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Fonds français Muskoka

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L’OMS équipe des radios de proximité pour la lutte contre la mortalité maternelle

Tâches ménagères
Abidjan.net

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a offert, mardi, des équipements à 18 radios de proximité de l’intérieur du pays pour renforcer leurs capacités d’émission et pouvoir ainsi soutenir efficacement les différentes campagnes en vue de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale, infantile et juvénile dans ces différentes localités et partant, dans toute la Côte d’Ivoire.

Chacune de ces radios a reçu un ordinateur et un dictaphone H2. Ces équipements ont été octroyés dans le cadre des initiatives Musokoka/H6, soutenues par des fonds français et suédois, relatives à la réduction de la mortalité maternelle, néonatale, infantile et juvénile dans 10 pays d’Afrique plus Haiti.

Procédant à la remise, le représentant de l’OMS en Côte d’Ivoire, Jean-Marie Vianney Yaméogo a exhorté les bénéficiaires à diffuser à travers leurs ondes les informations relatives à la disponibilité des services de santé et l’accessibilité des soins de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent. Il a également annoncé la création d’une plateforme virtuelle sur le web afin de permettre aux radios partenaires de partager leurs productions.

Le Directeur de la Santé, Pr Dagnan Simplice a, au nom du gouvernement, salué le pragmatisme de l’OMS dans le processus d’amélioration de la santé des populations. Il a appelé les bénéficiaires à une gestion efficiente des ces équipements afin mieux informer les auditeurs sur les priorités du gouvernement en matière de santé notamment la réduction de la mortalité mère et enfant, la gratuité de la vaccination et de l’accouchement, la promotion de l’hygiène en milieu hospitalier.

Cette remise d’équipements matérialise une recommandation d’un atelier organisé en 2014 avec les professionnels de médias et qui a débouché sur la mise en place d’un réseau des professionnels de médias engagés pour la santé de la mère et de l’enfant en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire compte près de 140 radios de proximité constituées en une union.

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Santé : les trop lents progrès vers les Objectifs du développement durable

Djémilaton et patiente
Le Monde Santé

Les chances d’atteindre le succès en 2030 sont minces sans « un engagement financier et politique extraordinaire », estime un collectif de 2 500 experts.

Rien ne garantit que le monde atteindra d’ici à 2030 les Objectifs du développement durable (ODD) ayant trait à la santé. Certes, les tendances observées depuis 1990 montrent que plus de 60 % des pays devraient parvenir aux cibles fixées pour les mortalités néonatale, infantile et maternelle, ainsi que pour le paludisme, mais moins de 5 % des pays seulement sont susceptibles de s’approcher du but s’agissant de la mortalité routière, du surpoids des enfants ou de la tuberculose. Cette analyse lucide du groupe d’étude de la « charge mondiale des maladies » a été publiée, mardi 12 septembre, dans la revue britannique The Lancet.

Elle a été menée par quelque 2 500 collaborateurs du projet, répartis dans 135 pays et coordonnés par l’Institute for Health Metrics and Evaluation, installé à l’université de Washington à Seattle. Les experts ont étudié les données de 188 pays pour 37 des 50 ODD liés à la santé. Ces 37 indicateurs vont du retard de croissance infantile à l’incidence de l’infection par le VIH, en passant par le suicide, l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, la couverture vaccinale et la mortalité liée à la pollution de l’air. Une note a été attribuée à chacun d’eux, ce qui a permis d’obtenir un score global et un classement des pays.

Singapour, l’Islande et la Suède constituent le trio de tête avec une note globale de 87/100 pour le premier, de 86/100 pour les deux autres. La Norvège, les Pays-Bas, la Finlande, Israël, Malte, la Suisse et le Royaume-Uni complètent la liste des dix meilleurs élèves. Avec un score global de 73/100, la France est classée 26e, elle est devancée, entre autres, par l’Australie, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, mais aussi Antigua-et-Barbuda, Chypre ou la Slovénie.

