30 octobre 2017 Juliette

Les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard

Sci-Dev-net

 

Selon Francis Omaswa, les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Francis Omaswa, qui est le recteur de l’Université de Busitema (1), en Ouganda et fondateur de l’Alliance mondiale des personnels de santé des Nations Unies (2), estime que l’Afrique doit passer des systèmes de santé centrés sur les maladies, à des systèmes orientés vers le bien-être, afin de pouvoir faire face à une future épidémie de maladies liées au mode de vie.

Selon l’OMS, 90% des 14 millions de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies non transmissibles telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, sont issues des pays à revenu faible ou intermédiaire.

S’exprimant en marge de la réunion annuelle du Tropical Health and Education Trust (3) à Londres, le 24 octobre, Francis Omaswa a déclaré que les chercheurs devaient documenter l’épidémie croissante de maladies non transmissibles en Afrique, afin de pouvoir convaincre les décideurs politiques du besoin d’agir.

Quelle est l’ampleur du problème des maladies non transmissibles en Afrique subsaharienne?

C’est un problème qui prend de l’ampleur et cela dépend du pays dans lequel vous vous trouvez, mais l’ampleur des maladies non transmissibles égale lentement celle des maladies infectieuses et risque de la dépasser au cours de la prochaine décennie. On doit vraiment commencer à penser aux maladies non transmissibles maintenant, en particulier à la prévention, à la prévention et à la prévention. Nous avons une population urbaine en croissance rapide qui se sédentarise de plus en plus. Les citadins suivent un régime alimentaire semblable à celui de l’Occident et nous pouvons vraiment faire quelque chose à ce sujet maintenant – pour peu que nos dirigeants comprennent qu’il est possible de faire quelque chose.