Bienvenue sur le blog

Les actualités du
Fonds français Muskoka

LIRE LES ACTUALITÉS

La FID estime qu’une femme sur dix vit avec le diabète et beaucoup n’ont pas accès aux soins de santé 

SCI DEV NET

 

Selon les dernières estimations de la Fédération Internationale du Diabète (FID) [1], un adulte sur 11 souffre de la maladie, soit un total de 425 millions de personnes et 10 millions de personnes de plus qu’en 2015.

Associée à un certain nombre de complications débilitantes affectant les yeux, le cœur, les reins, les nerfs et les pieds, la maladie touchera près de 700 millions de personnes d’ici à 2045.

Plus de 350 millions d’adultes, tous sexes confondus, courent actuellement un risque élevé de développer le diabète de type 2, la forme la plus répandue de la maladie.

Les difficultés à concevoir, les fausses couches, les bébés mal formés et un mauvais état général des grossesses constituent quelques-uns des principaux impacts  sur les femmes.

La FID estime qu’une femme sur dix vit avec le diabète et beaucoup n’ont pas accès aux soins de santé et ne sont pas sensibilisées à la maladie.

“Le diabète est bien une question de santé publique et cela interpelle les Etats qui doivent mettre en place des moyens de lutte et de sensibilisation idoines.”

Baye Oumar Gueye – ASSAD Sénégal

Un problème encore plus grave est celui du diabète pendant la grossesse ou celui du diabète non contrôlé avant la grossesse – une naissance sur sept est affectée par le diabète gestationnel. Le diabète est également la neuvième cause de décès chez les femmes dans le monde, causant 2,1 millions de décès par an.

Il n’est donc pas étonnant que, pour faire prendre conscience de ces questions, le thème de la journée mondiale de lutte contre le diabète porte cette année sur « Les femmes et le diabète : notre droit à un avenir sain. »

Selon Baye Oumar Gueye, secrétaire général de l’Association Sénégalaise de Soutien et d’Assistance aux Diabétiques (Assad) [2], en 2041, « le diabète risque de toucher 313 millions de femmes. »

« Le diabète est bien une question de santé publique et cela interpelle les Etats qui doivent mettre en place des moyens de lutte et de sensibilisation idoines », ajoute-t-il.

Diabetes figures

Seydou Nourou Diop, qui a dirigé pendant plusieurs années le centre Marc Sankalé de prise en charge des diabétiques, basé à Dakar, assure que les femmes risquent de payer un lourd tribut à la maladie.

Au plan mondial, le diabète touche un peu moins les hommes que les femmes et, de fait, la mortalité est plus importante chez la femme, notamment dans le cadre de l’association entre grossesse et diabète.

Seydou Nourou Diop estime qu’au Sénégal, « ce sont 80% de femmes diabétiques qui viennent en consultation pour se faire suivre, beaucoup plus que les hommes qui se croient à l’abri et viennent une fois avant de disparaître. Mais le gros problème, c’est que la plupart de ces femmes sont en état de procréer et si elles ne sont pas en bonne santé, ou si le diabète n’est pas maîtrisé, elles risquent de perdre leur grossesse ; il faut que le diabète soit découvert si possible avant la grossesse et maîtrisé. »

Seydou Nourou Diop ajoute qu’en Afrique, si on met de côté la « femme intellectuelle » qui a beaucoup de moyens, la femme, en général, est soumise au mari ou à la famille, à des conditions qui font qu’elle ne peut pas exercer son droit à la santé, surtout quand elle est diabétique. C’est aussi la responsabilité de l’Etat d’informer et de sensibiliser ces femmes. »

Africa Dialogues : Des jeunes partagent leur vision de l’Afrique qu’ils veulent

 

Venus participer à la journée mondiale de l’enfance qui se tient à Accra, 10 jeunes de huit pays africains vont profiter de la tribune  intitulée Africa Dialogues pour donner leur vision de l’Afrique  dans laquelle ils veulent vivre.

