4 août 2017 Juliette

Afrique de l’ouest et Tchad: les parlementaires pour une limitation à 3 du nombre d’enfants par femme

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Lefaso.net

Les parlementaires des Etats membres de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad étaient en conclave à Ouagadougou du 20 au 22 juillet 2017. Durant les 48 heures, ces derniers ont réfléchi sur la problématique du « financement adéquat de la santé, le dividende démographique et les politiques de population et de développement ». Cette rencontre s’est soldée par la prise de 10 engagements dont la baisse à trois enfants au plus par femme d’ici 2030.

Pour Salifou Diallo, le président de l’Assemblée nationale burkinabè, hôte de la rencontre régionale de haut niveau, cette session a eu sa raison d’être car il était urgent de trouver des mécanismes et des stratégies afin de  contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao, la Mauritanie et le Tchad, faute de quoi un réel développement viable et durable est hypothétique.

« Notre zone connait une poussée démographique si forte qu’elle effraie et préoccupe au plus haut point. En effet, l’espace Cédéao, la Mauritanie et le Tchad  réunis enregistrent le taux de fécondité le plus élevé au monde soit de l’ordre de 6 à 7%. Au niveau actuel des indicateurs des taux de fécondité, la région pourrait voir sa population doubler voire tripler et avoisiner le milliard d’ici à 2050. Le contraste entre le niveau de croissance démographique et le rythme de croissance de la population laisse percevoir clairement  que la situation démographique de l’Afrique peut constituer un formidable potentiel ou au contraire, une bombe sociale à retardement » a révélé Salifou Diallo au cours du cérémonial de clôture intervenu ce samedi 22 juillet.

Et pour éviter donc cette « bombe sociale à retardement », les parlementaires pensent qu’il faut que les Etats respectifs réduisent le taux de fécondité en agissant sur les rythmes de croissance de leurs populations. D’où le développement de l’idée suivante : « avec moins de personnes à scolariser, nourrir et soigner, on dispose de plus d’opportunités pour favoriser ou pour induire une croissance économique forte ».

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