Les pays les plus en retard quasiment tous africains

A l’autre bout du spectre, l’Afghanistan ferme la marche des 188 pays étudiés. Mais dans l’ensemble, le groupe des Etats les plus en retard est outrageusement dominé par l’Afrique subsaharienne. Sur les 38 derniers de la liste, en dehors de l’Afghanistan, du Bangladesh, du Népal, du Yémen et de la Papouasie – Nouvelle-Guinée, tous sont africains.

L’Indice socio-démographique (ISD) est un instrument combinant le revenu par habitant, le nombre moyen d’années de scolarisation pour les 15 ans et plus et le taux de fertilité. Sans surprise, il conditionne les progrès des objectifs de développement. « Pour un sous-ensemble d’indicateurs, (…) les niveaux projetés d’accomplissement des ODD sont prometteurs, en particulier pour les pays ayant les ISD les plus élevés », soulignent les auteurs de cette étudeIls notent cependant que ces projections positives restent des exceptions, « la plupart des pays, spécialement ceux d’Afrique de l’Ouest et centrale et les Etats, ayant un ISD bas, faisant face à un chemin difficile pour atteindre les ODD d’ici à 2030 sur la base des trajectoires actuelles », estiment-ils.

Les chercheurs ont ajouté quatre nouveaux indicateurs qui n’apparaissaient pas dans l’évaluation de la charge mondiale des maladies publiée en 2016 : la couverture vaccinale, les violences physiques et sexuelles, les abus sexuels sur les enfants, un registre des décès fiable, ainsi que des mises à jour de la mise en œuvre d’une couverture sanitaire universelle. Sur ce dernier point, le Cambodge, le Rwanda, la Guinée équatoriale, le Laos, la Turquie et la Chine sont ceux qui enregistrent les progrès les plus importants au cours de la période 2000-2016 grâce à des politiques volontaristes. A l’inverse, le Lesotho, la République centrafricaine et les Etats-Unis sont ceux pour lesquels la progression est la plus faible.

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L’OMS et l’Unicef réfléchissent sur les épidémies en Afrique centrale

Info Afrique

« Que faire pour éviter les effets causés par les maladies imuno-préventifs » voilà le thème qui va être au cœur de la réflexion dès le 12 septembre et pendant trois jours entre plusieurs experts de l’OMS et de l’Unicef de la sous région Afrique centrale.

ls se réuniront pour un cycle d’ateliers, workshop, afin réfléchir sur les moyens de lutter plus effacement contre les maladies jugés évitables ces organes de l’ONU. La rencontre se fera en collaboration avec le Ministère de la santé de la Guinée Équatoriale.

En Afrique centrale, la lutte contre les maladies est très lente et n’avance pas normalement. « La couverture vaccinale est très peu rependue » selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

OMS - Organisation Mondiale de la Santé
OMS – Organisation Mondiale de la Santé

Continent en pleine ébullition en ce 21ème siècle, l’Afrique fait face actuellement, à des maladies comme le paludisme, la poliomyélite, la trypanosomiase, le choléra, la tuberculose, la rougeole, et les maladies diarrhéiques pour ne citer que ces quelques cas. Elles sévissent et causent beaucoup de dégâts dans plusieurs communautés. Ces pathologies présentent une menace contre la santé et constituent un frein au développement de l’Afrique Centrale.

A ce fardeau est venu s’ajouter le coût dévastateur du VIH / sida dont les conséquences risquent de compromettre tous les efforts consentis pour promouvoir le  Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté par les dirigeants politiques du monde entier en 2016 sous l’égide de l’ONU. Ces maladies transmissibles mettent la santé des communautés de l’Afrique centrale en péril et sont responsables d’un tiers de décès environ de la population.

« On ne peut pas se développer avec un peuple malade » soutien le médecin congolais Victor Nzuzi « il faut maximiser les possibilités des solutions à ce problème de santé publique. De cette manière, nous pouvons être en mesure d’améliorer la santé des populations et de leur environnement afin de réduire la pauvreté et de tendre vers un développement durable. Si aucun effort n’est fourni dans ce sens, les conséquences seront incalculables» poursuit Victor Nzuzi. Plus d’un million de personnes meurent chaque année de paludisme, dont 90% en Afrique sub-saharienne. Les morts se comptent surtout parmi les enfants, plus de 300 d’entre eux en meurent chaque jour selon l’organisation Mondiale de la santé (OMS).

