8 novembre 2017 Juliette

L’UNESCO et la Suède apportent leur appui aux pays pour développer l’éducation sexuelle complète en Afrique

Unesco

 

L’UNESCO et la Suède ont organisé un événement le 3 novembre 2017 au siège de l’UNESCO à Paris, afin de commémorer leur partenariat pour améliorer les résultats en matière de santé, de genre et d’éducation pour les adolescents et les jeunes de l’Afrique sub-saharienne.

Les adolescents et les jeunes d’Afrique sub-saharienne sont confrontés à de nombreux défis dans le domaine de la santé génésique et sexuelle, en particulier les grossesses précoces et non désirées, le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles, la violence sexuelle et les mariages d’enfants. Le SIDA représente la principale cause de décès des jeunes de 10 à 19 ans dans la région, les adolescentes et les jeunes femmes étant exposées à un risque disproportionné de contracter le VIH cinq à sept ans plus tôt que les hommes.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré que le partenariat entre l’UNESCO et la Suède permettait aux jeunes africains de prendre des décisions saines et informées en vue de leur avenir. « Le lien entre l’éducation et la santé est absolument explicite. Des apprenants en bonne santé sont de meilleurs apprenants. Des apprenants plus instruits possèdent les connaissances et les compétences nécessaires pour rester en bonne santé » a ajouté la Directrice générale.

Intitulé “Our Rights, Our Lives, Our Future”: Sweden’s support to UNESCO for expanding comprehensive sexuality education in Africa [Nos droits, nos vies, notre avenir : le soutien de la Suède à l’UNESCO pour développer l’éducation sexuelle complète en Afrique], l’événement a été organisé à l’occasion de la 39èmesession de la Conférence générale de l’UNESCO. On y a entendu les interventions de la Directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova, du Ministre de l’Éducation de la Suède, M. Gustav Fridolin et de l’Ambassadeur de Zambie auprès de l’UNESCO, M. Humphrey Chilu Chibanda, représentant le Ministre de l’éducation générale de Zambie, Dennis Wanchinga.

« Le traitement des défis sanitaires qui entravent le bien-être des jeunes populations d’Afrique sub-saharienne est une priorité absolue du développement et de la politique étrangère de la Suède » a déclaré le Ministre de l’Éducation suédois, M. Gustav Fridolin. « Tous les adolescents et tous les jeunes méritent de pouvoir développer les connaissances et les compétences qui leur sont nécessaires pour réduire le nombre de grossesses précoces et non désirées, pour éliminer la violence sexuelles et pour prévenir le VIH. »

L’ambassadeur de Zambie auprès de l’UNESCO, M. Humphrey Chilu Chibanda, s’est déclaré heureux de rejoindre d’autres gouvernements africains pour bénéficier de l’appui de la Suède avec le programme Nos droits, nos vies, notre avenir. « Le programme va soutenir et accélérer nos efforts et notre engagement afin que l’éducation sexuelle complète autonomise les adolescents et les jeunes en développant les aptitudes, les connaissances, les attitudes et les compétences nécessaires pour parvenir à des résultats positifs en matière d’éducation, de santé et d’égalité des sexes. Nous sommes des ardents défenseurs des droits des jeunes, de leur vie et de leur avenir. »

Dans le cadre du programme Nos droits, nos vies, notre avenir, l’UNESCO et la Suède vont apporter leur soutien à des États membres de l’UNESCO afin qu’ils fournissent aux adolescents et aux jeunes une éducation sexuelle complète qui soit propice à l’égalité des sexes et aux droits de l’homme et pour qu’ils luttent contre les normes et stéréotypes sexuels. Le volume croissant d’éléments factuels confirme que les programmes d’éducation sexuelle, s’ils sont bien appliqués, encouragent les jeunes à retarder l’âge de leurs premiers rapports, à réduire la fréquence des rapports, à réduire leur nombre de partenaires sexuels et soient plus nombreux à utiliser des préservatifs.

Le programme contribue directement aux Objectifs de développement durable (ODD) portant sur l’éducation, la santé et le genre. Il capitalise sur le travail déjà réalisé en Afrique de l’Est et australe(link is external) dans le cadre de l’engagement ESA, avec la mise en place de nouveaux projets en Afrique de l’Ouest et Centrale. Il est focalisé sur le Kenya, le Mozambique, le Malawi, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la RDC et le Nigeria, les différents avantages devant s’étendre au Bénin, au Tchad, au Congo, au Gabon, au Ghana, au Lesotho, au Niger, au Mali, au Sénégal, au Togo, à l’Angola, au Botswana, à Madagascar, à l’Éthiopie, au Rwanda, à l’Afrique du Sud, au Soudan du Sud, au Swaziland, au Zimbabwe et à la Zambie.

La Suède s’est engagée à fournir au projet Nos droits, nos vies, notre avenir 79,7 millions de couronnes suédoises (soit environ 10 millions de dollars E.-U.) dans les trois prochaines années, ce qui porte son soutien total de l’éducation sexuelle complète à 220 millions de couronnes (soit près de 30 millions de dollars E.-U.) sur une période de 8 ans.