Ces jeunes, garçons et filles âgés seulement entre 12 et 19 ans venus du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, de Gambie, du Ghana, de Guinée, du Nigéria, de Sierra Leone et du Togo ont décidé de prendre la parole en marge de la journée mondiale de l’enfance pour donner leur position par rapport à la situation du continent. Intitulée Africa Dialogues, cette manifestation intervient à la suite de réflexions qu’ils ont longuement mené avec beaucoup de courage et d’abnégation. Ces jeunes comptent partager les résultats de leurs travaux  et donner  leur vision de ce qu’ils veulent pour l’avenir de l’Afrique durant la célébration.

Le continent africain connait encore de graves difficultés liées aux guerres, à la famine à certaines catastrophes naturelles et le plus souvent  ce sont les enfants qui en pâtissent le plus dans ces situations. C’est ce qui accentue le niveau de précarité dans le quel  se trouvent  les enfants et la jeunesse africaine. « Les problèmes auxquels l’Afrique est confrontée touchent d’abord les enfants, donc ils ressentent davantage l’impact des problèmes que les adultes », a déclaré Andrew Adansi-Bonnah, 17 ans, originaire du Ghana, qui parlera de la faim et de la malnutrition en Afrique qui prend part à cette rencontre.

C’est conscient de cette situation qui n’a que trop durer de subir les atrocités de la vie, dues en grande partie à l’absence de responsabilités et de prise en compte des adultes de cette frange vulnérable de la population. Africa Dialogues pour palier à ces difficultés essaie de créer les conditions nécessaires pour  permettre aux jeunes de se faire entendre à travers  cette Journée mondiale de l’enfance sa plateforme « Donner aux enfants une plateforme pour parler des problèmes qui les touchent peut aider à réduire leurs souffrances. Je pense que cet événement va stimuler le niveau de motivation et les aspirations des enfants» ajoute M Andrew Adansi-Bonnah.

Pour rappel, cet événement est une collaboration entre la People Initiative Foundation et l’UNICEF pour marquer la Journée mondiale de l’enfance, l’anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Ce jour-là, une série d’événements mondiaux verra les enfants et les jeunes du monde entier « prendre le contrôle » de rôles clés dans les médias, la politique, les affaires, le sport et le divertissement, pour sauver leurs vies, se battre pour leurs droits.

13-17 november : Fourth Global Forum on Human Resources for Health

 

Building the health workforce of the future- Dublin

Welcome to the Fourth Global Forum on Human Resources for Health, in Dublin, Ireland!

The Forum will discuss and debate innovative approaches to avert a potential 18 million health worker shortfall and shape increasing demand for additional health and social workforce jobs.
The Forum is intersectoral and will welcome participation from a range of actors across sectors such as education, health, labour/employment and finance. It is the largest open conference on human resources for health related issues and is expected to gather over 1,000 delegates from across the globe.

Last year brought forward a wave of exciting opportunities to markedly change the global health workforce situation.

The Global Strategy on Human Resources for Health: Workforce 2030 and the UN High-Level Commission on Health Employment and Economic Growth’s report, Working for Health and Growth present a vital road map to ensure an adequate, fit for purpose and sustainable workforce to address current and future needs. Together, they make the case for more and better investments, with strengthened engagement across education, employment, finance, health and labour sectors fundamental.

The Fourth Global Forum on Human Resources for Health provides a key opportunity for all stakeholders to discuss and debate innovative approaches towards advancing the implementation of the Global Strategy and the Commission’s recommendations, and show a collective commitment to developing and making available the workforce required to deliver the SDGs

L’Amref peut jouer un rôle de précurseur et de pionnier en Afrique

Le Point Afrique

 

Jean-Marc Châtaigner : « L’Amref peut jouer un rôle de précurseur et de pionnier »

ENTRETIEN. La présence de l’ambassadeur et envoyé spécial pour le Sahel du président Macron au 60e anniversaire de l’Amref, la plus grande ONG de santé publique d’Afrique, a été un signal fort. Illustration.