L’absence des services médicaux essentiels occasionnés par le délabrement des structures de santé, la multiplication des officines et centres de santé privés, l’utilisation de la médecine traditionnelle comme une alternative à la crise du système de santé pour une grande partie des populations en Afrique centrale, sont des obstacles à une prise en charge sanitaire et efficace des populations.

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La santé pour tous en 2030 ?

Sciences & Avenir

L’Assemblée générale de l’ONU s’est ouverte hier, 12 septembre 2017, à New York. Figure un point d’étape des 17 « objectifs du développement durable » adoptés en 2015 par l’ONU, avec la santé et le bien être pour l’ensemble de l’humanité. Un bilan doit être fait sur la lutte contre le Sida et le paludisme. Président de l’IRD, Jean-Paul Moatti précise le défi que représente cet objectif.

Sciences et Avenir : La santé pour tous, est-ce que cela signifie la même chose pour les pays du sud et du nord ?

Jean-Paul Moatti : Les 600 millions d’habitants des pays les plus pauvres gagnant moins de 1000 euros par an sont principalement touchés par les maladies infectieuses. Le sida, le paludisme et la tuberculose, les infections respiratoires et les diarrhées de l’enfant y sont responsables de plus du tiers des décès. Près de 4 décès sur 10 y touchent des enfants de moins de 15 ans, et 2 sur 10 seulement des personnes âgées de 70 ans ou plus. Au début du 21e siècle, l’épidémie de Sida dans les pays d’Afrique sub-saharienne a annulé la totalité des progrès de l’espérance de vie qui avaient pu être accomplis suite à la décolonisation depuis les années 1950. A priori, cette réalité n’a rien à voir avec la situation dans les pays développés où ce sont les maladies dites « non transmissibles  » (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers) qui sont majoritaires. Pourtant, nous assistons au phénomène de  » transition épidémiologique « , liés à la globalisation des modes de vie. Ces pathologies chroniques deviennent la première cause de décès partout dans le monde. En 2012, elles ont été à l’origine de 38 millions (68 %) des 56 millions de décès recensés sur la planète. Dans les pays les plus pauvres, elles représentent déjà plus du tiers des décès et plus de la moitié dans les pays à revenu intermédiaire (de 1.000 à 12.000 € par personne/an).

Traitement des crises sanitaires ponctuelles contre la construction pérenne d’un système d’accès au soin, cet apparent dilemme ne traverse-t-il pas toute l’histoire de la coopération française vis-à-vis des pays du sud?

Il existe en effet une tension qui caractérise la stratégie internationale de la France en matière de santé globale. D’un côté, l’Etat français poursuit une ambition forgée dès l’époque coloniale : l’exportation de son modèle de protection sociale égalitaire incluant la prise en charge de la santé. D’un autre, dans la tradition pastorienne et celle de notre médecine militaire, il a souvent fait le choix d’un  » verticalisme humanitaire d’État  » concentrant ses forces sur une épidémie ou une maladie transmissible spécifique. Ainsi du succès du colonel Jamot dans la lutte contre la maladie du sommeil dans le Cameroun des années 1920, ou plus près de nous, la contribution depuis les années 1970 de la recherche française (dont l’IRD, aux côtés de l’OMS) dans le contrôle de l’ l’onchocercose, maladie filaire qui est la deuxième cause de cécité d’origine infectieuse dans le monde.

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Paludisme : la pré-élimination, une étape à franchir d’abord !

Sud Quotidien
Au Sud du Sénégal, le Paludisme continue de faire des ravages, avec de nombreux cas de décès. C’est dans le souci de barrer la route à cette maladie que le coordonnateur du Programme National de Lutte contre Paludisme (PNLP), Docteur Omar Sarr et son équipe ont fait face à la presse hier, lundi 21 août, pour dévoiler de nouvelles stratégies de  lutte  pour arriver, d’ici 2030, à zéro (0) cas de paludisme au Sénégal. Cela passe par la mise en œuvre d’un ensemble d’interventions et de stratégies pour atteindre la pré-élimination d’abord.
Le Sénégal est dans le lot des pays de l’Afrique Sub Saharienne (ASS) où le paludisme est endémique et constitue un problème de santé majeur. C’est pourquoi Docteur Omar Sarr, le coordonateur du Programme National de Lutte contre Paludisme (PNLP) et son équipe vont à nouveau intensifier la lutte, avec de nouvelles stratégies à mettre en place, pour arriver à zéro (0) cas de paludisme d’ici 2030. Et, par rapport à cet objectif, une régression significative de la maladie a été notée avec plus de 50% entre 2009 et 2015 et aussi une prévalence parasitaire qui est passée de 3% à 1,2%.

