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Les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard

Sci-Dev-net

 

Selon Francis Omaswa, les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Francis Omaswa, qui est le recteur de l’Université de Busitema (1), en Ouganda et fondateur de l’Alliance mondiale des personnels de santé des Nations Unies (2), estime que l’Afrique doit passer des systèmes de santé centrés sur les maladies, à des systèmes orientés vers le bien-être, afin de pouvoir faire face à une future épidémie de maladies liées au mode de vie.

Selon l’OMS, 90% des 14 millions de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies non transmissibles telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, sont issues des pays à revenu faible ou intermédiaire.

S’exprimant en marge de la réunion annuelle du Tropical Health and Education Trust (3) à Londres, le 24 octobre, Francis Omaswa a déclaré que les chercheurs devaient documenter l’épidémie croissante de maladies non transmissibles en Afrique, afin de pouvoir convaincre les décideurs politiques du besoin d’agir.

Quelle est l’ampleur du problème des maladies non transmissibles en Afrique subsaharienne?

C’est un problème qui prend de l’ampleur et cela dépend du pays dans lequel vous vous trouvez, mais l’ampleur des maladies non transmissibles égale lentement celle des maladies infectieuses et risque de la dépasser au cours de la prochaine décennie. On doit vraiment commencer à penser aux maladies non transmissibles maintenant, en particulier à la prévention, à la prévention et à la prévention. Nous avons une population urbaine en croissance rapide qui se sédentarise de plus en plus. Les citadins suivent un régime alimentaire semblable à celui de l’Occident et nous pouvons vraiment faire quelque chose à ce sujet maintenant – pour peu que nos dirigeants comprennent qu’il est possible de faire quelque chose.

Les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard

Sci-Dev-net

 

Selon Francis Omaswa, les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Francis Omaswa, qui est le recteur de l’Université de Busitema (1), en Ouganda et fondateur de l’Alliance mondiale des personnels de santé des Nations Unies (2), estime que l’Afrique doit passer des systèmes de santé centrés sur les maladies, à des systèmes orientés vers le bien-être, afin de pouvoir faire face à une future épidémie de maladies liées au mode de vie.

Selon l’OMS, 90% des 14 millions de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies non transmissibles telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, sont issues des pays à revenu faible ou intermédiaire.

S’exprimant en marge de la réunion annuelle du Tropical Health and Education Trust (3) à Londres, le 24 octobre, Francis Omaswa a déclaré que les chercheurs devaient documenter l’épidémie croissante de maladies non transmissibles en Afrique, afin de pouvoir convaincre les décideurs politiques du besoin d’agir.

Quelle est l’ampleur du problème des maladies non transmissibles en Afrique subsaharienne?

C’est un problème qui prend de l’ampleur et cela dépend du pays dans lequel vous vous trouvez, mais l’ampleur des maladies non transmissibles égale lentement celle des maladies infectieuses et risque de la dépasser au cours de la prochaine décennie. On doit vraiment commencer à penser aux maladies non transmissibles maintenant, en particulier à la prévention, à la prévention et à la prévention. Nous avons une population urbaine en croissance rapide qui se sédentarise de plus en plus. Les citadins suivent un régime alimentaire semblable à celui de l’Occident et nous pouvons vraiment faire quelque chose à ce sujet maintenant – pour peu que nos dirigeants comprennent qu’il est possible de faire quelque chose.

Mabingué Ngom : Le mariage des filles constitue une violation fondamentale des droits des enfants

LeSoleil online

 

Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « Le mariage d’enfants constitue une violation et un obstacle à la capture du dividende démographique »

Des organes du système des Nations unies comme l’Unfpa mènent des plaidoyers pour que l’âge des mariages des filles passe de 16 à 18 ans. Dans cet entretien, le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom, prône l’éradication des mariages des filles. Selon lui, le mariage des filles constitue une violation fondamentale des droits des enfants. Il invite tous les acteurs qui combattent ce phénomène à redoubler les efforts afin réussir le pari de l’éradication du mariage des enfants avant 2030.