Plus que jamais, dans la lutte contre le terrorisme islamiste, il s’agit de conjuguer stratégie militaire et stratégie au service du développement économique et social. C’est le biais qu’a choisi le président français Emmanuel Macron qui a nommé un ambassadeur, envoyé spécial au Sahel, pour veiller à la cohérence de cette approche sur le terrain. Au moment de la nomination à ce poste de Jean-Marc Châtaigner, alors directeur général de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ne s’en était pas caché devant les ambassadeurs français réunis à Paris fin août. Rappelant que 4 000 militaires français étaient déployés dans le cadre de l’opération de lutte antiterroriste Barkhane, il avait souligné, au-delà de l’engagement sur le terrain politique « notamment pour obtenir que les accords (de paix) d’Alger pour le Mali soient enfin mis en œuvre, et pour soutenir le développement économique de la région », la nécessité de « combiner les instruments de la sécurité et du développement pour lutter contre le terrorisme ».

Rien de surprenant donc que Jean-Marc Châtaigner en charge de la cohérence de cette politique sur le terrain soit intervenu en octobre dernier dans le cadre de la célébration du 60e anniversaire de l’Amref. Structure reconnue comme la plus grande ONG de santé publique d’Afrique mais aussi et surtout symbolique d’une démarche qui allie partenariat et implication des populations locales dans la prise en charge de leurs problèmes, ici ceux inhérents à la santé, l’Amref a très tôt intégré le postulat qu’aucun développement n’est possible sans la santé des populations. En 60 ans, elle a réussi à se déployer dans 35 pays, à mettre en œuvre 162 programmes, à venir en aide chaque année à quelque 9 millions de personnes et, surtout, à former 150 000 personnes autour d’un bon ancrage communautaire, de l’innovation et de l’utilisation des technologies modernes, enfin, du développement d’une expertise africaine. Autant de points qui n’ont pas manqué de renforcer, au-delà du Sahel, une Afrique subsaharienne très fragile sur le plan de la problématique sanitaire. La preuve : l’important gap entre les besoins et les moyens mis en œuvre pour y faire face. De quoi renforcer l’impérieuse nécessité d’éviter que les fissures sanitaires et sociales ne se transforment en brèches dans lesquelles les idéologies dévastatrices de l’extrêmisme islamiste seraient promptes à s’insérer.

En guise d’illustration, il faut en effet savoir que si la population de l’Afrique subsaharienne représente 11 % de la population mondiale, elle supporte 24 % du fardeau des maladies contre lesquelles elle n’arrive à ne déployer que 1 % des dépenses mondiales de santé. Être à côté d’une organisation comme l’Amref dont la fierté est d’être « un témoin et un acteur ancré au cœur des communautés pour fournir des solutions efficaces » est donc un signal fort qu’envoie le gouvernement et son ambassadeur au Sahel, et ce, d’autant que Mireille Faugère, toute nouvelle présidente de l’Amref, a clamé sa conviction que « seul un investissement durable et équitable dans la santé contribuera à un développement efficace ». Ce qui est perçu comme un rempart à la misère donc à la tentation de se laisser séduire par des thèses religieuses simplistes, littérales et meurtrières. Donc, de quoi mieux accompagner nombre d’Africains fortement investis sur le terrain comme le Dr Dior Ndiaye, chirurgienne pédiatrique sénégalaise, qui a réussi à matérialiser avec l’Amref son désir de mettre ses compétences au service de tous ses compatriotes, quels que soient leur niveau social et leur région d’origine.