Selon le Docteur Sarr, pour faire face au paludisme, «un dispositif de prévention a été mis en place, mais surtout à l’échelle individuel, à partir de l’utilisation des moustiquaires imprégnés qui sont disponibles dans les structures de santé partout au Sénégal. Cependant, des préventions  au niveau collectif ne sont pas en reste, avec la mise en œuvre d’inspections intra-domiciliaires mais aussi la chimio prophylaxie chez les enfants de 3 mois à 10 ans qui sont prés de 600.000 dans la zone sud», soutient le coordonateur de programme.

En ce qui concerne la prise en charge, elle est  effectif au partout au Sénégal avec la généralisation des Tests de Diagnostic Rapide (TDR) qui confirme des cas de paludisme en un temps record de 15mns au plus et aussi de sa gratuité depuis 2007. Sans oublier la disponibilité des médicaments ACT  (médicaments à base de dérivés d’Artémisinine)  qui ne prend en charge que le paludisme simple dans les structures sanitaires jusqu’au niveau communautaire. Et, dans ce cas, les populations peuvent bénéficier de la gratuité de ces médicaments effectif depuis 2006.

En outre, les médicaments contre le paludisme d’un niveau grave sont aussi disponibles dans les hôpitaux et centres de santé. La gratuité de l’artésunate (molécule de première intention) est effective pour cette année 2017 dans 6 régions  que sont Kédougou, Kolda, Sédhiou, Tambacounda, Diourbel, et  Kaolack qui sont les zones rouges sur la carte des régions à forte transmission. Et, l’extension de cette gratuité est prévue pour les autres régions à la fin de l’année.

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Inégalités en Côte d’Ivoire : priorité à l’éducation

Idées pour le développement

Bien des pays d’Afrique disposant d’économies diversifiées et de pluralisme politique affichent de forts taux de croissance, comme la Côte d’Ivoire, championne avec 8,5 % attendus en 2016 et 8,3 % en 2017.

Seul problème : cette croissance n’étant pas inclusive, ses retombées tardent à changer le quotidien d’une majorité de la population, malgré l’essor des classes moyennes. Comment venir à bout des inégalités qui minent la société ivoirienne ? Pour Francis Akindès, professeur de sociologie à l’université Alassane Ouattara (Bouaké), l’éducation est l’une des priorités.

Quels sont les grands marqueurs d’inégalités en Côte d’Ivoire ?

Début février 2017, la Banque mondiale a livré les conclusions d’une étude sur la situation économique en Côte d’Ivoire, en insistant sur « le défi des compétences » auquel se trouve confrontée la politique économique.

Un indicateur frappant paraît dans ce rapport : l’espérance de vie scolaire d’un enfant, ajustée par le taux de redoublement, ne dépasse pas 7,7 ans en moyenne en Côte d’Ivoire alors qu’elle est de 9,7 années en Afrique et 12 ans dans les pays à revenu intermédiaire (PRI). En clair, un si faible niveau de scolarisation ne permet pas d’atteindre le seuil de capitalisation de l’humain, premier facteur d’une politique de croissance durable.

En outre, la différence entre le système d’enseignement public et les écoles privées fait que le premier n’est plus un ascenseur social pour les enfants des zones rurales ou issus de familles pauvres. Or, s’il devait y avoir un correcteur équitable des inégalités, c’est bien l’école. Dans le contexte ivoirien, non seulement il ne joue plus son rôle, mais il contribue plutôt à reproduire, voire à accroître les inégalités, car l’offre d’éducation de qualité se déplace de plus en plus vers le secteur privé.

