ebola en Guinée, Dr Moussa Konaté a géré avec brio les dons en nature faits à la Guinée par les différents partenaires. Son passage à Genève en mai 2016 lors de la rencontre des experts francophones a retenu l’attention des différents partenaires de la Guinée, notamment l’Organisation Mondiale de la Santé.

Celui qui a été désigné meilleur vendeur de l’Afrique sub-saharienne en 2006 dans le cadre de la représentation de l’industrie pharmaceutique (SANOFI) en Afrique préside depuis le mois de mars 2017 l’Association Africaine des centrales d’achats de médicaments essentiels.

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Afrique : le défi sanitaire en passe d’être relevé ?

SocialMag

Encore marqué par le récent épisode d’Ebola, le continent africain se sait en retard sur le reste du monde en matière de santé. Plusieurs pays parviennent toutefois à inverser la tendance grâce à des actions venant du public, du privé, mais aussi d’associations, comme Children of Africa, présidée par la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Nouvian Ouattara.

La situation s’améliore

Les 27 et 28 juin derniers, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) organisait à Kigali (Rwanda) le premier forum africain sur la santé, avec pour thème « Les populations d’abord : la route vers la couverture sanitaire universelle en Afrique ». Si la réapparition du virus Ebola, responsable de plus de 11 000 morts en 2014 et 2015, est toujours présente dans les esprits, elle a surtout rappelé au monde entier les limites du système sanitaire africain dans son ensemble, et les conséquences potentielles de ces limites à l’échelle de la planète.

Avec un médecin et 10 lits d’hôpital pour 10 000 habitants, l’Afrique subsaharienne dispose de moyens matériels et humains largement inférieurs à ceux recommandés par l’OMS (sept médecins et 30 lits). Les dépenses de santé y sont 10 fois moins importantes que la moyenne mondiale, d’où un risque multiplié par deux de mourir à la naissance et une espérance de vie moins longue de 14 ans.

Par ailleurs, le manque de personnels soignants est criant : au début des années 2000, 20 000 d’entre eux quittaient l’Afrique chaque année. 34 % des infirmières originaires du Zimbabwe et jusqu’à 75 % des médecins formés au Mozambique exercent à l’étranger. La fuite des professionnels de santé vers les pays riches est telle que l’Île-de-France compte aujourd’hui plus de médecins béninois que le Bénin lui-même…

Depuis le Sommet d’Abuja en 2001, les dirigeants africains ont, pour un certain nombre d’entre eux, tenu leur engagement d’allouer 15 % du budget national à la santé. De 70 dollars, les dépenses publiques par habitant s’élèvent maintenant à 160 dollars en moyenne. Le Sida, alors six fois plus présent en Afrique que dans le reste du monde, recule progressivement avec près de 50 % de décès en moins depuis 2005.

Et grâce à la distribution massive de médicaments antiviraux, l’Onusida espère l’éradication du VIH d’ici 2030, même si 30 % des malades ne savent toujours pas qu’ils sont porteurs du virus et près d’un quart (24 %) de ceux informés de leur séropositivité ne suivent pas de traitement.

La lutte contre le paludisme, autre fléau majeur du continent, s’est également intensifiée depuis que la plupart des pays africains ont consenti à l’administration d’antipaludiques efficaces. Et tandis que certaines maladies comme l’onchocercose, la dracunculose et la poliomyélite sont en passe d’être éradiquées, d’autres continuent à frapper les Africains, et notamment les plus jeunes, de manière inquiétante comme la fièvre typhoïde, qui emporte encore chaque année plus de 200 000 victimes.

De Dominique Nouvian Ouattara aux startups sud-africaines : des initiatives probantes

C’est pour prendre la mesure des défis sanitaires qui attendent l’Afrique que le forum africain sur la santé s’est tenu le mois dernier dans la capitale rwandaise. Lors de ce rendez-vous inédit, des experts de haut niveau se sont penchés sur les enjeux prioritaires et les solutions possibles pour rattraper le retard pris par le continent.

Ainsi, de nombreuses initiatives ont déjà vu le jour, et plusieurs ont fait leurs preuves, notamment à l’échelle des États. En Côte d’Ivoire, le Ministère de la santé dirigé par Raymonde Goudou Coffie a obtenu des résultats très encourageants dans la lutte contre le Sida. Entre 2012 et 2015, le nombre de femmes enceintes séropositives placées sous antirétroviraux a quasiment doublé (80 % contre 44 % auparavant). L’accès aux traitements a également augmenté de 84 % depuis 2010, tandis que les nouvelles infections ont chuté de plus de 50 % en 14 ans dans le pays.

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Afrique de l’ouest et Tchad: les parlementaires pour une limitation à 3 du nombre d’enfants par femme

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Lefaso.net

Les parlementaires des Etats membres de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad étaient en conclave à Ouagadougou du 20 au 22 juillet 2017. Durant les 48 heures, ces derniers ont réfléchi sur la problématique du « financement adéquat de la santé, le dividende démographique et les politiques de population et de développement ». Cette rencontre s’est soldée par la prise de 10 engagements dont la baisse à trois enfants au plus par femme d’ici 2030.