C’est dans ce contexte que l’Amref souhaite « passer à la vitesse supérieure » quant à l’investissement dans la formation, le soutien à des modèles de financement permettant de « pérenniser la disponibilité de services de soins de qualité », et les « relations innovantes avec les entreprises grâce au « Club Santé Afrique » et au Fonds d’investissement « innovate4lifefund » créé pour aider la nouvelle génération d’entrepreneurs africains à développer des solutions innovantes et locales », que Jean-Marc Châtaigner s’est confié au Point Afrique.

Perspectives économique: l’Afrique subsaharienne n’est pas tirée d’affaire (FMI)

Jeune Afrique via mediacongo.net

 

Dans son dernier rapport sur les perspectives régionales de l’économie de l’Afrique subsaharienne, le Fonds monétaire international confirme la reprise économique dans la zone, mais s’inquiète de voir dans certains pays le revenu par habitant se dégrader et l’endettement augmenter.

C’est un tableau en demi-teinte que dresse le Fonds monétaire international (FMI) de l’économie de l’Afrique subsaharienne en cette fin d’année. Dans ses Perspectives régionales intitulées « Ajustement budgétaire et diversification économique » publiées le 30 octobre, le Fonds confirme que la zone est en cours de rétablissement.

Son taux de croissance annuel se raffermit de 1,4% en 2016, à 2,6% en 2017 et à 3,4% en 2018. Si l’on exclut les deux géants malades que sont le Nigeria et l’Afrique du sud, sa croissance atteindrait même 4,4% en 2017 et 5,1% en 2018.

Situation inquiétante en RD Congo

Aubin Minaku reçevant à Kinshasa Mario De Zamaroczy, le chef de division au Département Afrique du FMI, et sa délégation, le 05 juin 2017. (@ Twitter)

Reste que 12 pays sur les 45 que compte l’Afrique subsaharienne vont voir leur revenu par habitant se dégrader en 2017, leur croissance démographique excédant leur développement économique.

La situation est inquiétante dans certains pays comme la République démocratique du Congo (réserves tombées à 0,4 mois d’importations) ou au Zimbabwe (0,6 mois), mais aussi dans plusieurs pays exportateurs de pétrole dont l’ endettement s’est accru fortement : le service de la dette dévore 60% des recettes publiques de l’Angola, du Gabon et du Nigeria.

Précaution dans l’assainissement budgétaire

Le « docteur FMI » prescrit donc des thérapeutiques qui paraîtront classiques. « L’assainissement budgétaire » – autrement dit des sacrifices – figure au premier plan des remèdes. Mais le Fonds préconise de le conduire avec précaution. Il suggère de l’étaler dans le temps pour éviter un choc, de ne pas trop tailler dans les dépenses d’investissements qui préparent le futur ou dans les budgets de l’éducation et de la santé.

En revanche, il invite à réduire les subventions (aux carburants notamment) sans nuire aux plus défavorisés et à trouver de nouvelles recettes, par exemple en supprimant des exemptions fiscales inutiles et en améliorant l’administration des impôts.

Secteur privé et économie diversifiée

Le rapport du FMI contient aussi deux leitmotivs. Le premier rappelle la nécessité de rassurer les investisseurs privés seuls capables de créer des emplois. « Les pays d’Afrique subsaharienne ont beaucoup à faire pour améliorer la gouvernance, y compris l’État de droit et l’efficacité des administrations, même par rapport aux autres pays en développement », y lit-on.

Le deuxième répète que la diversification de l’économie de la zone tarde malgré des succès (Botswana, Burkina Faso, Maurice, Ouganda, Rwanda, Togo) et que le secteur manufacturier y occupe une place trop modeste. Or il n’y a pas d’autre moyen que la transformation domestique pour protéger ces pays des chocs extérieurs provoqués par les fluctuations erratiques des cours des matières premières. Réformes, réformes, réformes…

L’UNESCO et la Suède apportent leur appui aux pays pour développer l’éducation sexuelle complète en Afrique

Unesco

 

L’UNESCO et la Suède ont organisé un événement le 3 novembre 2017 au siège de l’UNESCO à Paris, afin de commémorer leur partenariat pour améliorer les résultats en matière de santé, de genre et d’éducation pour les adolescents et les jeunes de l’Afrique sub-saharienne.

