12 octobre 2017 Juliette

Prévention et réduction des risques santé : quelles politiques, quelles pratiques ?

Sciences et avenir

Casablanca – De l’envoyé spécial de Leaders, Taoufik Habaieb. Les maladies non-transmissibles (MNT), notamment le cancer, le diabète et les maladies respiratoires sont responsables de 70% des décès dans le monde. En 2012, elles ont causé 38 millions de décès rien qu’en Afrique, dont plus de la moitié dans les pays d’Afrique du Nord. Est-ce une fatalité ? N’est-il pas pas possible de réduire ce fléau ? Y a-t-il moyen, de substituer la cigarette traditionnelle, principal facteur de mortalité des malades atteints du cancer, par des produits alternatifs à risque réduit ? Et quelles politiques de prévention et de réduction de risque, en matière de santé, pour les pays africains ? Telles sont les principales questions mises en débat lors de la Conférence Africa 2025, organisée mercredi 4 octobre 2017 à Casablanca, par le think tank monté en commun par All Africa (Dakar) et Media Partners (Casablanca).

En tête d’affiche, l’un des pionniers de la cancérologie, David Khayat, mais aussi d’éminents professeurs de médecine, de spécialistes de politiques de santé et de journalistes venus de plus d’une trentaine de pays d’Afrique et d’Europe. Au premier de l’assistance, Dr Fatema Marouane, ancienne ministre marocaine de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire et nombre de représentants de la société civile marocaine et subsaharienne. Du côté de la Tunisie, on relevait la participation des Drs Fares Mili, addictologue, pneumologue et président fondateur de la société tunisienne et de tabacologie et des comportements d’addiction, Mounira Masmoudi, consultante auprès de l’OMS et Raja Beji Srariri, docteur en physiologie et physiopathologie de la Nutrition à l’Ecole supérieure des Sciences et Technologies de la Santé de Tunis.

« L’amont d’une stratégie de santé, a souligné Mostapha Mellouk, co-président du think tank Africa 2025 et président de Casablanca Media Partners, c’est la réduction des risques. D’où l’importance d’apporter des éclairages sur l’avancée scientifique et technologique au service de la médecine et l’innovation en produits de substitution. De bonnes stratégies, de bonnes pratiques et de bons produits à risques réduits sont en mesure de gagner pas moins de 25% en risques, d’ici 2025, sur le continent africain. »