Quel bilan tirez-vous de cette réunion de haut niveau visant à accélérer l’action pour mettre fin au mariage des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ?
Cette réunion était une opportunité pour célébrer les progrès réalisés et mettre la question de la nécessité d’accélérer la cadence sur la table grâce aux évidences qui montrent qu’au rythme actuel, nous allons rater les objectifs fixés pour l’horizon 2030. Nous devons aller huit fois plus vite pour gagner le pari de l’éradication du mariage des enfants à cette date butoir. C’est triste pour ces filles qui nous écoutent et qui voient qu’elles risquent de subir le sort des enfants femmes et que leurs enfants et enfants de leurs enfants seront sacrifiées simplement parce que nous trainons les pieds. C’est d’autant plus pénible que nous avons de bonnes pratiques à amplifier et que nous connaissons également ce qui doit changer au niveau des communautés comme chez tous les acteurs impliqués dans ce combat et dont les comportements doivent également changer. On n’en parle pas très souvent ! Même si je ne peux pas dire que tout sera rose, je dois avouer que cette réunion a été une excellente plateforme pour identifier les bonnes pratiques mais aussi dire ce qui limite les progrès. C’était également une plateforme d’échanges et de partage entre les différents partenaires qui ne se parlent pas toujours et militent pour la même cause. Les bonnes rencontres et les bonnes décisions ne sont pas suffisantes pour changer des pratiques complexes comme les mariages des enfants. C’est un combat qui se gagnera par le travail en équipe avec les leaders communautaires, religieux et une solidarité internationale encore beaucoup plus forte. Bien entendu, sans un engagement plus fort des gouvernements et des parlementaires qui votent les lois, approuvent les budgets et contrôlent l’action publique, des progrès significatifs sont peu probables. A l’Unfpa, nous pensons fermement que le mariage des enfants est une pratique à éradiquer le plus rapidement possible et pas après 2030 !

Quels sont les impacts des mariages précoces sur la santé de la jeune fille ?
Le mariage d’enfants est une pratique répandue en Afrique où plus de la moitié des femmes âgées de 25 à 29 ans ont été mariées pour la première fois avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans et un tiers d’entre elles se sont mariées avant d’avoir 15 ans. Dans certains pays comme le Niger et le Tchad, ces taux avoisinent 70 %. Il constitue une violation fondamentale des droits des enfants qui risquent non seulement leur vie mais compromettent leur avenir et bien-être tant les conséquences sont élevées. Il s’agit des grossesses précoces avec des complications au cours de l’accouchement, des fistules obstétricales, le risque de voir son enfant mourir ou contaminer par le Vih, etc.

En effet, sans préparation sur le plan physique et émotionnel à donner naissance à un enfant, les filles mariées très jeunes courent un risque de décès plus élevé lors de l’accouchement et sont vulnérables aux morbidités liées à la grossesse, telle que la fistule obstétricale. Elles sont susceptibles d’avoir des grossesses précoces et fréquentes, première cause de mortalité chez les filles de 15 à 19 ans des pays à faibles revenus ou intermédiaires. Pourtant une récente étude sur les impacts sanitaires du mariage des enfants a révélé qu’une baisse de seulement 10 % pourrait contribuer à une réduction de 70 % de la mortalité maternelle et de 3 % des taux de mortalité infantile. Les nourrissons nés de mères âgées de moins de 18 ans présentent un risque de mourir de 60 % plus élevé au cours de la première année de vie que ceux nés de mères âgées de plus de 19 ans

La Fondation Pierre Fabre lance un appel à projets pour intensifier la lutte contre la drépanocytose

Lefaso.net

 

Cet appel à projets vise à améliorer l’information, la recherche, le diagnostic et/ou la prise en charge médicale des personnes drépanocytaires en Afrique subsaharienne.