Les adolescents et les jeunes d’Afrique sub-saharienne sont confrontés à de nombreux défis dans le domaine de la santé génésique et sexuelle, en particulier les grossesses précoces et non désirées, le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles, la violence sexuelle et les mariages d’enfants. Le SIDA représente la principale cause de décès des jeunes de 10 à 19 ans dans la région, les adolescentes et les jeunes femmes étant exposées à un risque disproportionné de contracter le VIH cinq à sept ans plus tôt que les hommes.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré que le partenariat entre l’UNESCO et la Suède permettait aux jeunes africains de prendre des décisions saines et informées en vue de leur avenir. « Le lien entre l’éducation et la santé est absolument explicite. Des apprenants en bonne santé sont de meilleurs apprenants. Des apprenants plus instruits possèdent les connaissances et les compétences nécessaires pour rester en bonne santé » a ajouté la Directrice générale.

Intitulé “Our Rights, Our Lives, Our Future”: Sweden’s support to UNESCO for expanding comprehensive sexuality education in Africa [Nos droits, nos vies, notre avenir : le soutien de la Suède à l’UNESCO pour développer l’éducation sexuelle complète en Afrique], l’événement a été organisé à l’occasion de la 39èmesession de la Conférence générale de l’UNESCO. On y a entendu les interventions de la Directrice générale de l’UNESCO, Madame Irina Bokova, du Ministre de l’Éducation de la Suède, M. Gustav Fridolin et de l’Ambassadeur de Zambie auprès de l’UNESCO, M. Humphrey Chilu Chibanda, représentant le Ministre de l’éducation générale de Zambie, Dennis Wanchinga.

« Le traitement des défis sanitaires qui entravent le bien-être des jeunes populations d’Afrique sub-saharienne est une priorité absolue du développement et de la politique étrangère de la Suède » a déclaré le Ministre de l’Éducation suédois, M. Gustav Fridolin. « Tous les adolescents et tous les jeunes méritent de pouvoir développer les connaissances et les compétences qui leur sont nécessaires pour réduire le nombre de grossesses précoces et non désirées, pour éliminer la violence sexuelles et pour prévenir le VIH. »

L’ambassadeur de Zambie auprès de l’UNESCO, M. Humphrey Chilu Chibanda, s’est déclaré heureux de rejoindre d’autres gouvernements africains pour bénéficier de l’appui de la Suède avec le programme Nos droits, nos vies, notre avenir. « Le programme va soutenir et accélérer nos efforts et notre engagement afin que l’éducation sexuelle complète autonomise les adolescents et les jeunes en développant les aptitudes, les connaissances, les attitudes et les compétences nécessaires pour parvenir à des résultats positifs en matière d’éducation, de santé et d’égalité des sexes. Nous sommes des ardents défenseurs des droits des jeunes, de leur vie et de leur avenir. »

Dans le cadre du programme Nos droits, nos vies, notre avenir, l’UNESCO et la Suède vont apporter leur soutien à des États membres de l’UNESCO afin qu’ils fournissent aux adolescents et aux jeunes une éducation sexuelle complète qui soit propice à l’égalité des sexes et aux droits de l’homme et pour qu’ils luttent contre les normes et stéréotypes sexuels. Le volume croissant d’éléments factuels confirme que les programmes d’éducation sexuelle, s’ils sont bien appliqués, encouragent les jeunes à retarder l’âge de leurs premiers rapports, à réduire la fréquence des rapports, à réduire leur nombre de partenaires sexuels et soient plus nombreux à utiliser des préservatifs.