Sur ce sujet, lire également sur iD4D : « L’enseignement privé : un atout pour l’Afrique subsaharienne ? », par Rohen d’Aiglepierre, chercheur associé, FERDI, CERDI et UdA.

L’école publique est de plus en plus disqualifiée en raison des multiples grèves qui ponctuent les années scolaires. Elle délivre des titres auxquels ne correspondent plus des compétences réelles. Ces qualités inégales d’offre de formation et d’éducation contribuent à l’accroissement des inégalités en Côte d’Ivoire.

L’inadéquation entre les formations et la demande sur le marché de l’emploi est-elle en débat ?

Non, justement. Chacun en parle dans sa chapelle. Mais les groupes d’acteurs (chefs d’entreprise, décideurs politiques, partenaires du système éducatif de tous les niveaux, étudiants et élèves) censés être despartenaires sur la réforme du système éducatif ivoirien ne se rencontrent pas pour en débattre. Les entreprises veulent des étudiants bien formés, mais comment faire de la qualité avec la masse ? Une réforme en profondeur s’impose, pour améliorer l’enseignement par le haut.

La Banque mondiale, dans son étude, s’est focalisée sur le primaire et le secondaire, au risque d’oublier la dimension systémique de l’éducation  : pour avoir des instituteurs compétents dans le primaire, il faut commencer par réformer le supérieur, qui forme les maîtres !

Les efforts à faire impliquent des responsables politiques qui aient une vision d’avenir et un minimum de sens de l’intérêt général. Les résultats de la croissance économique de la Côte d’Ivoire sont captés par une élite restreinte. Cette élite est regardée avec beaucoup de ressentiment et de frustrations.

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Scolariser les filles pour en finir avec les mariages précoces

Info Afrique

Chaque jour, 41 000 filles se marient avant leur 18e anniversaire. Elles sont 15 millions chaque année à connaître ce sort

Si les mariages précoces peuvent concerner filles et garçons, cette pratique affecte principalement les premières.

Des filles comme Nafissa, au Niger.

« J’ai arrêté l’école quand je me suis mariée », relate l’adolescente. « À cause de la mentalité des gens et de leurs préjugés. Le mariage a eu lieu pendant des vacances scolaires. Je suis tombée enceinte et je ne suis plus jamais retournée en classe. »

Un mariage précoce est lourd de conséquences pour les principales intéressées, mais aussi pour leurs enfants, leur famille et même leur pays. Les Nations Unies ont fait de la fin de cette pratique l’une des cibles de leurs Objectifs de développement durable. Selon un nouveau rapport (a) du Centre international de recherche sur les femmes (ICRW) et du Groupe de la Banque mondiale, les mariages précoces coûteront des milliers de milliards de dollars aux pays en développement d’ici 2030

La pression des parents et des proches, la pauvreté et l’absence d’autres débouchés expliquent souvent ces mariages. L’accès limité à une éducation de qualité et la priorité donnée aux études des garçons plutôt qu’à celles des filles — en partie à cause de perspectives d’emploi insuffisantes — contribuent à perpétuer cette pratique.

« Le problème, c’est que les écoles primaires sont très éloignées de chez nous. Les filles rencontrent des hommes sur le chemin de l’école. Certaines tombent enceintes et abandonnent leur scolarité », explique un parent originaire de l’Ouganda« En plus, même si les filles font des études secondaires, c’est une impasse car il n’y a pas d’établissement professionnel pour les former ensuite. Alors pourquoi dépenser de l’argent pour qu’elles étudient ? »

Les conséquences d’un mariage précoce peuvent être dévastatrices pour les jeunes filles, qui se retrouvent ainsi privées de la possibilité d’étudier et de gagner leur vie, mais aussi exposées aux risques de complications liés à la grossesse et l’accouchement chez les adolescentes.