Engagée depuis 11 ans dans la lutte contre la drépanocytose, maladie génétique de l’hémoglobine qui touche 50 millions de personnes principalement en Afrique, la Fondation Pierre Fabre est le 1er acteur mondial dans la lutte contre cette maladie dans les pays du Sud. Elle intervient actuellement dans 7 pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Cameroun, Congo, Madagascar, Mali, République Démocratique du Congo, Sénégal) ainsi qu’en Haïti. Elle agit au travers de programmes visant à améliorer la prise en charge des malades, le dépistage précoce, la formation des professionnels de santé, la sensibilisation et l’éducation, et le développement de la recherche clinique.

Afin de poursuivre le développement de ses actions dans ce domaine, la Fondation lance jusqu’au 30 décembre 2017, un appel à projets visant à améliorer l’information, la recherche, le diagnostic et/ou la prise en charge médicale des personnes drépanocytaires en Afrique subsaharienne.

Cet appel à projets s’adresse aux professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, hématologues ou autres spécialistes impliqués dans la prise en charge des patients drépanocytaires) en exercice dans des structures de soin de pays d’Afrique subsaharienne à forte prévalence. Accéder à l’appel à projets.

Depuis 2006, la Fondation Pierre Fabre a fait de la lutte contre la drépanocytose en Afrique une de ses priorités, tant en termes d’aide à la prise en charge et aux soins que de plaidoyer international. Il s’agit de la 1ère maladie génétique au monde : 50 millions de personnes porteraient le trait drépanocytaire selon l’OMS et 1 enfant sur 2 atteint meurt avant l’âge de 5 ans sans prise en charge.

Chiffres clés :

1ère maladie génétique au monde

50 millions d’individus atteints

Plus de 300 000 enfants présentant une forme grave d’hémoglobinopathie naissent chaque année

Jusqu’à 40% de prévalence du gêne en Afrique sub-saharienne

1 enfant sur 2 atteint meurt avant l’âge de 5 ans sans prise en charge

La Fondation conduit 7 programmes actifs de lutte contre la maladie dans 9 pays du Sud et a investi plus de 7 millions d’euros

Elle a permis plus de 87 000 dépistages réalisés sur le continent africain

Elle est à l’origine de la création Centre de Recherche et de lutte contre la drépanocytose de Bamako, centre unique en Afrique subsharienne, où plus de 50 000 consultations ont été réalisées avec une cohorte de 7300 patients drépanocytaires qui bénéficient d’un suivi

La faible contraception ralentit la maîtrise de la démographie au Niger

VOAfrique

 

Le taux de contraception estimé à seulement 12% chez les femmes ralentit la maîtrise de la démographie galopante au Niger, a déploré le gouvernement, alors que le pays peine à nourrir ses 18 millions d’habitants.

« Le taux de contraception a connu une légère augmentation, de 5% en 2006 à 12%. La situation de la planification familiale demeure encore une préoccupation majeure au Niger », a déclaré Christelle Rakiatou Jackou, la ministre de la Population, à l’occasion de la Journée mondiale de la Population.

« Seulement 14% » des femmes nigériennes mariées utilisent une méthode de contraception moderne, contre une moyenne de 12% au plan national, s’est-elle alarmée dans un message radio-télévisé.

La ministre a justifié ce faible penchant pour la contraception par les difficultés d' »accès à l’information » et « aux services de planification familiale ». « Malgré ces chiffres alarmants », le Niger veut porter son taux de contraception « à 50% d’ici 2010 », a-t-elle annoncé.

Pour y parvenir, le pays soutenu par les Nations Unies, a déployé des mesures, notamment un « Plan d’action national pour la planification familiale » sur la période 2013-2020 et une loi « qui favorise l’accès et la gratuité des produits contraceptifs », a précisé la ministre.

La croissance démographique du Niger est une des plus fortes au monde, à 3,9% par an, soit 7,6 enfants par femme, selon les statistiques officielles. A ce rythme, le Niger comptera 25 millions d’habitants en 2025 et 90 millions en 2050, contre 18 millions aujourd’hui.