Le programme contribue directement aux Objectifs de développement durable (ODD) portant sur l’éducation, la santé et le genre. Il capitalise sur le travail déjà réalisé en Afrique de l’Est et australe(link is external) dans le cadre de l’engagement ESA, avec la mise en place de nouveaux projets en Afrique de l’Ouest et Centrale. Il est focalisé sur le Kenya, le Mozambique, le Malawi, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la RDC et le Nigeria, les différents avantages devant s’étendre au Bénin, au Tchad, au Congo, au Gabon, au Ghana, au Lesotho, au Niger, au Mali, au Sénégal, au Togo, à l’Angola, au Botswana, à Madagascar, à l’Éthiopie, au Rwanda, à l’Afrique du Sud, au Soudan du Sud, au Swaziland, au Zimbabwe et à la Zambie.

La Suède s’est engagée à fournir au projet Nos droits, nos vies, notre avenir 79,7 millions de couronnes suédoises (soit environ 10 millions de dollars E.-U.) dans les trois prochaines années, ce qui porte son soutien total de l’éducation sexuelle complète à 220 millions de couronnes (soit près de 30 millions de dollars E.-U.) sur une période de 8 ans.

Les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard

Sci-Dev-net

 

Selon Francis Omaswa, les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Francis Omaswa, qui est le recteur de l’Université de Busitema (1), en Ouganda et fondateur de l’Alliance mondiale des personnels de santé des Nations Unies (2), estime que l’Afrique doit passer des systèmes de santé centrés sur les maladies, à des systèmes orientés vers le bien-être, afin de pouvoir faire face à une future épidémie de maladies liées au mode de vie.

Selon l’OMS, 90% des 14 millions de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies non transmissibles telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, sont issues des pays à revenu faible ou intermédiaire.

S’exprimant en marge de la réunion annuelle du Tropical Health and Education Trust (3) à Londres, le 24 octobre, Francis Omaswa a déclaré que les chercheurs devaient documenter l’épidémie croissante de maladies non transmissibles en Afrique, afin de pouvoir convaincre les décideurs politiques du besoin d’agir.

Quelle est l’ampleur du problème des maladies non transmissibles en Afrique subsaharienne?

C’est un problème qui prend de l’ampleur et cela dépend du pays dans lequel vous vous trouvez, mais l’ampleur des maladies non transmissibles égale lentement celle des maladies infectieuses et risque de la dépasser au cours de la prochaine décennie. On doit vraiment commencer à penser aux maladies non transmissibles maintenant, en particulier à la prévention, à la prévention et à la prévention. Nous avons une population urbaine en croissance rapide qui se sédentarise de plus en plus. Les citadins suivent un régime alimentaire semblable à celui de l’Occident et nous pouvons vraiment faire quelque chose à ce sujet maintenant – pour peu que nos dirigeants comprennent qu’il est possible de faire quelque chose.

Les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard

Sci-Dev-net

 

Selon Francis Omaswa, les décideurs doivent réagir à l’épidémie des maladies chroniques, avant qu’il ne soit trop tard.

 

Francis Omaswa, qui est le recteur de l’Université de Busitema (1), en Ouganda et fondateur de l’Alliance mondiale des personnels de santé des Nations Unies (2), estime que l’Afrique doit passer des systèmes de santé centrés sur les maladies, à des systèmes orientés vers le bien-être, afin de pouvoir faire face à une future épidémie de maladies liées au mode de vie.

Selon l’OMS, 90% des 14 millions de personnes qui meurent prématurément chaque année de maladies non transmissibles telles que le diabète, le cancer et les maladies cardiaques, sont issues des pays à revenu faible ou intermédiaire.

S’exprimant en marge de la réunion annuelle du Tropical Health and Education Trust (3) à Londres, le 24 octobre, Francis Omaswa a déclaré que les chercheurs devaient documenter l’épidémie croissante de maladies non transmissibles en Afrique, afin de pouvoir convaincre les décideurs politiques du besoin d’agir.

