L’histoire de magassi

Bamako,  Mali

« Je suis sage-femme depuis 32 ans et depuis 2000 j’enseigne à l’Institut National de formation en sciences de la santé à Bamako. »

“J’avais une sœur sage-femme donc je partais avec elle dans son service et j’ai tout de suite eu beaucoup d’estime pour cette profession.

J’ai été affectée au début de ma carrière dans un centre à 90 km de Bamako, les routes étant difficiles, il fallait compter 5 heures de trajet. Je ne venais plus à Bamako. J’étais avec mon mari. J’ai pu pratiquer mon métier malgré les conditions difficiles et le manque de matériel. Quand tu as la vocation, tu cherches tous les moyens et les solutions pour le faire au mieux.

Avant, nous avions obligation de servir 3 ans dans les zones reculées, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Mais avec le nouveau projet SWEDD (Autonomisation des Femmes et Dividende démographique au Sahel), se pose la question de la fidélisation des jeunes sages-femmes aux zones reculées. Il faut qu’on arrive à leur octroyer des bourses pour renforcer leurs compétences et surtout qu’on ne les oublie pas. Il faut un logement d’astreinte pour qu’elles restent. L’état doit investir. La direction des ressources humaines du ministère est prête à accompagner le projet.

Le système des mentorats n’existe pas au Mali or il est indispensable pour le renfort des compétences des jeunes sages-femmes sur le terrain.

En tant que sages-femmes nous vivons chaque jour des histoires merveilleuses et douloureuses.”

 

©Sophie Garcia / UNICEF

 

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