Un niveau de population que ce pays, abonné aux sécheresses et aux crises de malnutrition, ne pourra pas supporter. Le Niger tente depuis plusieurs années de maîtriser sa fécondité galopante, provoquant la colère des islamistes radicaux, qui assimilent la contraception à « une oeuvre satanique de l’Occident ».

Les moeurs pro-natalistes, bien ancrées dans les mentalités, plombent également les efforts des autorités. Début mars le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a exposé devant une délégation de l’ONU à Niamey le « véritable défi » que son pays doit relever pour assurer sa « transition démographique ».

« Si vous demandez aux femmes (nigériennes) le nombre d’enfants qu’elles désirent elles disent, en moyenne, neuf, et les hommes, onze« , a pointé le président.

Avec AFP

Pourquoi la démographie est un enjeu économique pour l’Afrique

Le Point Afrique

 

L’émergence de l’Afrique est à ce prix. Pour le démographe Jean-Pierre Guengant, le continent doit absolument maîtriser sa politique de natalité.

PAR JEAN-PIERRE GUENGANT*, POUR THE CONVERSATION.COM

La plupart des pays d’Afrique subsaharienne aspirent à devenir rapidement des pays émergents à croissance forte, inclusive et durable. Cependant, l’importance des investissements démographiques, en santé, éducation, logements, etc. qu’ils doivent continuer à faire constitue un des obstacles majeurs pour cet objectif. En effet, comme nous l’avons vu dans nos précédentes data visualisations (ici et ), la fécondité y reste presque partout supérieure à 4 enfants par femme. En comparaison, pour les pays émergents, elle est aujourd’hui d’environ 2 enfants par femme (entre et 1,5 et 3 enfants).

Des normes natalistes inchangées

Le maintien d’une forte fécondité en Afrique subsaharienne depuis les années 1960 est le résultat de facteurs socio-économiques et culturels. La faiblesse des niveaux d’instruction, d’urbanisation et du statut de la femme dans la plupart des pays sont des facteurs défavorables à une maîtrise consciente de la fécondité. Aussi, les sociétés africaines continuent de valoriser les familles nombreuses et les femmes ayant beaucoup d’enfants. La persistance de ces normes « natalistes » s’est traduite par une résistance à une utilisation de la contraception.

L’utilisation de la contraception en Afrique subsaharienne reste faible. Selon les résultats des dernières enquêtes, elle est, dans la moitié des pays, égale au plus à 20 % parmi les femmes mariées ou vivant maritalement. En revanche, elle se situe entre 60 % et 85 % dans la majorité des pays en développement ayant achevé leur transition de la fécondité : les femmes de ces pays ont donc réussi à maîtriser consciemment la taille de leur famille. Ce qui leur a permis d’entrer sur le marché du travail et d’être plus autonomes. Ces femmes ont ainsi réalisé en 30, 40 ans ce qu’on a appelé leur « révolution contraceptive ».

Révolution contraceptive

La faible utilisation de la contraception en Afrique subsaharienne est fortement corrélée à la faiblesse de la demande du côté des femmes. En effet, dans la moitié des pays, moins de 50 % d’entre elles ont exprimé un besoin en contraception. Contre 70 à 90 % des femmes dans la majorité des autres pays en développement. La faible demande peut s’expliquer par le fait que de nombreuses femmes ne sont pas encore pleinement conscientes de leurs droits en la matière. On encore que les pressions du conjoint, de la famille et de l’environnement dans lequel elles vivent les empêchent d’exercer ces droits. Par ailleurs, la faiblesse des programmes de planification familiale dans la plupart des pays peut décourager les femmes de l’utiliser.

Cameroun : L’OMS et les autorités sanitaires se mettent ensemble pour lutter contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile

Cameroon-Info.net

 

Un atelier d’évaluation de la qualité des soins dans les formations sanitaires se tient à cet effet à Douala.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, (OMS), l’Afrique subsaharienne participe pour plus de la moitié des décès maternels et infanto-juvéniles dans le monde. Ces décès sont fortement causés par un manque d’accès aux soins et à la  mauvaise qualité de ces derniers dans les hôpitaux. Le Cameroun en fait partie et se situe au dessus de la moyenne africaine.

