Lomé, Togo.

« La faim ne devrait pas exister, les rendements à l’échelle mondiale aujourd’hui pourraient nourrir 12 milliards d’habitants »

Tsekpuia Abra Rosaline, 21 ans.

Rosaline a fini le cycle de Licence en Phytotechnie l’année dernière à l’Ecole Supérieure d’Agronomie. Aujourd’hui elle encadre à son tour les étudiants qui sont en fin de cycle désormais. La Phytotechnie consiste en la gestion et la production végétale.

« La première fois que j’ai vu une plante pousser c’était au CE2. Le fait de mettre une graine et que ça puisse produire autant, ça m’a émerveillé.

Et puis à l’école on m’a enseigné que le Togo n’était pas indépendant au niveau alimentaire, qu’en saison sèche il fallait importer des aliments du Burkina. Alors ça m’a marqué.

Un jour je voudrais devenir professeur chercheur. Je veux développer toutes ces compétences pour les partager ici et développer l’agriculture de mon pays. Une de mes passions c’est de lutter contre la faim.

La faim ne devrait pas exister, les rendements à l’échelle mondiale aujourd’hui pourraient nourrir 12 milliards d’habitants, mais on gaspille 1/3 de la production dans la chaîne de la conservation car les cultures ne sont pas programmées.

C’est un paradoxe en Afrique : les producteurs sont ceux qui ont faim car les politiques agricoles ne favorisent pas les producteurs qui sont obligés de ventre à perte. »

 

Par Vincent Tremeau

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