Eviter un “mal sournois qui tue”

5 février 2016 admin

Selon une récente étude médicale, sur les 2,6 millions de morts nés dans le monde chaque année, deux tiers se produisent en Afrique sub-saharienne.

L’équipe de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres qui a mené l’étude déplore que peu de progrès aient été enregistrés pour réduire le nombre de décès à la naissance.

Les recherches ont été publiées dans la revue The Lancet.

Les scientifiques précisent pourtant que ces morts, dans la majorité des cas, peuvent être évitées.

Le plus ahurissant, si la tendance continue, c’est qu’il faudrait attendre plus de 160 ans pour qu’une femme vivant en Afrique sub-saharienne ait les mêmes chances de mener une grossesse à termes qu’une femme habitant dans un pays riche.

Selon les données due l’étude, 60 % des enfants mort-nés se produisent dans les zones rurales d’Afrique subsaharienne.

Sur le continent, le Nigeria a le taux le plus élevé, tandis que le Rwanda a réussi à inverser la tendance en réduisant le nombre de mort-nés.

Les auteurs affirment que des améliorations ont été constatées en matière de santé maternelle et de mortalité infantile en Afrique.

Ce n’est pourtant pas le cas des morts à la naissance qualifiées par les scientifiques de “mal sournois qui tue”.

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