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« En plus de porter un coup d’arrêt aux espoirs et aux rêves des jeunes filles, les mariages précoces freinent les efforts de lutte contre la pauvreté, de même que la réalisation des objectifs de croissance économique et d’équité », souligne Quentin Wodon, co-auteur du rapport«Mettr e un terme à cette pratique est une exigence morale qui relève, aussi, du bon sens économique. »

 

 

Mettre fin aux mariages précoces est bénéfique sur le plan économique

Le Groupe de la Banque mondiale met en évidence dans cette étude le coût économique exorbitant des mariages précoces. Mettre fin à cette pratique et aux grossesses adolescentes pourrait réduire d’environ 10 % la fécondité et la croissance de la population dans les pays où les mariages d’enfants sont très répandus. Selon l’analyse, les gains réalisés chaque année en termes de bien-être grâce au ralentissement de la croissance démographique pourraient se chiffrer à plus de 500 milliards de dollars par an d’ici 2030 à l’échelle mondiale.

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ONG : l’Afrique peut compter sur ses propres forces

Tribune Ouest

Les organisations non gouvernementales (ONG) font un travail remarquable depuis plusieurs décennies déjà, en particulier en Afrique. Mais le continent, décidé à prendre son destin en main, voit désormais se multiplier les organisations locales à l’instar de la fondation Children of Africa, présidée par la Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Nouvian Ouattara.

Les ONG sont tellement présentes dans les médias, que l’on oublie parfois à quel point leur rôle est important et leur travail difficile. Initialement dédiées à apporter une aide ponctuelle d’urgence, elles effectuent désormais des actions favorisant le développement et la prévention.

Les ONG sont aujourd’hui des acteurs incontournables dans la résolution des conflits et des situations de crise. Depuis le début des années 1990, elles sont devenues des interlocuteurs sérieux et des partenaires à part entière sur des questions aussi importantes que le développement social ou la lutte contre le réchauffement climatique.

Proches des populations locales, elles peuvent agir là où les autres institutions ne peuvent s’aventurer. Ainsi, la souplesse et la rapidité d’action qui caractérisent les ONG leur permettent de venir en aide aux Etats, grandes organisations multilatérales et autres institutions susceptibles d’être freinées par des lourdeurs bureaucratiques.

Sur le terrain, les ONG sont capables de mobiliser la population locale pour des actions rapides, ce qui est particulièrement utile lorsqu’une crise éclate. Elles sont également très efficaces pour réunir des dons et mobiliser des forces bénévoles ainsi que des volontaires pour développer leurs projets. Un travail de proximité rendu possible grâce à la confiance que les sympathisants et les donateurs accordent aux membres de ces organisations, qu’ils ont parfois l’occasion de rencontrer.

L’importance des ONG locales

Et si les ONG internationales font bien souvent la Une des médias en raison de leurs performances, les ONG locales ne sont pas en reste, notamment en Afrique. Preuve de leur efficacité, celles-ci sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses sur le continent.

La fondation ivoirienne Children of Africa, qui multiplie les actions en faveur des Africains les plus jeunes et les plus vulnérables, l’organisation ghanéenne Waaf, consacrée à la lutte contre le SIDA ; l’ougandaise Little Light, qui œuvre pour l’amélioration de la qualité de l’éducation des enfants des bidonvilles, ou encore la Fondation Nelson Mandela, qui s’attache à perpétuer l’œuvre du célèbre dirigeant sud-africain sont autant d’exemples qui témoignent de la capacité de la société civile africaine à s’organiser pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le continent.

Fondée par Dominique Nouvian Ouattara, première dame de Côte d’Ivoire, Children of Africaest pour sa part très axée sur le secteur de l’éducation, qu’elle considère comme la « clé » permettant de donner aux enfants un avenir meilleur. Mais la fondation agit aussi dans le secteur social et celui, également très important, de la santé.

En juillet dernier, celle-ci s’est vu offrir un chèque de 350 000 euros par le groupe pharmaceutique allemand Merck, qui a ainsi souhaité soutenir le projet de construction de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville.

Projet « phare » de la Fondation Children of Africa, cet hôpital vise à contribuer à la réduction de la mortalité et morbidité maternelles, néonatales, infantiles et juvéniles en améliorant l’offre de soins de santé pour le couple mère-enfant et en lui offrant des services et des soins de qualité. Children of Africa constitue un cas particulièrement intéressant, car il s’agit d’une fondation désormais panafricaine gérée par des Africains.