Pour Salifou Diallo, le président de l’Assemblée nationale burkinabè, hôte de la rencontre régionale de haut niveau, cette session a eu sa raison d’être car il était urgent de trouver des mécanismes et des stratégies afin de  contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao, la Mauritanie et le Tchad, faute de quoi un réel développement viable et durable est hypothétique.

« Notre zone connait une poussée démographique si forte qu’elle effraie et préoccupe au plus haut point. En effet, l’espace Cédéao, la Mauritanie et le Tchad  réunis enregistrent le taux de fécondité le plus élevé au monde soit de l’ordre de 6 à 7%. Au niveau actuel des indicateurs des taux de fécondité, la région pourrait voir sa population doubler voire tripler et avoisiner le milliard d’ici à 2050. Le contraste entre le niveau de croissance démographique et le rythme de croissance de la population laisse percevoir clairement  que la situation démographique de l’Afrique peut constituer un formidable potentiel ou au contraire, une bombe sociale à retardement » a révélé Salifou Diallo au cours du cérémonial de clôture intervenu ce samedi 22 juillet.

Et pour éviter donc cette « bombe sociale à retardement », les parlementaires pensent qu’il faut que les Etats respectifs réduisent le taux de fécondité en agissant sur les rythmes de croissance de leurs populations. D’où le développement de l’idée suivante : « avec moins de personnes à scolariser, nourrir et soigner, on dispose de plus d’opportunités pour favoriser ou pour induire une croissance économique forte ».

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Lutte contre la mortalité maternelle et infantile au Burkina Faso : Le réseau mère enfant des Hauts-Bassins fait le bilan de ses activités

Lefaso.net

Le réseau mère enfant des Hauts-Bassins organise du 26 au 28 juillet 2017, ses troisièmes journées périnatalités sous le thème : « La santé de la mère et de l’enfant, quelle évolution depuis 2005 dans les Hauts-Bassins ». Cette rencontre vise à faire le bilan de leurs activités depuis 12 ans et permettra également aux acteurs, de discuter des perspectives pour que le réseau puisse jouer pleinement son rôle. Ainsi, le lancement officiel des travaux a été fait par le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Antoine Attiou.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des soins néonatals de mauvaise qualité sont la cause principale des décès de jeunes enfants. La santé de la mère est aussi essentielle pour un nouveau-né. Ainsi, pour remédier à cette situation dans notre pays, le réseau mère enfant des Hauts-Bassins défend et soutient les programmes de santé communautaires très complets pour les femmes enceintes, les mères et les enfants, auxquels il apporte une assistance. Ces programmes devraient en théorie contribuer à réduire le taux de mortalité maternelle et infantile dans notre région, voire le Burkina Faso.

Créé en 2005 et reconnu officiellement le 18 juin 2010, le réseau mère enfant des Hauts-Bassins, premier du genre en Afrique de l’Ouest, a pour but de contribuer à réduire la mortalité et la morbidité maternelle et infantile en apportant du bien-être à la mère et à l’enfant dans la région des Hauts-Bassins. Il vise également à construire des collaborations entre professionnels au gré de leurs sensibilités autour des difficultés remarquées dans le système de santé, particulièrement celle relative à la santé de la mère et de l’enfant.

Selon le Pr Blami Dao, président d’honneur du réseau, « il a pour objectif d’optimiser la prise en charge de la femme enceinte et du nouveau-né grâce à la mutualisation de plusieurs établissements et professionnels de santé ».
Ainsi, dans le cadre de ses activités, le réseau organise du 26 au 28 juillet 2017, ses troisièmes journées périnatalités afin de faire le bilan de ses activités depuis 12 ans et d’envisager des perspectives pour son bon fonction (le réseau).

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Interview Naïma Korchi, présidente de Africa Women’s Forum : «De l’expertise de la femme africaine»

 Les Afriques

Africa Women’s Forum (AWF), qui ambitionne d’être une plateforme panafricaine, en mettant en avant l’expertise africaine, est créé depuis 2014. En si peu de temps, Naïma Korchi, la présidente, avec son équipe, œuvre tant bien que mal à l’implanter à travers l’Afrique pour donner la parole aux femmes, y compris celles de l’ombre qui font beaucoup pour l’Afrique. Armée d’un militantisme sincère, elle décrypte pour nous AWF…

Les Afriques : AWF est né de la volonté de renforcer la visibilité des femmes leaders africaines sur la scène internationale et de mettre en avant leur leadership et expertise, des pionnières aux leaders d’aujourd’hui. Quel bilan faites-vous de son parcours?

