9 septembre 2017 Juliette

ONG : l’Afrique peut compter sur ses propres forces

Tribune Ouest

Les organisations non gouvernementales (ONG) font un travail remarquable depuis plusieurs décennies déjà, en particulier en Afrique. Mais le continent, décidé à prendre son destin en main, voit désormais se multiplier les organisations locales à l’instar de la fondation Children of Africa, présidée par la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Nouvian Ouattara.

Les ONG sont tellement présentes dans les médias, que l’on oublie parfois à quel point leur rôle est important et leur travail difficile. Initialement dédiées à apporter une aide ponctuelle d’urgence, elles effectuent désormais des actions favorisant le développement et la prévention.

Les ONG sont aujourd’hui des acteurs incontournables dans la résolution des conflits et des situations de crise. Depuis le début des années 1990, elles sont devenues des interlocuteurs sérieux et des partenaires à part entière sur des questions aussi importantes que le développement social ou la lutte contre le réchauffement climatique.

Proches des populations locales, elles peuvent agir là où les autres institutions ne peuvent s’aventurer. Ainsi, la souplesse et la rapidité d’action qui caractérisent les ONG leur permettent de venir en aide aux Etats, grandes organisations multilatérales et autres institutions susceptibles d’être freinées par des lourdeurs bureaucratiques.

Sur le terrain, les ONG sont capables de mobiliser la population locale pour des actions rapides, ce qui est particulièrement utile lorsqu’une crise éclate. Elles sont également très efficaces pour réunir des dons et mobiliser des forces bénévoles ainsi que des volontaires pour développer leurs projets. Un travail de proximité rendu possible grâce à la confiance que les sympathisants et les donateurs accordent aux membres de ces organisations, qu’ils ont parfois l’occasion de rencontrer.

L’importance des ONG locales

Et si les ONG internationales font bien souvent la Une des médias en raison de leurs performances, les ONG locales ne sont pas en reste, notamment en Afrique. Preuve de leur efficacité, celles-ci sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses sur le continent.

La fondation ivoirienne Children of Africa, qui multiplie les actions en faveur des Africains les plus jeunes et les plus vulnérables, l’organisation ghanéenne Waaf, consacrée à la lutte contre le SIDA ; l’ougandaise Little Light, qui œuvre pour l’amélioration de la qualité de l’éducation des enfants des bidonvilles, ou encore la Fondation Nelson Mandela, qui s’attache à perpétuer l’œuvre du célèbre dirigeant sud-africain sont autant d’exemples qui témoignent de la capacité de la société civile africaine à s’organiser pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le continent.

Fondée par Dominique Nouvian Ouattara, première dame de Côte d’Ivoire, Children of Africaest pour sa part très axée sur le secteur de l’éducation, qu’elle considère comme la « clé » permettant de donner aux enfants un avenir meilleur. Mais la fondation agit aussi dans le secteur social et celui, également très important, de la santé.

En juillet dernier, celle-ci s’est vu offrir un chèque de 350 000 euros par le groupe pharmaceutique allemand Merck, qui a ainsi souhaité soutenir le projet de construction de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville.

Projet « phare » de la Fondation Children of Africa, cet hôpital vise à contribuer à la réduction de la mortalité et morbidité maternelles, néonatales, infantiles et juvéniles en améliorant l’offre de soins de santé pour le couple mère-enfant et en lui offrant des services et des soins de qualité. Children of Africa constitue un cas particulièrement intéressant, car il s’agit d’une fondation désormais panafricaine gérée par des Africains.

De son côté, l’organisation ghanéenne Waaf, « consacrée à la lutte contre le SIDA et l’aide aux séropositifs » et qui fait preuve d’un très haut niveau de professionnalisme, « dirige un centre de traitement et de soins pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA » au Ghana. Par ailleurs, la fondation, créée en 1999, a également mis en place des « programmes de proximité » à Accra, la capitale ghanéenne.

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