Quelle est l’ampleur du problème des maladies non transmissibles en Afrique subsaharienne?

C’est un problème qui prend de l’ampleur et cela dépend du pays dans lequel vous vous trouvez, mais l’ampleur des maladies non transmissibles égale lentement celle des maladies infectieuses et risque de la dépasser au cours de la prochaine décennie. On doit vraiment commencer à penser aux maladies non transmissibles maintenant, en particulier à la prévention, à la prévention et à la prévention. Nous avons une population urbaine en croissance rapide qui se sédentarise de plus en plus. Les citadins suivent un régime alimentaire semblable à celui de l’Occident et nous pouvons vraiment faire quelque chose à ce sujet maintenant – pour peu que nos dirigeants comprennent qu’il est possible de faire quelque chose.

Mabingué Ngom : Le mariage des filles constitue une violation fondamentale des droits des enfants

LeSoleil online

 

Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « Le mariage d’enfants constitue une violation et un obstacle à la capture du dividende démographique »

Des organes du système des Nations unies comme l’Unfpa mènent des plaidoyers pour que l’âge des mariages des filles passe de 16 à 18 ans. Dans cet entretien, le directeur régional du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom, prône l’éradication des mariages des filles. Selon lui, le mariage des filles constitue une violation fondamentale des droits des enfants. Il invite tous les acteurs qui combattent ce phénomène à redoubler les efforts afin réussir le pari de l’éradication du mariage des enfants avant 2030.

Quel bilan tirez-vous de cette réunion de haut niveau visant à accélérer l’action pour mettre fin au mariage des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ?
Cette réunion était une opportunité pour célébrer les progrès réalisés et mettre la question de la nécessité d’accélérer la cadence sur la table grâce aux évidences qui montrent qu’au rythme actuel, nous allons rater les objectifs fixés pour l’horizon 2030. Nous devons aller huit fois plus vite pour gagner le pari de l’éradication du mariage des enfants à cette date butoir. C’est triste pour ces filles qui nous écoutent et qui voient qu’elles risquent de subir le sort des enfants femmes et que leurs enfants et enfants de leurs enfants seront sacrifiées simplement parce que nous trainons les pieds. C’est d’autant plus pénible que nous avons de bonnes pratiques à amplifier et que nous connaissons également ce qui doit changer au niveau des communautés comme chez tous les acteurs impliqués dans ce combat et dont les comportements doivent également changer. On n’en parle pas très souvent ! Même si je ne peux pas dire que tout sera rose, je dois avouer que cette réunion a été une excellente plateforme pour identifier les bonnes pratiques mais aussi dire ce qui limite les progrès. C’était également une plateforme d’échanges et de partage entre les différents partenaires qui ne se parlent pas toujours et militent pour la même cause. Les bonnes rencontres et les bonnes décisions ne sont pas suffisantes pour changer des pratiques complexes comme les mariages des enfants. C’est un combat qui se gagnera par le travail en équipe avec les leaders communautaires, religieux et une solidarité internationale encore beaucoup plus forte. Bien entendu, sans un engagement plus fort des gouvernements et des parlementaires qui votent les lois, approuvent les budgets et contrôlent l’action publique, des progrès significatifs sont peu probables. A l’Unfpa, nous pensons fermement que le mariage des enfants est une pratique à éradiquer le plus rapidement possible et pas après 2030 !

Quels sont les impacts des mariages précoces sur la santé de la jeune fille ?
Le mariage d’enfants est une pratique répandue en Afrique où plus de la moitié des femmes âgées de 25 à 29 ans ont été mariées pour la première fois avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans et un tiers d’entre elles se sont mariées avant d’avoir 15 ans. Dans certains pays comme le Niger et le Tchad, ces taux avoisinent 70 %. Il constitue une violation fondamentale des droits des enfants qui risquent non seulement leur vie mais compromettent leur avenir et bien-être tant les conséquences sont élevées. Il s’agit des grossesses précoces avec des complications au cours de l’accouchement, des fistules obstétricales, le risque de voir son enfant mourir ou contaminer par le Vih, etc.