Naïma Korchi : Travaillant à l’international, j’ai eu la chance de voyager dans plusieurs pays du continent et cela m’a donné l’occasion de rencontrer des femmes aux parcours extraordinaires. Pourtant, à mon sens, l’image que l’on a sur la scène internationale n’est pas adéquate. Les femmes sont souvent vues comme des victimes. J’ai donc eu envie de créer une plateforme panafricaine pour mettre en avant cette expertise.

Quant au bilan, il va au-delà de mes expectatives. Depuis sa création en 2014, trois rencontres internationales ont eu lieu au Maroc (Dakhla), plus de 300 femmes venues de 45 pays y ont participé. Des sections à l’étranger : Gambie, Ghana et très prochainement Tunisie et Bénin. Donc, en effet, un bilan assez satisfaisant pour une initiative récente.

Ce forum a déjà obtenu des reconnaissances internationales comme le Label COP22 ou faire partie du groupement international «femmes, santé et climat», en plus de la participation à plusieurs rencontres de haut niveau en Europe et en Afrique. À titre d’exemple, j’ai été très heureuse que lors d’un atelier de formation au leadership en Mauritanie, AWF a été choisi comme étude de networking réussie.

Est-ce uniquement un rendez-vous des femmes pour débattre de leurs propres préoccupations?

D’abord, même s’il regroupe en grande majorité des femmes ce n’est pas un forum qui discute des problèmes de femmes, mais c’est un forum où les femmes font entendre leurs voix sur toutes les questions qui peuvent concerner l’essor de l’Afrique. Ainsi, la thématique du prochain forum, qui aura lieu à Accra en décembre, sera sur la mobilité des compétences féminines africaines.

Le forum a d’ailleurs accueilli des hommes qui participent aussi au leadership des femmes, comme le président de l’Institut Mandela de l’Afrique du Sud, le grand écrivain Guillaume Jobin et non moins président de l’ESJ (Ndlr : Ecole supérieure de journalisme) ou l’Américain Michael Kirtley.

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UNICEF Bénin : Artists say NO to child marriage

 PRESS RELEASE UNICEF

UNICEF international Goodwill Ambassador, Angélique Kidjo and UNICEF Benin national Goodwill Ambassador Zeynab Abib, along with seven of Benin’s greatest artists have joined forces to create a song calling on the population to say NO to child marriage, as part of the national Zero Tolerance Campaign against child marriage.

COTONOU, July 18th, 2017. “A little girl is still a child. She cannot be a mother or a bride. Let her grow up to live a fulfilling life. Say NO to child marriage!”, sing in chorus UNICEF’s Goodwill Ambassadors, Angélique Kidjo and Zeynab Abib, accompanied by Danialou Sagbohan, Kalamoulaï, Don Métok, Sessimè, Dibi Dobo, Norberka and Olga Vigouroux.

As part of the national Zero Tolerance Campaign against child marriage, launched by the Government of Benin on June 16th – the Day of the Africa Child (DAC) – the nine artists committed themselves to this unprecedented movement by breaking the silence. Through the creation of a song and a video, which are deeply moving, yet full of hope, they called on the population to act.

Watch the video  DISONS NON AU MARIAGE DES ENFANTS
“Child marriage is a negation of children’s right to grow up free. Every child has the right to a childhood. I call on parents not to marry off their young daughters as they are our wealth and the future of our continent”, said Angélique Kidjo who co-created the song with Zeynab Abib.

The artists sing in a variety of languages, including Fon, Mina, Mahi, Sahouè, Yoruba, Goun, Bariba and French in order for the message to reach people throughout the country and in neighbouring countries.
“The impact on these girls is terrible. Once married, they no longer attend school, they are raped, they fall pregnant, which puts their health and that of their baby in danger. We artists are saying NO to all these injustices! Girls are not the property of anyone; they have the right to choose their own destinies”, insists Beninese pop star Zeynab Abib, who was able to mobilise Benin’s greatest artists around this cause.

In most African societies, marriage extends beyond the couple, sealing the union between two families. As such, certain parents or guardians force their children to marry before they are physically or psychologically mature. Poverty, poor levels of education, and the prevalence of traditions and belief systems, along with a general culture of impunity, are all tied to the continued practice of child marriage.
Among the 700 million women around the world who are victims of forced marriage, more than one in three – or 250 million – were married before the age of 18. In Central and Western Africa, two in five girls (41%) marry before reaching their 18th birthday. In Benin, one in ten girls is married under the age of 15 and three out of ten girls are married before they are 18 years old.
“We need all the strength and weapons we can muster to fight the scourge of child marriage. Art, especially music, is a powerful weapon. As Nelson Mandela said, ‘politics can be strengthened by music, but music has a potency that defies politics’. This power must be harnessed!” said Dr Claudes Kamenga, UNICEF Representative in Benin.
The national authorities, through the voice of the Minister for Communications and the Minister of Social Affairs also hailed the commitment of the performers and called on the media to broadcast the video widely.
The Zero Tolerance campaign against child marriage is directly in line with the African Union Campaign to End Child Marriage on the continent. The campaign has been made possible thanks to financial support from the nations of Belgium and the Netherlands’.

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