De son côté, l’organisation ghanéenne Waaf, « consacrée à la lutte contre le SIDA et l’aide aux séropositifs » et qui fait preuve d’un très haut niveau de professionnalisme, « dirige un centre de traitement et de soins pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA » au Ghana. Par ailleurs, la fondation, créée en 1999, a également mis en place des « programmes de proximité » à Accra, la capitale ghanéenne.

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Cameroun : Chantal Biya, ambassadrice du numérique pour la femme africaine

APA NEWS

APA – Douala (Cameroun)

L’épouse du chef de l’Etat camerounais Chantal Biya, a été faite « ambassadrice du numérique pour la femme africaine » pour ses multiples actions pour la promotion des technologies de l’information et de la communication (TIC), a appris samedi APA de sources concordantes.

Cette distinction attribuée par l’Association diaspora et Investissement (ADI) basée en France, découle de ses initiatives pour la lutte contre la fracture numérique en Afrique et notamment au Cameroun, où la première dame parraine depuis une dizaine d’années, le programme de formation de 100 000 femmes aux TIC, sous les auspices de l’Institut africain d’informatique (IAI) dont le siège se trouve à Libreville, au Gabon.

«Le prix que vient de recevoir Mme Chantal Biya est la reconnaissance internationale pour ses efforts par rapport à l’arrimage à la modernité des femmes et des jeunes aujourd’hui, mais aussi pour le souci qu’elle a toujours d’accompagner les couches vulnérables. Elle a soutenu l’opération 100 000 femmes, et elle est aujourd’hui orientée vers un nouveau défi, celui d’arrimer les jeunes et les femmes», a indiqué le représentant de l’IAI au Cameroun, Armand Claude Abanda.

D’après lui, l’Institut africain d’informatique «  est honoré de ces engagements de Mme Chantal Biya, pour assurer une visibilité de ses programmes sociaux, et l’IAI en tête desquels le président du conseil d’administration Alex Bernard Bongo Ondimba et la nouvelle directrice générale, la Nigérienne Mme Kalmi sont heureux de cet accompagnement», a-t-il insisté.

En 2008, Chantal Biya  a été faite ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO (Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la santé), devenant la première femme africaine du genre.

Autre distinction, en 2015, elle a été faite ambassadrice spéciale de l’ONU-SIDA (Organisation des nations unies) pour son engagement humanitaire en faveur des malades et de la prévention contre le sida.

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Paludisme : un nouveau médicament testé en Afrique

Femme Actuelle

Une étude a été récemment lancée par Novartis et Medicines for Malaria Venture (MMV) en Afrique pour tester l’efficacité de KAF156, un candidat-médicament anti-paludéen. Ce traitement nouvelle génération aurait le potentiel de traiter les souches pharmaco-résistantes du parasite du paludisme.

Le nouveau médicament, KAF156, est testé depuis début août chez des adultes souffrant de paludisme et les essais doivent être étendus aux adolescents et aux enfants dans neuf pays d’Afrique et d’Asie.

Le KAF156 pourrait éliminer le paludisme dans sa globalité

L’étude testera l’efficacité de KAF156 en combinaison avec une nouvelle formulation améliorée de l’antipaludéen luméfantrine. Beaucoup d’espoir repose sur le KAF156. C’est le premier antipaludéen issu de la nouvelle classe thérapeutique des imidazolepipérazines à atteindre le développement clinique à un stade aussi élevé. Il aurait le potentiel d’éliminer l’infection dans sa globalité, incluant même les souches résistantes.

Aussi, il bloquerait la transmission du parasite responsable du paludisme. En effet, les résultats de la première phase de l’étude ont montré que la molécule, très puissante, agit rapidement sur les différentes étapes du cycle de vie du parasite, éliminant rapidement différents types de parasites incriminés dans la maladie.

Trouver de nouveaux médicaments pour éradiquer le paludisme

« Avec pratiquement la moitié de la population mondiale à risque, le paludisme continue d’être un défi de santé publique majeur, a souligné Vas Narasimhan, Chef du développement des médicaments et médecin chef chez Novartis, lors de la cérémonie de lancement de l’étude à Bâle (Suisse). Le développement de nouveaux médicaments antipaludéens est essentiel pour parvenir à éliminer le paludisme. L’innovation scientifique continue d’être notre meilleur atout contre la maladie ».

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