C’est ce qui justifie l’atelier de Douala dont l’objectif vise à identifier les faiblesses de la mise en œuvre des interventions d’améliorations continues, de la qualité des soins maternels, néonataux et infanto-juvéniles, afin d’orienter les actions visant à éliminer les décès maternels et néonataux évitables.

Du 11 au 13 octobre en cours, Les participants vont être orientés sur le cadre conceptuel et les principes de la qualité des soins de la mère, du nouveau né et de l’enfant. Il sera ensuite question de procéder à l’adaptation sur l’outil OMS d’évaluation de la qualité des soins.

Pour le responsable résident de l’OMS au Cameroun, Dr Jean Baptiste Roungou, le Cameroun pourra à terme, mieux développer une stratégie intégrée pour l’amélioration de la qualité des soins de la femme, de l’enfant et de l’adolescent conformément aux objectifs pour le développement durable de notre réalité locale.

Les inégalités hommes-femmes toujours criantes en Afrique

RFI

Un nouveau rapport sur l’état de la population mondiale 2017, publié par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), souligne, une fois de plus, les grandes inégalités existant entre hommes et femmes à travers le monde. Le continent africain est particulièrement concerné. L’absence des droits les plus élémentaires pour les femmes est un facteur aggravant de paupérisation.

Dans le monde, seulement une femme sur deux a un emploi rémunéré. A l’échelle mondiale, elles ont en moyenne des salaires inférieurs d’un quart par rapport à celui des hommes. Des constats qui pour le continent africain sont encore plus prononcés souligne ce nouveau rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

La femme africaine, du fait de son faible taux d’accès à la santé, à l’éducation, souffre d’un handicap qui accroit les facteurs d’inégalité au sein d’une même société. Sans accès à la contraception, vivant dans des pays où les infrastructures de santé sont bien souvent déficientes notamment en milieu rural, ces femmes africaines commencent leur existence avec des handicaps qui auront des répercussions économiques toute leur vie.

Ainsi, une grossesse prématurée pour une jeune fille et la déscolarisation qui souvent s’ensuit, se traduisent en statistique dans le rapport : quand 40% des hommes d’Afrique subsaharienne sont salariés, à l’inverse près de 80% des femmes travaillent à leur compte ou sont employées dans des entreprises familiales avec son lot de précarité.

L’autre corollaire des taux de natalité mal maîtrisés : la croissance économique dont se prévalent beaucoup d’Etats africains n’est pas assez rapide face à la croissance démographique. De ce fait, les investissements des Etats concernés dans la santé, l’éducation, le logement et l’emploi auront toujours un train de retard, s’inquiètent les analystes.

Sénégal : CANAL+ diffuse la 2ème partie de la série « C’est la Vie » à partir de ce soir sur la chaine A+

Sudonline
La saison 2 de la série sénégalaise « C’est La Vie » va être diffusée sur la chaîne A+ à partir de ce 18 octobre. Les 36 épisodes vont être diffusés jusqu’au 20 novembre prochain sur la chaîne éditée par le groupe Canal+. La  projection en avant-première de la nouvelle série a eu lieu avant-hier, jeudi 12 octobre à la salle Canal Olympia Teranga.
Les férus de la série  sénégalaise « C’est La Vie » peuvent se réjouir. La nouvelle saison de la série va prendre les antennes de A+ à partir de ce 18 octobre. Une peur panique avec un cas présumé du virus Ebola qui s’empare de toutes les populations du quartier imaginaire de Ratanga, un trafic de faux médicaments, voilà en substance les thèmes des deux épisodes que l’on projetait avant-hier, jeudi 12 octobre, à la salle Canal Olympia Teranga, en présence de plusieurs téléspectateurs et des acteurs principaux de la série. Histoire de donner un avant-goût de ce que sera la saison 2.

