17 janvier 2017 Juliette

Santé maternelle et infantile : l’appel de la Première Dame Hadja Djènè Condé au sommet Afrique-France

Dans un discours dont Guinéenews s’est procuré copie, la Première Dame de la République de Guinée, Hadja Djènè Kaba Condé a invité les Etats francophones à une mobilisation pour renforcer le système sanitaire maternelle et infantile.

C’était au cours de la journée du vendredi 13 janvier 2017 à Bamako, au compte du sommet Afrique-France. Après avoir rappelé le niveau de morbidité et de mortalité maternelle, néonatale et infantile ainsi que ceux des grossesses précoces et non désirées, Hadja Djènè Kaba a fait savoir que ces réalités expliquent en partie, les avortements chez les adolescentes.

Parlant de la portée de l’excision sur la gente féminine, Hadja Djèné Kaba COndé a rappelé que 96% des femmes ont subi l’excision et  que cette pratique se révèle être néfaste à la santé de la mère ainsi qu’à celle de l’enfant.

En collaboration avec le ministère de la Santé pour parer à ces pratiques qui portent atteinte à la santé de la femme, la Première Dame de Guinée a annoncé: ”un répertoire des pratiques traditionnelles positives pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive a été élaboré afin de pouvoir réduire la mortalité des mères, des nouveau-nés et des adolescents.’’ Un geste qui selon elle, consiste à doter le ministère en charge de la Santé d’une donnée basique.

Poursuivant, la première Responsable de la fondation PROSMI a expliqué que les démarches ayant abouti à l’élaboration de cette base de données reposaient sur des entrevues semi-structurées individuelles auprès de plus de mille participants mais aussi sur des entretiens approfondis avec des leaders d’opinion.

En outre, Hadja Djènè Kaba a listé les pratiques jugées positives pour la santé maternelle et infantile. Sur ce sujet, elle a indiqué que la contraception traditionnelle ou naturelle, le régime alimentaire des accouchées, l’éducation parentale communautaire responsable, l’orientation des femmes et des enfants vers les structures sanitaires publiques et/ou publiques, la limitation du nombre des naissances vivantes par femme et par nombre d’épouses.

Quant aux perspectives du ministère de la Santé et de sa Fondation, la Première Dame a expliqué qu’il s’agira de procéder à des essais pilotes dans les sites d’investigations puis à la lumière des enseignements tirés, passer à échelle. Toutefois, a-t-elle souligné, cela requiert plus d’engagements des décideurs, plus de détermination des intervenants et la responsabilisation des communautés à la base, en particulier des femmes.

«Les principales raisons pour lesquelles, on observe le recours à des pratiques traditionnelles positives en matière de promotion de la santé maternelle et en santé sexuelle reproductive des adolescents sont le partage du même espace socioculturel. Donc, les mêmes valeurs et les mêmes croyances”, a déclaré en siubstance Hadja Djènè Kaba Condé.