En effet, sans préparation sur le plan physique et émotionnel à donner naissance à un enfant, les filles mariées très jeunes courent un risque de décès plus élevé lors de l’accouchement et sont vulnérables aux morbidités liées à la grossesse, telle que la fistule obstétricale. Elles sont susceptibles d’avoir des grossesses précoces et fréquentes, première cause de mortalité chez les filles de 15 à 19 ans des pays à faibles revenus ou intermédiaires. Pourtant une récente étude sur les impacts sanitaires du mariage des enfants a révélé qu’une baisse de seulement 10 % pourrait contribuer à une réduction de 70 % de la mortalité maternelle et de 3 % des taux de mortalité infantile. Les nourrissons nés de mères âgées de moins de 18 ans présentent un risque de mourir de 60 % plus élevé au cours de la première année de vie que ceux nés de mères âgées de plus de 19 ans

La Fondation Pierre Fabre lance un appel à projets pour intensifier la lutte contre la drépanocytose

Lefaso.net

 

Cet appel à projets vise à améliorer l’information, la recherche, le diagnostic et/ou la prise en charge médicale des personnes drépanocytaires en Afrique subsaharienne.

Engagée depuis 11 ans dans la lutte contre la drépanocytose, maladie génétique de l’hémoglobine qui touche 50 millions de personnes principalement en Afrique, la Fondation Pierre Fabre est le 1er acteur mondial dans la lutte contre cette maladie dans les pays du Sud. Elle intervient actuellement dans 7 pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Cameroun, Congo, Madagascar, Mali, République Démocratique du Congo, Sénégal) ainsi qu’en Haïti. Elle agit au travers de programmes visant à améliorer la prise en charge des malades, le dépistage précoce, la formation des professionnels de santé, la sensibilisation et l’éducation, et le développement de la recherche clinique.

Afin de poursuivre le développement de ses actions dans ce domaine, la Fondation lance jusqu’au 30 décembre 2017, un appel à projets visant à améliorer l’information, la recherche, le diagnostic et/ou la prise en charge médicale des personnes drépanocytaires en Afrique subsaharienne.

Cet appel à projets s’adresse aux professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, hématologues ou autres spécialistes impliqués dans la prise en charge des patients drépanocytaires) en exercice dans des structures de soin de pays d’Afrique subsaharienne à forte prévalence. Accéder à l’appel à projets.

Depuis 2006, la Fondation Pierre Fabre a fait de la lutte contre la drépanocytose en Afrique une de ses priorités, tant en termes d’aide à la prise en charge et aux soins que de plaidoyer international. Il s’agit de la 1ère maladie génétique au monde : 50 millions de personnes porteraient le trait drépanocytaire selon l’OMS et 1 enfant sur 2 atteint meurt avant l’âge de 5 ans sans prise en charge.

Chiffres clés :

1ère maladie génétique au monde

50 millions d’individus atteints

Plus de 300 000 enfants présentant une forme grave d’hémoglobinopathie naissent chaque année

Jusqu’à 40% de prévalence du gêne en Afrique sub-saharienne

1 enfant sur 2 atteint meurt avant l’âge de 5 ans sans prise en charge

La Fondation conduit 7 programmes actifs de lutte contre la maladie dans 9 pays du Sud et a investi plus de 7 millions d’euros

Elle a permis plus de 87 000 dépistages réalisés sur le continent africain

Elle est à l’origine de la création Centre de Recherche et de lutte contre la drépanocytose de Bamako, centre unique en Afrique subsharienne, où plus de 50 000 consultations ont été réalisées avec une cohorte de 7300 patients drépanocytaires qui bénéficient d’un suivi