La nouvelle saison de « C’est La Vie » veut par le biais du divertissement, sensibiliser les Africains aux problèmes de santé publique sur le continent. « C’est La Vie » raconte ainsi les aventures de quatre femmes intervenant dans le milieu hospitalier, et aborde les thématiques comme la santé maternelle et infantile, les violences faites aux femmes, l’éducation sexuelle ou la planification familiale. C’est pourquoi, « cette nouvelle saison signe le retour dans le centre de santé qui s’est désormais inscrit pleinement dans l’environnement des Ratangais.

La comédie nous entraine au rythme d’histoires joyeuses mais également de moments tragiques, ce qui finalement est le propre de la vie d’un hôpital », ont déclaré la scénariste, Marguerite Abouet et Alexandre Rideau, le producteur. La série « C’est La Vie » a été tournée à Dakar, « là où tant de talents éclosent chaque année », ont-ils. Une manière peut-être de dire que le cinéma sénégalais est riche.

En effet, la nouvelle production est « représentative de nos investissements dans la création africaine et la promotion des talents du continent ». Car, la production tournée au Sénégal a été réalisée par plusieurs personnes de nationalités africaines différentes.

Ce n’était pas facile de réaliser « C’est la vie ». Pour cause, a fait savoir Alexandre Rideau, « il y a eu des problèmes de financements avec la série », avant d’ajouter  que c’est grâce au Fonds français Muskoka qu’elle a été possible ». « Le Fonds Français Muskoka (FFM) a pour objectif de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile, à travers le renforcement des systèmes de santé de 10 pays francophones d’Afrique et Haïti. »

La saison 2  de « C’est La Vie », produite par Kewu Productions et l’Ong Raes comprend 36 épisodes et va être diffusée jusqu’au 20 novembre prochain sur la chaîne A+, éditée par le groupe Canal+.

Prévention et réduction des risques santé : quelles politiques, quelles pratiques ?

Sciences et avenir

Casablanca – De l’envoyé spécial de Leaders, Taoufik Habaieb. Les maladies non-transmissibles (MNT), notamment le cancer, le diabète et les maladies respiratoires sont responsables de 70% des décès dans le monde. En 2012, elles ont causé 38 millions de décès rien qu’en Afrique, dont plus de la moitié dans les pays d’Afrique du Nord. Est-ce une fatalité ? N’est-il pas pas possible de réduire ce fléau ? Y a-t-il moyen, de substituer la cigarette traditionnelle, principal facteur de mortalité des malades atteints du cancer, par des produits alternatifs à risque réduit ? Et quelles politiques de prévention et de réduction de risque, en matière de santé, pour les pays africains ? Telles sont les principales questions mises en débat lors de la Conférence Africa 2025, organisée mercredi 4 octobre 2017 à Casablanca, par le think tank monté en commun par All Africa (Dakar) et Media Partners (Casablanca).

En tête d’affiche, l’un des pionniers de la cancérologie, David Khayat, mais aussi d’éminents professeurs de médecine, de spécialistes de politiques de santé et de journalistes venus de plus d’une trentaine de pays d’Afrique et d’Europe. Au premier de l’assistance, Dr Fatema Marouane, ancienne ministre marocaine de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire et nombre de représentants de la société civile marocaine et subsaharienne. Du côté de la Tunisie, on relevait la participation des Drs Fares Mili, addictologue, pneumologue et président fondateur de la société tunisienne et de tabacologie et des comportements d’addiction, Mounira Masmoudi, consultante auprès de l’OMS et Raja Beji Srariri, docteur en physiologie et physiopathologie de la Nutrition à l’Ecole supérieure des Sciences et Technologies de la Santé de Tunis.

« L’amont d’une stratégie de santé, a souligné Mostapha Mellouk, co-président du think tank Africa 2025 et président de Casablanca Media Partners, c’est la réduction des risques. D’où l’importance d’apporter des éclairages sur l’avancée scientifique et technologique au service de la médecine et l’innovation en produits de substitution. De bonnes stratégies, de bonnes pratiques et de bons produits à risques réduits sont en mesure de gagner pas moins de 25% en risques, d’ici 2025, sur le continent africain. »