Bamako, Mali.

« Aujourd’hui j’écris pour dénoncer des choses de la société. J’écris sur la souffrance, les violences faites aux femmes, l’excision. C’est une triste réalité ici. »

 

Zeïna, 20 ans, écrit au bord du fleuve Niger, un lieu où elle vient trouver l’inspiration.

Zeïna est étudiante au conservatoire de Bamako en section multimédia. Elle écrit et slame, sur le quotidien des femmes au Mali, sur son quotidien personnel aussi. Elle voudrait poursuivre ses études dans la réalisation au cinéma, mais le cursus n’existe pas encore à Bamako.

« Le cinéma comme la poésie ou le slam, te permettent de dire des choses que généralement tu ne peux pas exprimer à cause des parents, comme par exemple l’amour, les bêtises… pour cela, la société malienne ou africaine est très différente de l’Occident : il y a certaines choses dont on ne peut pas discuter avec ses parents.

Aujourd’hui, j’écris pour dénoncer des choses de la société. J’écris sur la souffrance, les violences faites aux femmes, l’excision. C’est une triste réalité ici. On a longtemps considéré que les femmes étaient juste faites pour s’occuper de la famille, mais pas pour s’insérer dans la vie sociale. »

 

Par Vincent Tremeau

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