21 avril 2016 nexizeteam

Mali : Promotion de la planification familiale : UNE PRIORITE NATIONALE

La campagne nationale de promotion de la planification familiale, dont le lancement a eu lieu le 9 avril à Karan sous la présidence de l’épouse du chef de l’Etat, Mme Keita Aminata Maïga, se poursuivra jusqu’au 13 mai 2016 sur l’ensemble du territoire national. C’est dans ce cadre que le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en collaboration avec  l’USAID, a organisé une conférence de presse, samedi, à la direction nationale de la santé  (DNS).

L’événement a été présidé par la représentante de la direction nationale de la santé, le Dr Dembélé Marguerite Coulibaly, en présence de la représentante du projet « Keneya Diemou kan » de l’USAID, Mme Togola Rokia Sissoko, et d’autres acteurs de la santé. La conférence presse avait comme thème : « l’engagement constructif des leaders et des décideurs en faveur de la planification familiale, pour une jeunesse épanouie et un développement durable ».

Sur une population nationale de 14 528 622 habitants, 50,4% sont des femmes. Le taux d’utilisation de la planification familiale est de 9,9% de nos jours. La planification familiale est reconnue depuis longtemps en Afrique subsaharienne comme un moyen essentiel de maintenir la santé et le bien-être des femmes et de leurs familles. C’est pourquoi le Mali organise chaque année des campagnes afin de promouvoir la planification familiale. Cette campagne est l’occasion pour notre pays de faire un pas vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), du Plan d’action national de planification familiale (PANPF) et la disponibilité des services. Elle vise à conquérir davantage de nouvelles utilisatrices de la planification familiale, à contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Il existe plusieurs méthodes de planification familiale : le calendrier, le collier du cycle, la pilule, l’implant injectable, etc. Il faut noter que ces méthodes n’ont pas de conséquences sur la santé mais sont susceptibles d’avoir des effets secondaires qui peuvent être gérés et cela de façon très rapide. Elles ne rendent pas stériles et autorisent un très rapide retour de la fécondité. Ces méthodes sauvent des vies, réduisent le nombre d’avortements, aident à prévenir le VIH/sida, responsabilisent les femmes, etc.

Le Dr Dembélé Marguerite Coulibaly a souligné que la faible utilisation des services de santé de la reproduction en général et de la planification familiale en particulier, contribue grandement aux maladies ou aux décès des femmes pendant et /ou après l’accouchement et des enfants de moins d’un an. « Cette situation est la suite logique de certaines pratiques préjudiciables à la santé comme les grossesses non désirées, précoces, rapprochées, tardives, des avortements spontanés et provoqués », a-t-elle noté, estimant que les décideurs doivent soutenir la santé de la reproduction afin de promouvoir la planification familiale. Pour ce faire, la planification familiale doit être considérée comme une priorité nationale, les lignes budgétaires doivent être augmentées et l’application des engagements nationaux et internationaux doit être effective, a-t-elle préconisé. Les leaders religieux, a-t-elle estimé, doivent notamment participer à la mise en œuvre du Plan d’action national de la planification familiale, animer des cadres d’échanges avec les communautés de fidèles sur le lien entre la planification familiale et le bien-être familial.

« Concernant l’utilisation de la planification familiale par les jeunes, il y a des centres pour les jeunes comme Profam, le Centre Éveil et il y aura aussi des jeunes formés en la matière sur les réseaux sociaux comme Facebook, Viber, Twitter et autres afin de véhiculer des messages sur la planification familiale», a expliqué Mme Togola Rokia.