14 mars 2017 Juliette

Pourquoi 5,9 millions d’enfants ont perdu la vie en 2015 ?

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Un quart de ces décès sont attribuables à l’environnement. Une grande part pourrait être évitée en améliorant les services de santé et les conditions d’hygiène.

Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié le 6 mars dévoile qu’en 2015, 5,9 millions d’enfants de moins de cinq ans ont perdu la vie. Parmi les principales causes de ces morts précoces, on trouve la pneumonie, la prématurité, les complications lors de l’accouchement, le sepsis néonatal (infection habituellement bactérienne à la naissance), les anomalies congénitales, les diarrhées, les accidents et la malaria.

Dans son rapport, qui agrège des données de 2012 et 2015, l’OMS rapporte qu’un quart de ces décès sont imputables à un environnement de santé défavorable. «En 2012, il a été estimé que 26% des décès d’enfants (…) pouvaient être évités si l’on réduisait les risques environnementaux tels que la pollution, la contamination de l’eau, l’exposition aux produits chimiques ou encore le manque d’hygiène», écrit l’institution.

Infections respiratoires

L’OMS estime que, parmi les 570.000 décès d’enfants de moins de 5 ans survenus en 2012 en raison d’une infection respiratoire, entre 44% et 67% sont attribuables à l’environnement. Parmi les facteurs de risque des infections respiratoires basses (bronchites, bronchopathies, pneumopathies…), on retrouve la pollution de l’air intérieur, dû au tabagisme ou aux émanations des cuisinières. Dans les pays à faibles ou moyens revenus, la pollution de l’air intérieur est à l’origine de plus de 50% des infections respiratoires basses chez les moins de 5 ans. Dans les pays à hauts revenus, où la pollution de l’air tend à être plus faible, 13% des infections respiratoires basses sont attribuables à ces facteurs. «La pollution de l’air cause la mort d’environ 600.000 enfants de moins de 5 ans chaque année, et elle augmente le risque d’infections respiratoires, d’asthme, de maladies néonatales et d’anomalies congénitales», ajoute l’OMS.

Maladies diarrhéiques

Les enfants d’Afrique subsaharienne et du sud est asiatique sont les plus affectés par ces maladies, qui ont tué 361.000 enfants de moins de 5 ans dans le monde. Celles-ci sont en grande partie causées par des bactéries pathogènes, et elles peuvent être prévenues par la mise à disposition d’eau potable ainsi que par des mesures d’assainissement et d’hygiène comme l’installation de toilettes. L’OMS estime qu’entre 36% et 75% de ces maladies sont dues à l’environnement. Entre 2000 et 2015, le nombre de décès liés à ces maladies chez les moins de 5 ans est passé de 1,2 million en 2000 à 526.000 en 2015.

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